guerre de l’opium

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    Opium – Maxence Fermine

    Opium, Maxence Fermine, Albin Michel, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, thé, route du thé, chine, inde, angleterre, guerre de l’opium, Londres, lecture communeTransportons nous en 1838, au bord de la Tamise. Et partons à la rencontre de Robert Stowe, commerçant en thés et épices venus du monde entier. En grand passionné, il initie très tôt son fils à la dégustation du thé, lui racontant l’origine de ce breuvage et ses propriétés. C’est bercé par ces légendes que Charles Stowe décide, à 31 ans, d’embarquer pour la Chine. A cette époque, c’est le pays qui produit le meilleur thé au monde et qui a le monopole de ce commerce. Mais la route du thé, toute odorante qu’elle soit, est aussi la plus dangereuse, comme en témoignent les nombreuses légendes d’explorateurs disparus. Mais Charles veut trouver les jardins secrets du thé et en percer les mystères de fabrication et rien ne l’arrêtera.

    En grande amatrice de thé que je suis, je ne pouvais passer à coté de ce roman ! J’ai été agréablement surprise par le fait qu’il se base sur des faits réels (monopole de la Chine, intervention britannique, guerre de l’opium…) et nous apprend pas mal de chose sur le thé, sa provenance, sa fabrication et ses caractéristiques.

    En fait, à la lecture de ce roman, on a l’impression d’accompagner Charles Stowe dans son périple et de découvrir avec lui la vallée sacrée du thé et les magnifiques paysages chinois. Il ne nous manque plus que la tasse de thé odorant pour se projeter totalement en Chine et déguster avec notre ami britannique les thés exceptionnels qui lui sont proposés !

    Mais ce voyage sera aussi l’occasion, pour Charles Stowe, d’une première rencontre avec l’opium, cette drogue extrêmement addictive issue du pavot. Elle s’accompagnera d’une rencontre tout aussi fulgurante avec une femme magnifique dont il tombera amoureux. Mais quel avenir y a-t-il pour une chinoise et un britannique, surtout si la dame est la propriété du plus grand producteur de thé au monde ?

    J’ai bien aimé ce roman parce qu’il traite d’un sujet qui m’intéresse mais j’avoue qu’après avoir lu Neige, du même auteur, Opium m’a un peu déçu. Je m’attendais à y retrouver la même poésie que dans le premier roman de Maxence Fermine et, à ce niveau, je suis un peu restée sur ma faim. Par contre, on retrouve la marque de fabrication de l’auteur : des chapitres courts qui rythment bien le récit, un titre dont le double sens n’apparait qu’à la lecture et une certaine idée du raffinement oriental.

    Un titre à lire, une tasse de thé fumant à la main, pour qui aime voyager, découvrir de nouvelles cultures et mieux comprendre l’origine de la boisson la plus british qui soit.

    Lecture commune réalisée avec Jostein, découvrez son avis ici.

    Opium – Maxence Fermine – Albin Michel – 2002

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