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    Nuits blanches et gros câlins - Matteo Bussola

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,matteo bussola,nuits blanches et gros calins,kero,italien,enfant,familleA travers Nuits blanches et gros câlins, Matteo Bussola, dessinateur de BD italien, nous fait entrer au cœur de sa petite famille, entre son épouse Paola, leurs trois petites filles et leurs quatre chiens. Sorte de journal de bord d'un jeune père trentenaire, cet ouvrage s'échelonne sur une année entière et présente une succession de scénettes de la vie quotidienne auprès de jeunes enfants.

    Mais contrairement à ce que le titre pourrait laisser supposer, il ne s'agit pas seulement d'un livre sur la paternité. Matteo Bussola y livre aussi ses réflexions sur la vie, la pauvreté, le racisme, les relations de voisinage, l'éducation des enfants et les valeurs qu'on leur inculque.

    Il partage avec le lecteur les scènes cocasses qu'il a vécues ou auxquelles il a assisté, des anecdotes amusantes avec ses filles. Le tout avec humour et philosophie, sans aucune prise de tête.

    J'ai beaucoup aimé le style de Matteo Bussola, souvent très poétique, notamment lorsqu'il aborde avec pudeur et sous forme de métaphores, l'amour qu'il éprouve pour son épouse et ses enfants.

    Nuits blanches et gros câlins est un livre sympathique à lire, positif et qui procure un sentiment de détente. On sourit souvent, on rit parfois... mais cela reste un ouvrage dispensable, qui n'apporte rien de nouveau.

    Ce livre reste le témoignage subjectif d'un jeune père, qui ne montre que les aspects attendrissants de la paternité, sans jamais manifester ni agacement ni énervement. A faire culpabiliser les parents qui sont à bout ou au bord du burn out parental.  

    Téléchargez les premières pages (pdf) de ce livre frais et positif!

    Remerciement à Babelio et aux Editions Kero pour cette lecture.

    Nuits blanches et gros câlins - Matteo Bussola - Editions Kero - 2017

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    Plume fantôme - Isabel Wolff

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Isabel Wolff, plume fantôme, famille, guerreNègre littéraire, Jenni écrit les autobiographies de ses clients, satisfaite par ce travail de l'ombre qui l'empêche de se confronter à ses propres blessures. Lorsqu'elle rencontre Klara, survivante d'un camp d'internement à Java durant la Seconde Guerre mondiale, l'écriture de ses mémoires prend l'allure d'un échange, et les deux femmes s'aident mutuellement à trouver l'apaisement.

    Je suis tombée sur ce roman totalement par hasard, en parcourant les allées de ma bibliothèque préférée à la recherche d'une perle. Et quelle surprise!

    On y découvre l'histoire de Klara Tregear, 79 ans, qui désire écrire ses mémoires à l'attention de ses enfants. Elle raconte son enfance heureuse dans les Indes néerlandaises, où travaillaient ses parents, jusqu'à l'invasion japonaise et les déportations dans des camps de prisonniers. Très rapidement, on s'identifie à la petite fille qu'elle était et on est touché par ce qu'elle vit. Car Isabel Wolff ne nous épargne aucun détail : la faim, la soif, la maladie, les privations, les coups, le travail forcé et les massacres des japonais. Klara raconte aussi le choix difficile qui fut le sien et qui a mené à la mort de son petit frère, quelque jour avant la libération des camps.

    Au fil des confidences de Klara, le personnage de Jenni se dévoile également, laissant apparaître une importante fêlure. L'histoire de l'une faisant écho à celle de l'autre, elles se rejoignent dans la peine qui les habite au quotidien.

    J'ai été touchée par cette histoire poignante et particulièrement émouvante, servie par une très belle écriture. Isabel Wolff nous permet aussi de découvrir un aspect peu connu de la Seconde Guerre mondiale, ce qui est un plus non négligeable. Une très bonne expérience de lecture. 

    Plume fantôme - Isabel Wolff - Editions JC Lattès - 2015

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    L'échappée belle du bibliobus – David Whitehouse

     L'échappée belle du bibliobus, David Whitehouse, Presses de la Cité, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, bibliobus, aventure, enfant, lire, lecture, familleÀ douze ans, Bobby passe ses nuits à répertorier cheveux, vêtements et autres traces de la vie de sa mère en attendant son retour... qui ne viendra pas. Cette dernière est morte brutalement, et le jeune garçon n'est pas prêt à l'accepter. Battu par son père, Bobby se croit seul au monde jusqu'au jour où il rencontre Valérie et sa fille handicapée, Rosa. Tous trois nouent des liens très forts et passent un été magique parmi les livres du bibliobus où Val est femme de ménage. Mais, bientôt, une rumeur sur la nature de la relation entre la mère célibataire et l'adolescent se propage dans la ville. Contraints de s'enfuir à bord de la bibliothèque ambulante, ces êtres égratignés par la vie vont s'embarquer dans une aventure pleine de rebondissements, digne des « classiques » qu'ils ont pris l'habitude de dévorer...

    Je me suis rapidement attachée à Bobby, ce petit bout d'homme que la vie n'épargne pas. Livré à lui-même depuis le décès de sa mère, il est le souffre-douleur de sa classe et n'a qu'un seul ami. Rêveur et ingénieux, il vit dans un monde imaginaire, peuplé de cyborgs et d'autres créatures fantastiques. La rencontre avec Valérie et Rosa va lui permettre de découvrir le monde merveilleux des livres et des histoires qu'ils renferment. Loin des coups de son père alcoolique et des remarques cinglantes de sa belle-mère, Bobby va se trouver une nouvelle famille aimante.

    Par contre, j'ai eu plus de mal avec le personnage de Valérie. D'une part en raison de son comportement peu responsable mais aussi parce qu'elle noue une relation étrange avec Bobby, qui m'a dérangée.

    En dehors de cet aspect, David Whitehouse a une écriture tellement fluide qu'il nous emporte sans difficulté dans cette expédition à bord d'un semi-remorque rempli de bouquins. L'échappée belle du bibliobus est une lecture agréable et divertissante, idéale pour l'été. Les livres y occupent une grande place et nourrissent l'imagination de Bobby, que cette grande aventure fera gagner en maturité.

    Remerciement aux Presses de la Cité pour cette lecture.

    L'échappée belle du bibliobus – David Whitehouse – Editions Presses de la Cité – 2016

     

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    A l'ombre des cerisiers – Dörte Hansen

     A l'ombre des cerisiers, Dörte Hansen, Editions Kero, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, littérature étrangère, Allemagne, cerisier, familleC'est au printemps 1945 que la petite Vera voit pour la première fois la vieille ferme perdue au cœur d'un immense verger. Sa mère et elles viennent de traverser à pied une Allemagne en ruines. Soixante-dix ans plus tard, Vera, qui occupe toujours la maison, voit débarquer à son tour sa nièce, Anne, en pleine rupture amoureuse, et son jeune fils Leon. Les deux femmes, fortes têtes et solitaires, vont affronter ensemble une histoire familiale traversée de secrets et de non-dits. Sauront-elles redonner vie à ces murs hantés par les chimères du passé? Pour cela, il faudra d'abord apprivoiser les habitants du village qui ne manquent ni de caractère ni d'originalité...

    Premier roman de l’auteure allemande Dörte Hansen, A l'ombre des cerisiers immerge le lecteur dans la rudesse de la vie à la campagne.

    Ce n’est pas un roman à intrigue, où il faudrait trouver une solution à un problème. Il s’agit plutôt de suivre le quotidien de plusieurs générations de femmes au sein d’une même famille. Les dialogues ne sont pas nombreux et tout passe par le ressenti des personnages.

    En donnant la parole à ces personnages tourmentés, l'auteure nous permet de comprendre les circonstances dans lesquelles certaines décisions ont été prises, qui pourraient paraitre étranges vu de l’extérieur. En levant le voile sur ces femmes et leur histoire, on s’y attache et on entre en empathie avec elles.

    Le petit village d’agriculteurs où tout le monde se connait, s’épie et colporte des ragots rend l’ambiance générale du roman légèrement oppressante. Pourtant, à l'abri de leur ferme délabrée, Vera et Anne vont apprendre à se connaitre, à s'apprécier et vont construire un nouveau pan de l'histoire familiale.

    Remerciement aux Editions Kero pour ce beau roman, humain et sensible.

    A l'ombre des cerisiers – Dörte Hansen – Editions Kero – 2016

     

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    Tout n’est pas perdu – Wendy Walker

    tout n’est pas perdu,wendy walker,sonatine editions,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,viol,famille,enquête,policier,polar,psychiatreAlan Forrester est thérapeute dans la petite ville de Fairview. Il reçoit en consultation une jeune fille, Jenny Kramer, quinze ans, qui présente des troubles inquiétants. Celle-ci a reçu un traitement post-traumatique afin d'effacer le souvenir d'une abominable agression dont elle a été victime quelques mois plus tôt. Mais si son esprit l'a oubliée, sa mémoire émotionnelle est bel et bien marquée. Bientôt tous les acteurs de ce drame se succèdent dans le cabinet d'Alan, et lui confient leurs pensées les plus intimes, laissant tomber leur masque pour faire apparaître les fissures et les secrets de cette petite ville aux apparences si tranquilles.

    Grande découverte que la plume de Wendy Walker !

    L’histoire est complexe, les personnages nombreux et les pistes invraisemblables. Pourtant, l’auteure imbrique ces éléments de façon parfaite. L’accent est essentiellement mis sur la psychologie des personnages, chacun cachant des secrets et des failles qui expliquent leur comportement. J’ai d’ailleurs trouvé intéressant que l’auteure arrive à nous faire ressentir de l’empathie pour ses personnages alors même qu’ils ont un comportement abject et contraire à toute morale. Malgré les manipulations et mensonges, le lecteur en arrive à comprendre leurs motivations profondes et la raison de leurs réactions.

    J’ai aimé le fait que l’auteure se joue du lecteur en le laissant dans l’expectative et en s’adressant directement à lui à travers le psychiatre. Le suspense est habillement maitrisé et la tension créée par cette histoire étreint jusqu’au lecteur qui reste scotché au livre. Les informations fournies sur la mémoire, le fonctionnement du cerveau adolescent ainsi que sur le processus thérapeutique mit en place par le psychiatre démontrent également une grande recherche documentaire, ce qui donne encore plus de poids à Tout n’est pas perdu.

    Un roman fort en émotions, difficile à lâcher et une lecture dont je suis sortie vidée.

    Remerciement à Sonatine Editions pour cette lecture.

    Tout n’est pas perdu – Wendy Walker – Sonatine Editions – 2016

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