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    Jules – Didier Van Cauwelaert

    Jules, Didier Van Cauwelaert, Albin Michel, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, amour, chien, aveugle, avisA 42 ans, Zibal est vendeur de macarons. Un jour, devant son stand, apparaît Alice, une jeune et belle aveugle qui s'apprête avec son labrador Jules à prendre l'avion pour Nice, où elle doit subir une opération pour recouvrer la vue. L'intervention est un succès mais, pour Jules, affecté à un autre aveugle, c'est une catastrophe. Jules fugue, retrouve Zibal et, en moins de vingt-quatre heures, devient son pire cauchemar.

    Quel plaisir de retrouver la verve de Didier Van Cauwelaert! Dès les premières pages, il nous extirpe de notre quotidien pour nous plonger dans cette histoire un peu folle avec humour et légèreté. Et même si on se doute rapidement de la fin, on pardonne volontiers à l'auteur qui a réussi à nous surprendre, nous étonner et nous faire rire. Ce roman est un concentré de péripéties invraisemblables et on sent que l'auteur s'est amusé à placer tous ces incidents sur la route de Jules et Zibal, partageant son plaisir avec le lecteur.

    J’ai été particulièrement touchée par le lien très fort qui unit le chien-guide à son aveugle. Le sentiment de responsabilité de Jules et son dévouement à sa maîtresse sont impressionnant, tout comme cette sensation de devenir inutile lorsqu’elle retrouve la vue et n’a plus besoin de lui.

    Les personnages sont attachants et il est aussi intéressant de voir le regard neuf qu'Alice pose sur notre société, une fois sa vue recouvrée. Comme un coup de projecteur sur le culte de la jeunesse et de la beauté, l'individualisme galopant et les nouvelles technologies qui isolent.

    Une agréable lecture, optimiste et légère, pour une parenthèse enchantée et un moment hors du temps.

    Jules – Didier Van Cauwelaert – Editions Albin Michel – 2015

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    Un hiver avec Baudelaire – Harold Cobert

    Un hiver avec Baudelaire, Harold Cobert, Héloïse d'Ormesson, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, Lignes brisées, sdf, sans abri, pauvreté, emploi, famille, chien, BaudelairePhilippe a 27 ans lorsque sa vie bascule. Un divorce difficile, un contrat de travail qui n'est pas renouvelé et le voila contraint de vivre à l'hôtel en attendant de trouver un appartement et un autre emploi. Mais les difficultés ne font que s'accumuler, obligeant Philippe à vivre dans la rue. Un hiver avec Baudelaire est son histoire, celle d'une descente aux enfers qui va heureusement connaitre quelques moments de bonheur grâce à la présence de Baudelaire.

    L'écriture délicate et sensible d'Harold Cobert s'accorde parfaitement à ce récit. Le lecteur s'attache au personnage de Philippe qui essaie de s'en sortir et de rester digne dans un monde dont il ne connait pas les règles. L'auteur nous plonge dans le quotidien d'un sans domicile fixe, confronté au regard fuyant des passants, obligé de faire la manche dans le métro, dans une lutte permanente pour survivre et dormir malgré le froid. En empathie avec Philippe, le lecteur comprend le sentiment de honte qui l'habite, l'isolant de sa famille et de ses amis et l'éloignant de sa petite fille Claire, dont il a été séparé et qu'il lui tarde de retrouver.

    Un hiver avec Baudelaire rappelle qu'il est toujours possible de passer entre les mailles du filet « Sécurité sociale » et, surtout, qu’il suffit d’un rien pour que tout bascule. Ce roman a le mérite d’interpeller le lecteur, parce que l’on se rend compte que les efforts de Philippe ne sont pas suffisants pour lui permettre de se sortir de la précarité. Finalement, le seul salut provient des associations qui aident les plus démunis en fournissant nourriture, vêtements, abris et conseils. Pour Philippe, cela passera aussi par des rencontres déterminantes avec une jeune fille dans un square ou un couple de commerçants. Sans oublier Baudelaire, le compagnon de galère, grâce à qui le quotidien sera moins difficile à vivre.

    Un récit touchant et juste, qui rappelle l’équilibre précaire de nos vies et la nécessité de s’entraider. 

     

    Un hiver avec Baudelaire – Harold Cobert – Editions Héloïse d'Ormesson – 2009un hiver avec baudelaire,harold cobert,héloïse d'ormesson,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,lignes brisées,sdf,sans abri,pauvreté,emploi,famille,chien,baudelaire

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    Le plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos

    Cover Le plus bel endroit du monde est ici.jpgIris est une jeune trentenaire célibataire qui souffre du récent décès de ses parents dans un accident de la route. Alors qu’elle pense mettre fin à ses jours, elle découvre un petit café à l’enseigne engageante Le plus bel endroit du monde est ici. Elle va y faire d’étranges rencontres et voir sa vie changer radicalement grâce à ce lieu magique.

    Dans un style simple et accessible, les auteurs usent de multiples métaphores pour faire réfléchir sur les actes que l’on a posés, les regrets que l’on peut avoir mais aussi sur l’espoir et la nécessité de se projeter dans le futur. Comme une fable ou un conte, ce roman rappelle qu’il est important de pardonner et d’oublier les erreurs passées pour se tourner avec l’avenir.

    Un roman léger que j’ai trouvé trop lisse. Ça dégouline de bons sentiments, les évènements s’enchainent sans surprise et j’ai vraiment été déçue par cette histoire que je n’imaginais pas comme telle.

    Le plus bel endroit du monde est ici ou quand je me suis laissée avoir par une jolie couverture et un titre accrocheur.

     

    Le plus bel endroit du monde est ici, Francesc Miralles, Care Santos, Editions Fleuve Noir, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, café, magie, mort, bonheur, chien, amour, amitié, appartement, parents, famille, amiLe plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos – Editions Fleuve Noir – 2010