fleur

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    La théière – Hans Christian Andersen

    La théière, Le sapin, Hans Christian Andersen, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, conte, thé, fleur, morale, conteur, nouvelleUne théière, très fière de sa beauté, tomba malencontreusement et cassa sa superbe anse. Évidemment, tout le service à thé parla de sa mésaventure et se moqua d'elle! Elle eut cepedant la chance de connaitre une seconde vie sous forme de pot de fleur. Ce fut son plus beau souvenir, porter en elle un bulbe et une fleur si belle était devenu sa nouvelle fierté.

    Comme c'est souvent le cas dans ses contes, Hans Christian Andersen fait vivre des objets du quotidien. En leur attribuant des sentiments, il en fait des personnages à part entière. Comme les êtres humains, ils sont soumis aux aléas de la vie mais ils apprennent à rebondir lorsqu'un problème se pose, à se remettre en question et à tirer parti de leur nouvelle situation.

    Les histoires d'Hans Christian Andersen comportent toujours une morale, ce qui en fait de formidables outils pédagogiques à utiliser avec les enfants. La théière permettra d'explorer avec eux le sentiment de fierté mais il leur montrera aussi l’importance de penser aux autres et d’œuvrer pour leur bien-être.

    Une nouvelle écrite par Hans Christian Andersen en 1865 mais qui reste toujours d'actualité.

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    Les oreilles de Buster – Maria Ernestam

    les oreilles de buster,maria ernestam,gaïa editions,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,suède,journal intime,souvenir,famille,enfants,rose,fleur« J'avais sept ans quand j'ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j'ai finalement mis mon projet à exécution. » C'est ainsi que commence le journal intime d'Eva, qui mène une vie bien réglée entre Sven, quelques amies, des enfants et petits-enfants, une vieille dame acariâtre dont elle s'occupe, et ses rosiers qu'elle choie.

    Tout commence par un récit gentillet sur le quotidien d’une vieille dame et on se demande où l’auteure suédoise nous emmène. Mais, petit à petit, le lecteur découvre qu’Eva fut une fillette machiavélique, qui se venge méthodiquement de tous ceux qui l’ont un jour humiliée. J’ai d'ailleurs été étonnée par l’alternance entre les moments très calmes, voire banals, que nous décrit Maria Ernestam et les soudaines accélérations, allant toujours plus loin dans l’horreur.

    Maria Ernestam réussit par sa belle écriture et son style original à nous faire apprécier son personnage principal, pour lequel j’ai pu ressentir une certaine empathie mais qui avait aussi tendance à me crisper par ses agissements extrêmes. Je pense que si le but de l'auteure était de mettre le lecteur mal à l'aise, l'objectif est largement atteint.

    Mes seuls reproches concernent les quelques longueurs et nombreuses tergiversations inutiles qui émaillent Les oreilles de Buster et qui m’ont ennuyées.

    Au final, je dirais que l’histoire ne m’a que très moyennement plu tant elle me laisse une impression dérangeante de malaise. Mais le style de Maria Ernestam et les surprises disséminées dans le récit en font un roman étonnant et marquant. Je vous invite à découvrir les premières pages (pdf).

    Les oreilles de Buster – Maria Ernestam – Gaïa Editions - 2011

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    Le carnet rouge – Benjamin Lacombe & Agata Kawa

    Cover Le carnet rouge.pngWilliam Morris est l’initiateur du renouveau dans les arts décoratifs au 19e siècle. Considéré comme le fondateur du design moderne, il a notamment inspiré l’art nouveau en Europe. Le carnet rouge de Benjamin Lacombe nous narre l’histoire romancée de l’enfance de ce grand homme. Alors qu’il a 13 ans, le jeune William entre au Marlborough College pour devenir prêtre, selon la volonté de ses parents. Mais il s’y découvre une passion pour les formes, les couleurs et la littérature.

    Les thèmes de prédilection de Benjamin Lacombe se retrouvent dans ce livre : l’enfance, la mélancolie, le sentiment d’être différent… Le personnage de William Morris est admirablement décrit, enfant solitaire, il aime passer ses temps libres dans le luxuriant jardin de l’école, à observer la nature environnante et à dessiner.

    Les pages sont très fournies, remplies de fleurs, de plantes et d’animaux, comme un fil conducteur tout au long de l’histoire. Les illustrations, d’Agata Kawa, reflètent d’ailleurs très bien ce que seront les futurs textiles imprimés et tapisseries du designer britannique. Dans un univers proche de celui de Mathias Malzieu et de Tim Burton, les dessins sont imposants, un peu fantastiques et plutôt sombres.

    Outre l’attrait pour le dessin et la nature, le jeune William se découvre également une passion pour la littérature et la poésie en particulier, nous offrant quelques jolies rimes réparties sur tout le livre.

    Un très beau livre, une invitation à la rêverie et à l’observation de la nature.

    Le carnet rouge – Benjamin Lacombe & Agata Kawa – Editions du Seuil – 2010

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    Trois définitions de l'amour – Caroline Bongrand

    Cover Trois définitions de l'amour.jpgGilles est ingénieur chimiste spécialisé dans l’élaboration de parfums. Le jour où le couturier Karl Lagerfeld demande à sa société de créer un parfum qui a la fragrance de l’amour, c’est Gilles qui est chargé de dénicher la fleur qui constituera la base de ce parfum. Mais la plante, protégée par une armée séculaire et entourée de mille secrets, ne se laissera pas si facilement trouver…

    Ce roman nous emporte dans le monde des odeurs et des parfums, nous laissant entrevoir leur subtilité et leurs secrets de fabrication, mais aussi leur influence sur notre comportement.

    Il n’est plus à prouver que l’odorat occupe une grande place dans la vie animale, permettant aux espèces de se repérer dans l’espace, de se protéger ou de trouver le partenaire idéal. Et si le parfum, jouant le même rôle que les phéromones, pouvait également permettre à l’homme de trouver la femme de sa vie ? C’est la base de ce roman mêlant aventure et amour.

    Car le sentiment amoureux est un personnage à part entière de ce roman. Avec, en surimpression, les grandes questions que nous nous sommes tous posées un jour : comment savoir que c’est la bonne personne, que c’est l’amour avec un grand A ? Et, pour Gilles, de la réponse à ces questions dépendra la suite qu’il donnera à la demande de Lagerfeld… Est-il prêt à sacrifier sa vie, à dépasser sa peur et à se mettre en danger pour Ina, celle qu’il a quittée la veille de leur mariage?

    Si ce n’est le dénouement qui me semble un peu « miraculeux » et qui m’a laissé dubitative, j’ai apprécié de découvrir un monde que je ne connaissais pas ainsi que de petites anecdotes intéressantes sur de grands parfums. D’ailleurs, il faut souligner le travail documentaire réalisé par l’auteure, qui arrive à nous livrer des données scientifiques en les rendant compréhensibles et sans alourdir le texte. 

    Trois définitions de l’amour est un livre sur les choix de vie, qui se lit très vite, qui avance à un bon rythme et qui nous fait voyager des Etats-Unis à la Chine, dans le monde des fragrances et des traditions. Une lecture légère mais instructive.

    Remerciement aux Editions Robert Laffont pour cette belle découverte.

    Trois définitions de l’amour – Caroline Bongrand – Editions Robert Laffont – 2013 

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    Rose - Tatiana de Rosnay

    rose,tatiana de rosnay,editions héloïse d’ormesson,livre de poche,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,paris,second empire,napoléon,haussmann,challenge,fleur,roman épistolaireParis, sous le Second Empire. Les ambitieux travaux d'Haussmann détruisent des quartiers entiers, générant des milliers d'expropriations douloureuses. Loin du tumulte, Rose Bazelet mène une vie paisible, au rythme de sa lecture du Petit Journal et de ses promenades au Luxembourg. Jusqu'au jour où elle reçoit la fatidique lettre du préfet: sa maison, située sur le tracé du Boulevard Saint-Germain, doit être démolie. Liée par une promesse faite à son mari, elle ne peut se résoudre à partir. Contre le baron, contre l'empereur, Rose va se battre pour sauver la demeure familiale qui renferme un secret jalousement gardé...

    Avec ce très beau roman, Tatiana de Rosnay nous fait découvrir le 19e siècle vu de l'intérieur. A travers le regard de Rose, nous nous immergeons dans la vie quotidienne de l'époque avec sa multitude de petits commerces, ses usages perdus mais aussi ses épidémies de choléra qui ont décimé la population.

    On s'attache à ce petit bout de femme à la fois plein de caractère et sensible aux belles choses. Dans les lettres qu'elle adresse à son défunt mari, Rose raconte l'effervescence dans laquelle la lettre d'expropriation a plongé le quartier, ses relations avec le voisinage, sa décision de ne pas quitter la maison familiale. Mais ces missives sont aussi l'occasion, pour la vieille dame, de revenir sur le passé, d'évoquer tous ces souvenirs, bons ou mauvais, qui ont émaillés sa vie. Et c'est avec beaucoup d'émotions que l'on lit ces lettres où elle écrit à son mari combien elle l'a aimé et comme il lui manque. Sans parler des courriers enflammés et poèmes qu'Armand écrivait à sa jeune épouse, qui m'ont laissés au bord des larmes...

    Mais cette vie a aussi ses périodes noires et on découvre petit à petit que le couple a dû faire face à une tragédie dont Rose, se sachant au crépuscule de sa vie, va avouer certains détails à Armand.

    Un roman épistolaire qui fleure bon le parfum des fleurs et la littérature classique, qui nous laisse avec une impression de douceur mêlée d'émotions.

    Découvrez le site consacré à Rose et le premier chapitre de ce roman.

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    Lecture réalisée dans le cadre du challenge ABC et du challenge LDPA avec Stefiebo.

    Rose – Tatiana de Rosnay – Editions Héloïse d’Ormesson – 2010 

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