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    Nouvelles belges à l'usage de tous – Collectif

    Nouvelles belges à l'usage de tous, Collectif, Espace Nord, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, René Godenne, nouvelle, belgeVoici un recueil de nouvelles original qui regroupe des auteurs dont l’unique point commun est d’être de nationalité belge. Il n’y a donc pas de véritable fil rouge entre 26 histoires courtes qui se déroulent de 1886 (Georges Rodenbach) à 2015 (Catherine Deschepper), nous permettant ainsi de parcourir trois siècles de littérature.

    Sans surprise en ce qui me concerne, j’ai difficilement accroché aux histoires plus anciennes et j’ai préféré les nouvelles les plus récentes, qui se déroulent dans un cadre plus contemporain au nôtre. Malheureusement, ce recueil ne m'a pas beaucoup enthousiasmé, la lecture de ce livre compact et dense me paraissant particulièrement longue.

    L’intérêt principal de ce type de recueil réside dans le fait qu’il nous permet de voir l’évolution de l’art de la nouvelle à travers les époques. René Godenne, spécialiste incontesté du genre et auteur de plusieurs études sur le sujet, propose une édition remaniée de ce recueil initialement paru en 2009. Des choix subjectifs mais de qualité qui permettent de (re)découvrir des auteurs peu connus ou oubliés.

    Remerciement à Babelio et à Espace Nord pour cette lecture.

    Nouvelles belges à l'usage de tous – Collectif – Espace Nord – 2015

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    Bruxelles noir – Collectif

    Bruxelles noir, Collectif, Asphalte, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, chronique littéraire, belge, nouvelle, recueil, polar, policier, thriller, belgicisme, Bruxelles, Belgique, Michel Dufranne, Barbara Abel, Ayerdhal, Emilie de Béco, Paul Colize, Jean-Luc Cornette, Patrick Delperdange, Sara Doke, Kenan Gorgun, Edgar Kosma, Katia Lanero, Zamora, Nadine Monfils, Alfredo Noriega, Bob van LaerhovenCe recueil de nouvelles met en scène la ville de Bruxelles sous son jour le plus sombre. À l'initiative de Michel Dufranne, treize auteurs belges se sont prêtés au jeu et nous font voyager dans différents quartiers de la capitale belge à travers leurs histoires.

    La lecture de ce recueil me laisse sur une impression très mitigée.

    D'une part parce que les nouvelles imaginées par ces auteurs ne m'ont pas passionnées. Les personnages sont vils, malsains, à l'esprit dérangé ou animé par la vengeance donc peu attachants. Certains auteurs citent un tas de noms de rues sans s'imaginer que le lecteur ne connait pas forcément le quartier dont il est question et que ces informations ne lui sont donc d'aucune utilité. Et ce n'est pas la carte hyper simplifiée de la ville, fournie en première page, qui va être d'une grande utilité.

    D'autre part, alors que certaines nouvelles nous projettent dans un avenir peu engageant (Dédales), la plupart d'entre elles s'ancrent dans la vie actuelle, s'inspirant même de faits réels, et témoignent ainsi des sujets qui ont marqué les belges ces dernières années : les tueries du Brabant, l'affaire Dutroux, la mort de Semira Adamu en sont quelques exemples. Cet aspect est intéressant car, en ouvrant ce recueil, je n'imaginais pas lire des histoires en lien avec cette actualité brulante, qui fait encore couler beaucoup d'encre aujourd'hui.

    Mes nouvelles préférées sont celles d'Edgar Cosma (L'idiot du village) et de Barbara Abel (la perruche), qui m'ont donné l'envie de me (re)plonger dans leurs précédentes publications.

    Un recueil très inégal au niveau du style et de la qualité des nouvelles, qui a le mérite de faire découvrir quelques plumes inconnues, de permettre au lecteur de se faire son opinion et de choisir (ou non) de poursuivre la lecture de ces auteurs.

    Bruxelles noir, Collectif, Asphalte, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, chronique littéraire, belge, nouvelle, recueil, polar, policier, thriller, belgicisme, Bruxelles, Belgique, Michel Dufranne, Barbara Abel, Ayerdhal, Emilie de Béco, Paul Colize, Jean-Luc Cornette, Patrick Delperdange, Sara Doke, Kenan Gorgun, Edgar Kosma, Katia Lanero, Zamora, Nadine Monfils, Alfredo Noriega, Bob van LaerhovenRemerciement à Libfly et aux Editions Asphalte pour cette lecture.

    Bruxelles noir – Collectif – Asphalte Editions – 2015

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    Fin(s) du monde – Les Artistes Fous Associés

    Cover Fins-du-monde-du-Collectif-Les-Artistes-Fous-Associés.jpgAlors que la fin du monde nous est régulièrement rappelée et se rapproche dangereusement, il est étonnant de constater que l’Homme reste les bras ballants et  sans réaction. Ce recueil de nouvelles nous propose vingt récits pour en finir une bonne fois avec l’apocalypse, s’en approcher pour mieux l’apprivoiser.

    Ceux et celles qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas amatrice de science-fiction. C’est donc avec quelques craintes que je me suis lancée dans la lecture de ce recueil. Mais là où je m’attendais à des récits complètement délirants et à mille lieues de la réalité, j’ai été agréablement étonnée par ce recueil que j’ai lu sans me lasser.

    Au-delà de la disparition de l’humanité, il est plusieurs fois question de la fin de vie personnelle (par le biais de la folie, de la dépression, du suicide ou d’un changement de vie). De façon générale, ce collectif d’auteurs amateurs nous propose plusieurs fins du monde possibles, variant les thèmes et la longueur des textes, ce qui devrait plaire au plus grand nombre.

    Évidemment, j’ai moins aimé les histoires de zombies mais plusieurs nouvelles ont su attirer mon attention en raison de la pointe d’humour que les auteurs ont insufflé à leur histoire. Je pense notamment à De terre et de sang (Dame nature après avoir tout donné au monde, s’épuise et agonise), au Contrat (un démon vend l’éternité à un être humain en négociant ce privilège comme un contrat), Clic ! ou , ces trois derniers textes étant, je l’ai découvert ensuite, d’un même auteur belge de fiction, Southeast Jones.

    Avec ce premier recueil, Les Éditions des Artistes Fous voulaient offrir au lecteur une expérience éloignée des produits formatés et je pense que le pari est gagné. En tout cas, de mon côté, j’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles apocalyptiques agrémentées d’illustrations variées.

    Remerciement aux Editions des Artistes fous pour cette lecture.

    Fin(s) du monde – Les artistes fous associés – Editions des Artistes fous – 2012

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    Le New York des écrivains – Collectif

    Le New York des écrivains.jpgAlors que l’on n’a jamais autant parlé de New York dans les médias et que de nombreux auteurs américains en ont fait le décor de leurs romans, peu d’écrivains français ont osés mettre en scène cette ville dans leurs écrits. C’est en partant de ce constat que Vincent Jaury a eu l’idée de demander à treize auteurs français de rédiger des nouvelles sur cette ville de tous les fantasmes.

    Et le résultat est plutôt étonnant.

    Le fil rouge de ce recueil est évidemment la ville mythique de New York, qui apparaît comme un personnage de roman et que l’on découvre à travers le regard de ces treize auteurs. Chacun nous livre sa vision de la Grosse Pomme dans des nouvelles qui sont autant d’occasions de découvrir leur univers littéraire.

    Il est vrai que le recueil qui résulte de cette association semble un peu décousu tant les styles d’écriture sont différents et les longueurs de récits variables. J’ai particulièrement apprécié la nouvelle de François Bégaudeau A summer night at Gramercy Park qui aborde la tragédie du 11 septembre sous un angle original et avec humour. A voir également, les illustrations de François Olislaeger qui nous livre sa propre interprétation des nouvelles.

    La démarche de regrouper autant d’écrivains français pour parler d’une ville américaine a de quoi surprendre mais elle nous permet de découvrir la ville de New York de façon inédite, tout en mettant en lumière des auteurs parfois inconnus.

    Je remercie les Editions Stock pour ce voyage littéraire.

     

    Le New York des écrivains – Collectif – Editions Stock – 2013

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    Enfances tunisiennes – Collectif

    Cover Enfances tunisiennes.jpgCommençons par un petit rappel historique. En 1881 et suite à une mauvaise gestion du pays par ses dirigeants, la France décide de s’implanter en Tunisie. Débute alors le protectorat français de Tunisie, aussi appelé Traité du Bardo, qui sera aboli en 1956. L’objectif est de transformer les structures politiques, sociales et économiques du pays pour le rendre à nouveau viable.

    Dans ce contexte, Enfances tunisiennes nous raconte les répercussions de la présence française dans le quotidien de la population tunisienne, et en particulier des jeunes. Vingt auteurs parlent de la cohabitation des deux cultures, de la découverte de la langue française par le biais de l’école, de la musique ou du cinéma.

    Pour beaucoup, cette enfance-là fut joyeuse et insouciante mais certains abordent aussi des évènements plus difficiles marqués par l’abandon parental ou par la guerre de 1940.

    Véritable photographie d’une époque, ces textes courts forment une sorte de recueil de nouvelles, de tranches de vie. Des parcelles d’enfances et de souvenirs souvent empreints de beaucoup de poésie.

    J’ai particulièrement apprécié la présentation originale des textes, avec un jeu de polices différentes et une mise en page recherchée. Des photos représentant les auteurs enfants dans leur lieu de vie rendent les personnages plus proches du lecteur.

    Par contre, si je devais mettre en avant un petit bémol, il serait lié à l’abondance de termes tunisiens. N’étant pas moi-même d’origine tunisienne, je devinais certains sujets de discussion plus que je ne les comprenais. Aucun mot n’est définit ou traduit, ce qui m’a donné l’impression que le livre n’était pas destiné à sortir de ses murs, qu’il était réservé aux tunisiens natifs ou d’origine. Je trouve dommage que les auteurs (ou la maison d’édition) n’aient pas réalisés ce petit travail d’ouverture aux autres alors qu’à l’opposé, certains écrivains définissent chaque petit belgicisme employé.

    Bilan mitigé donc. Historiquement intéressant, ce livre n’a cependant pas été conçu pour être accessible au plus grand nombre.

    Lecture réalisée en partenariat avec Libfly et les Editions Elyzad.

    Enfances tunisiennes – Collectif – Editions Elyzad – 2010