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    Dans la lumière – Barbara Kingsolver

    Cover Dans la lumiere.jpegDans les Appalaches, au cœur de la forêt, Dellarobia Turnbow aperçoit une lumière aveuglante. La vallée semble en feu. Mais ces reflets rougeoyants n’ont rien à voir avec des flammes. Ce sont les ailes de centaines de papillons qui recouvrent le feuillage des arbres. Cette étrange apparition devient un enjeu collectif : la communauté religieuse de la ville croit reconnaitre un signe de Dieu et certains scientifiques invoquent une anomalie climatique. Toute l’Amérique se met à observer ce coin isolé, ancré dans les traditions rurales : Dellarobia comprend que de simples papillons vont bouleverser sa vie, et peut-être l’ordre du monde.

    Voilà un roman qui m’a donné du fil à retordre et que j’ai eu beaucoup de mal à terminer.

    Non pas que le sujet est inintéressant. L’apparition de papillons monarques dans un lieu qui ne fait normalement pas partie de leur trajet migratoire pose la question des changements climatiques et de l’influence du comportement humain sur ces modifications. Alors que c’est un thème qui est abordé chaque jour dans l’actualité, c’est la première fois que je lis un roman qui véhicule un tel message écologique et j’ai trouvé cet aspect singulier.

    C’est surtout le style de l’auteure qui m’a dérangé. Adepte des histoires qui démarrent rapidement et qui dégagent une certaine énergie, je me suis réellement ennuyée à la lecture de ce roman. La romancière nous décrit tous les détails de l’environnement et des impressions de Dellarobia, y intégrant relativement peu de dialogues, ce qui rend le récit peu dynamique. L’histoire en elle-même met un certain temps à se lancer, se perdant fréquemment dans de petits incidents annexes sans intérêt.

    Dans la lumière est un roman contemporain, bien ancré dans notre époque, bien qu’un peu caricatural. Malgré un message écologique intéressant qui pousse à la réflexion, ce récit m’a semblé trop descriptif et redondant. C’est dommage parce que je pense qu’une écriture plus légère et dynamique aurait pu en faire un grand roman.

    logo Match rentree literaire 2013.pngLecture réalisée dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire, organisés annuellement par Priceminister.

     

    Dans la lumière – Barbara Kingsolver – Editions Payot & Rivages – 2013 

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    L’amour sans le faire – Serge Joncour

    Cover L'amour sans le faire.jpgAprès dix ans d’absence, Franck décide de retourner voir ses parents dans la ferme familiale. Mais lorsqu’il les appelle pour prévenir de son arrivée, c’est un petit garçon nommé Alexandre qui lui répond. Alexandre, comme son frère mort des années auparavant… Louise, quant à elle, a prévu de passer quelques jours à la campagne avec son fils. Elle y rencontrera Franck, le frère ainé de son défunt époux.

    J’ai bien aimé l’écriture de Serge Joncour. Fluide, elle nous immerge dans le vécu des personnages en nous faisant ressentir leurs émotions. Il y a beaucoup de douceur dans les propos de l’auteur, qui arrive à nous faire accepter des choses difficiles. L’amour sans le faire est aussi truffé de belles phrases qui peuvent faire écho à notre propre vécu, mettent des mots sur de ce que l’on ressent.

    A leur façon, tous les personnages sont attachants, cachant leurs blessures secrètes pour se protéger, en feignant l’indifférence. J’ai eu un élan particulier pour le petit Alexandre, cet enfant  plein de vie et d’allant et qui, par ses pitreries, désamorce toute une série de discussions délicates.

    Mais malgré ces qualités d’écriture, j’ai été déçue par ce roman.

    Car, dans le fond, c’est l’histoire très banale de deux personnes qui ont quitté la campagne pour échapper à des souvenirs douloureux, et qui, une fois revenus, se rendent comptent qu’ils se sont trompés et que leur place est dans la ferme familiale. Des milliers de films et de romans ont déjà traités de ce sujet, était-il nécessaire d’en écrire un de plus ?

    J’ai trouvé que les transitions temporelles n’étaient pas très claires. On passe de chapitres où il est question du présent à des chapitres où on est projeté 10 ans en arrière. Pourquoi, à ce moment précis du récit, revenir sur les évènements qui ont provoqués la mort du frère cadet si ce n’est pas pour nous dire ce qu’il s’est réellement passé ? L’auteur provoque une tension à laquelle il ne donne pas de réponse…et je suis restée sur ma faim.

    Point final de ma chronique et du roman, j’ai deviné la chute avant même qu’elle n’arrive. Et il est toujours décevant de voir que l’auteur n’a pas su nous étonner…

    Ma note, puisqu’il faut en mettre une, sera donc à la mesure de ma déception : 9/20. Je remercie néanmoins Priceminister qui m’a fait découvrir ce roman, par le biais de son Match de la rentrée littéraire.


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    L’amour sans le faire – Serge Joncour – Flammarion – 2012 
    Retrouvez le bilan du match de la rentrée littéraire 2012 ici!