chaise électrique

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    La ligne verte – Stephen King ♥♥♥♥

    Cover La ligne verte.jpgMa première rencontre avec La ligne verte s’est produite à travers l’adaptation cinématographique (1999) du roman de Stephen King. J’avais adoré le film et j’ai tout de suite eu envie de lire le roman dont l’histoire était tirée. Ça a été le coup de cœur ! Aujourd’hui, c’est par l’entremise de Stefiebo que je ressors ce roman mythique de ma bibliothèque. Et si la couverture est un peu abimée par les lectures successives et les pages jaunies, qu’importe, je me plonge toujours avec bonheur dans cette histoire.

    En 1932, Paul Edgecombe était gardien-chef du bloc E, le couloir de la mort du pénitencier de Cold Mountain. A cette époque, les candidats à la peine capitale passaient par la chaise électrique, Miss Cent Mille Volt les accueillant au bout de la ligne verte, en référence au lino vert qui recouvrait le couloir du bloc E. Et cette année-là, elle a vu passer quelques cas étranges : le français Delacroix et sa souris apprivoisée, la réincarnation de Billy The Kid et John Caffey, un géant noir condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes. Rien de pire que ce qu’on déjà connu les gardiens du bloc E mais les incidents vont s’enchainer… 1932 sera une année inoubliable pour Paul Edgecombe.

    La ligne verte mêle le réalisme de la vie carcérale au surnaturel qui entoure le personnage de John Caffey. Et c’est là que réside tout le talent de l’écrivain, nous faire vivre des scènes atroces de mort par électrocution, tout en dédramatisant l’évènement par l’ajout de détails humoristiques qui décrispent quelque peu nos petits cœurs sensibles.

    On frissonne face aux monstruosités dont est capable l’insupportable Percy, on s’attendrit devant Mister Jingles qui fait ses tours de cirque, on prend les gardiens et certains détenus en sympathie… mais c’est surtout un roman qui interroge.

    A partir du thème de la peine de mort, Stephen King nous fait réfléchir sur l’être humain dans ce qu’il a de meilleur et de pire, sur les erreurs judiciaires et la discrimination raciale, qui a poussé plus de noirs que de blancs sur la Veuve Courant. Malgré le sujet difficile, l’auteur parvient à rendre presque palpable la profonde humanité qui caractérisait ces hommes chargés d’appliquer une peine, loin d’être les bourreaux avides de sang que l’on nous montre parfois, mais aussi celle de certains détenus.

    Du grand King, je remercie Stefiebo de m’avoir incité à sortir ce chef d’œuvre de ma PAL, ce qui m’a aussi donné envie de (re)découvrir les autres romans de l’auteur.

    La ligne verte – Stephen King – J’ai lu – 1996 

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