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    Cool – Don Winslow

    Cover Cool.jpg« Cool raconte les débuts des héros déchirants rencontrés dans Savages. Ben le biochimiste pacifique, Chon le mercenaire des guerres au Moyen-Orient, et Ophélia, la bimbo blonde. Le cerveau, les muscles et la beauté. Inséparables, irrésistibles. En lançant leur fort lucrative entreprise de production/commercialisation d’un précieux cannabis cultivé hors sol, ils n’anticipent ni la violence de dealers qui tiennent la Californie du Sud ni le cynisme impitoyable de agents corrompus de la DEA. L’affrontement va les éclairer sur leurs origines : 20 ans plus tôt, leurs parents eux aussi ont vécu de la drogue, et l’héritage est sanglant. »

    Soyons clairs, le sujet du roman (cartels de la drogue, guerres de territoire…) ne m’a pas intéressé. Par contre, et c’est ce qui m’a fait lire le roman jusqu’au bout, j’ai bien aimé le style de l’auteur.

    S’il fallait définir Cool par un seul mot, je dirais : vivant. Tout simplement parce l’auteur nous fait des clins d’œil et qu’il crée une sorte de connivence entre le lecteur et les personnages, qui nous parlent directement. Cette façon de raconter l’histoire de ces trois comparses m’a donné le sentiment de faire partie de leur groupe et permet s’insuffler au roman un rythme, une impression de vitesse qui nous emmène dans son sillage.

    C’est la première fois que je lis un roman dont l’écrit est aussi particulier. Les  chapitres de quelques mots côtoient des paragraphes de plusieurs pages, avec de nombreuses phrases coupées de façon étrange. Cela m’a fait penser à la poésie où, pour respecter un certain nombre de syllabes, l’auteur coupe ses phrases en plusieurs vers. Sauf qu’ici, je n’ai pas compris la logique qui se cachait derrière ses coupures ni leur utilité.

    Un roman bourré de références américaines (musique, politique, cinéma…), qui sont toujours mises en perspective par le traducteur, de l’humour et un grand nombre d’histoires personnelles qui se déroulent sous nos yeux, pour ne nous livrer le lien qui les unit qu’à la dernière minute, provoquant un vrai étonnement.

    En bref, un bon roman pour qui souhaite connaitre tous les détails techniques de la culture du cannabis hors sol, l’enrôlement de jeunes dans la vente de la drogue ou le blanchissement d’argent, la corruption de flics… le tout dans un style très particulier qui vaut la peine d’être lu au moins une fois, même s’il ne m’a pas donné envie d’explorer plus loin l’univers de l’auteur.

     

    Merci à Babelio et aux Editions du Seuil pour cette découverte.cool,don winslow,editions du seuil,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,drogue,savages,cannabis,violence,californie,littérature américaine,préquelle

     

    Cool – Don Winslow – Editions du Seuil – 2012 

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    Un traitre à notre gout – John le Carré

    Cover Un traitre à notre goût.jpgPerry et Gail forment un couple de trentenaires anglais en vacances dans les Caraïbes. Séjournant dans un complexe spécialisé dans le tennis, ils en profitent pour améliorer leur technique et acceptent de disputer une partie avec Dima, un russe richissime. Et les ennuis vont commencer ! Car ce Dima n’est pas n’importe qui ! N°1 du blanchiment d’argent en Russie, il a jeté son dévolu sur le jeune couple et ne le lâche plus d’une semelle.

    Par leur intermédiaire, il propose un marché au gouvernement anglais : il accepte de fournir des informations sur les trafics de la mafia russe si on lui octroie une résidence permanente en Angleterre ainsi qu’à sa famille, qu’il croit en danger.  Et voila Perry, professeur de littérature anglaise qui n’a rien d’un super héros, embarqué dans une folle histoire d’espionnage ! Et dire que lui et Gail voulaient juste se reposer quelques jours et faire le point avant de commencer une nouvelle vie…

    Un traitre à notre gout est le premier véritable roman d’espionnage que je lis. Et j’ai été assez déçue. Là où j’attendais de l’action (des explosions, des courses-poursuites…), je n’ai lu que des bavardages !  Le lecteur vit les évènements à distance, à travers les discours des uns et des autres mais, à aucun moment, je n’ai ressenti l’urgence de la situation, la peur des protagonistes ou leur nervosité. Bref, je me suis ennuyée.

    Pourtant, c’était bien parti. L’auteur nous fait voyager de Moscou à Londres, en passant par Bombay et Berne. Il nous plonge dans le monde du crime organisé et des magouilles financières en tout genre avec une intrigue bien menée. Le roman est bien documenté et montre toute la complexité des structures mafieuses. Tout au long du livre, on se demande pourquoi Perry a été choisi pour recueillir les confidences de Dima et où tout cela va le mener.

    Malheureusement, j’ai trouvé que les personnages de Perry et Gail manquaient de caractère. Ils suivent et se laissent faire sans rien dire, là où n’importe qui se serait énervé, réclamant qu’on le laisse passer ses vacances en paix !

    Vous avez lu Un traitre à notre gout ? Qu’en avez-vous pensé ?

     

    Merci à Babelio et aux Editions Points pour cette découverte.un traitre à notre gout,john le carré,editions du seuil,editions points,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,roman,espionnage,policier,angleterre,mafia russe,partenariat

    Un traitre à notre gout – John le Carré – Editions Seuil – 2011

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    Le poète - Michael Connelly

    michael connely,le poète,editions du seuilSean McEvoy, inspecteur à la Criminelle, est retrouvé mort dans sa voiture de fonction. Chargé d’une enquête difficile sur le meurtre et la mutilation d'une étudiante, ses collègues le savaient abattu et dépressif. La thèse du suicide a donc rapidement été privilégiée. Mais ce n’est pas l’avis de Jack McEvoy, journaliste spécialisé dans les affaires criminelles et frère jumeau du défunt. Il va donc reprendre l’enquête sur la mort de son frère, analyser tous les indices, interroger les témoins et échafauder des théories. Et ce qu’il va découvrir va le pétrifier : non seulement Sean ne s’est pas suicidé mais d’autres inspecteurs, aux quatre coins du pays, ont également été tués et leur meurtre maquillé en suicide. C’est ainsi que Jack va mettre à jour l’existence du Poète, tueur en série ainsi surnommé parce qu’il signe ses crimes de quelques vers d’Edgar Allan Poe. Associé au FBI sur cette enquête, Jack va participer activement à la traque pour retrouver ce meurtrier, qui a probablement d’autres cibles en vue…

    Pour changer, Michael Connelly délaisse son héros fétiche, Harry Bosch, pour un nouveau personnage et nous offre un roman au rythme soutenu. Il nous immerge complètement dans l’enquête et nous suivons, pas à pas, les nombreuses pistes envisagées pour en arriver à un final digne des films hollywoodiens. Le fait que le journaliste et le tueur soient tour à tour les narrateurs de l’histoire permet de casser la linéarité du récit, tout en apportant un point de vue différent, ce qui permet aussi au lecteur de rester accroché.

    Ce roman a valu à Michael Connelly d’obtenir le Prix Anthony Award en 1997 et le Prix Mystère de la critique (roman étranger) en 1998.

    Le poète - Michaël Connelly - Editions du Seuil - 1997

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