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    Un employé modèle – Paul Cleave

    Cover Un employe modele.jpgJoe Middleton est homme d’entretien au commissariat central de Christchurch. Il peut donc suivre de près l’avancement de l’enquête sur le Boucher de Christchurch, un tueur en série qui met la police en échec. Et ça l’intéresse au plus haut point puisqu’il est lui-même le Boucher ! Alors, quand la police lui attribue un meurtre qu’il n’a pas commis, il va mener sa propre enquête pour trouver celui qui l’imite.

    La particularité de ce roman est donc de faire du tueur le narrateur principal, tout l’enjeu étant de suivre ses tergiversations pour ne pas se faire prendre. Il nous plonge dans cet esprit forcément dérangé, qui prend plaisir à manipuler son entourage pour arriver à ses fins, se faisant passer pour handicapé mental pour accéder à certaines confidences.

    On a beaucoup parlé de ce livre à sa sortie et j’étais curieuse de le découvrir. Je m’attendais à de l’action, des mystères et des énigmes à résoudre. Mais malgré les quelques rebondissements et surprises que l’auteur aménage dans le roman, le mode de narration très descriptif a créé une distance et m’a empêché de me sentir impliquée dans l’histoire. Jusqu’au final, qui m’a laissée dubitative malgré l’humour noir bien présent.

    Un premier roman encensé par la critique mais qui ne m’a pas convaincu.

     

    Logo Challenge Thrillers et polars.jpgLogo LDPA.pngUn employé modèle – Paul Cleave – Editions Sonatine – 2010

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    Les fleurs de l'ombre – Steve Mosby

    les fleurs de l’ombre,steve mosby,editions sonatine,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,meurtre,écrivain,suicide,policier,polar,thriller« Ce n’est pas l’histoire d’une petite fille qui disparait. C’est l’histoire d’une petite fille qui réapparaît. Un matin, sur une promenade de bord de mer, venue de nulle part, une fleur noire à la main et une histoire atroce à raconter. » Ainsi commence La Fleur de l’ombre, un thriller écrit en 1991 par un certain Robert Wiseman, mystérieusement disparu alors qu’il en écrivait la suite. Après que le corps de son père a été retrouvé sans vie au pied d’un viaduc, Neil Dawson apprend que celui-ci nourrissait une étrange obsession pour ce roman. Bientôt il constate de troublantes similitudes entre les derniers jours de Robert Wiseman et ceux de son père. Pire encore, c’est peu à peu la réalité qui semble s’inspirer de l’abominable récit de La Fleur de l’ombre. Et Neil ne tarde pas à se retrouver aux prises avec un psychopathe d’un genre très particulier.

    Rien que la couverture fait froid dans le dos : une balançoire rudimentaire abandonnée sur une plage déserte, des couleurs sombres, un décor qui semble mort et le sentiment que l’enfant qui jouait là ne reviendra pas…

    Ce roman policier est particulier à plusieurs égards. Tout d’abord parce qu’il nous fait constamment voyager entre réalité et fiction, entre passé et présent, au point de nous faire perdre nos points de repère. Le fait que le narrateur trouve un roman intitulé La fleur de l’ombre et que de nombreux extraits de ce livre fictif émaillent le roman de Steve Mosby ajoute encore un peu plus à la confusion. De plus, contrairement à de nombreux romans policiers, l’enjeu ici n’est pas de savoir qui est le méchant (puisqu’on l’apprend assez rapidement) mais bien de le retrouver et de l’empêcher à poursuivre sa lutte.

    Les fleurs de l’ombre nous plonge dans l’horreur d’un homme qui torture et tue des innocents au non d’une idéologie qu’il s’est lui-même forgée. Un roman très bien construit, qui fait monter la tension au fil des pages, nous entrainant dans son sillage jusqu’à la scène finale. Il ne fait pas de doute que les autres romans de Steve Mosby viendront rapidement étoffer ma PAL… Découvrez le premier chapitre.

    les fleurs de l’ombre,steve mosby,editions sonatine,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,meurtre,écrivain,suicide,policier,polar,thrillerLes fleurs de l’ombre – Steve Mosby – Editions Sonatine – 2012