carlos ruiz zafon

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    Les lumières de septembre – Carlos Ruiz Zafon

    Cover Les lumières de septembre.jpgLa mort d’Armand Sauvelle laisse la famille criblée de dettes. Pour s’en sortir, sa veuve Simone accepte un emploi de femme de charge auprès d’un inventeur de jouets. Elle s’installe donc avec ses enfants, Irène et Dorian, dans un petit village normand en bord de mer. Mais ce lieu paradisiaque cache bien des mystères et l’arrivée des Sauvelle va être à l’origine d’une suite d’évènements tragiques que nul ne pouvait prévoir.

    Je poursuis ma découverte des romans de Carlos Ruiz Zafon et me plonge cette fois dans le monde magique mais non moins lugubre des jouets et automates.

    Tout ce qui fait le talent de l’auteur espagnol se retrouve dans ce conte fantastique. L’atmosphère étrange qui règne sur ce petit bout de terre et la tension transparaissent tellement du livre que le lecteur est pris dans cette histoire romanesque. Tendue comme un arc à la lecture des aventures rocambolesques de ces adolescents, je n’avais qu’une hâte, celle de connaitre la fin de ce roman.

    La trilogie de la brume, dont fait partie Les lumières de septembre, est caractérisée par la présence d’adolescents comme personnages principaux. Classé « jeunesse », ça n’en reste pas moins un véritable roman qui plaira autant aux jeunes qu’aux adultes.

    Les lumières de septembre – Carlos Ruiz Zafon – Editions Robert Laffont – 2012

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    Le Prince de la brume – Carlos Ruiz Zafon

    Cover Le prince de la brume.jpgAngleterre, 1943. Fuyant la guerre, la famille Carver déménage au bord de la plage, loin du tumulte de la ville. Très rapidement, Max, 13 ans, part à la découverte de son nouveau territoire et fait la connaissance de Roland, un jeune garçon fasciné par les légendes locales. Mais des évènements étranges vont se produire dans la maison, laissant penser qu’elle est hantée. En compagnie de sa sœur Alicia et de Roland, Max va tenter de percer le mystère de la maison de la plage et de ses précédents occupants. Sans savoir que l’histoire est sur le point de se répéter et qu’elle les met tous trois en danger.

    L’auteur reprend ici un thème bien connu : de jeunes gens, seuls témoins de phénomènes extraordinaires, vont vivre des aventures fantastiques qui mettent leur vie en péril. En fait, ce roman m’a fait penser à ces films, de type Zathura, où toute l’intrigue se déroule en l’absence des parents. Ceux-ci étant relégués au second plan, comme de vulgaires figurants. A leur retour, tout est rentré dans l’ordre, comme s’il ne s’était rien passé, ou presque.

    C’est un livre jeunesse, certes. Mais j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de Carlos Ruiz Zafon. Comme a chaque fois (L’ombre du vent, Marina, Le jeu de l’ange…), l’auteur espagnol arrive à nous tenir en haleine du début à la fin. Le lecteur accompagne ces jeunes curieux à la recherche du Prince de la Brume, un personnage de légende aux pouvoirs maléfiques.

    Un mystérieux bateau englouti, un chat au regard perçant, un mage effrayant, un jardin de statues pas tout à fait immobiles… tous les éléments participent à notre immersion dans l’atmosphère étrange de ce roman. Le Prince de la Brume nous emmène dans son sillage et m’a poursuivi jusque dans mes rêves (peuplés, le temps de ma lecture, de clowns au sourire diabolique).

    Le Prince de la Brume est le 1er roman de la Trilogie de la Brume. Il est suivi par deux autres récits : Le Palais de minuit et Les Lumières de septembreUn roman à découvrir. Lisez le premier chapitre de ce roman pour vous faire une idée !

    Le Prince de la Brume – Carlos Ruiz Zafon – Editions Robert Laffont – 2011 

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    Marina – Carlos Ruiz Zafon

    Cover Marina.jpgOscar Drai est un adolescent sans histoire qui vit dans un internat de Barcelone. Lors de ses temps libres, il aime explorer les quartiers abandonnés et les vieilles bâtisses de la ville. Un jour, l’une de ses expéditions lui fait rencontrer Marina, avec qui une amitié va se lier. Ensemble, ils partent à l’aventure et découvrent qu’une vieille dame se recueille régulièrement et en pleine nuit sur une tombe du cimetière. Mais, sur cette pierre, l’épigraphe habituelle a été remplacée par la gravure d’un papillon noir. Intrigués, les adolescents vont suivre la dame et se trouver mêlés à une enquête qui a commencé des années plus tôt.

    Classé « jeunesse », ce roman ravira autant les adultes que les plus jeunes. On y trouve toute la fraicheur de l’adolescence mais aussi l’inconscience, l’insouciance et la curiosité qui caractérisent cet âge. L’intérêt pour l’aventure et les secrets, la volonté de s’évader d’un quotidien un peu morne se mêlent à une ébauche d’histoire d’amour, qui a toute la pureté et l’innocence des premiers émois.

    Marina est un savant mélange des genres policier et fantastique. Les personnages sont mystérieux et portent de lourds secrets, des créatures fantastiques et maléfiques poursuivent les enfants, les morts ne se comptent plus…

    S’il fallait pointer des éléments négatifs, je mettrais en évidence certains clichés faciles… De plus, le personnage de Marina, très proche de celui de Clara dans L’ombre du vent, est très belle, lumineuse et éthérée, avec une peau presque transparence. La description de ces deux jeunes femmes est quasiment identique et, évidemment (comment pourrait-il en être autrement ?) Oscar, comme Daniel avant lui, va tomber amoureux de cette créature quasi céleste. Un peu redondant…

    Certes, Marina ne renouvelle pas le genre policier mais qui reste une belle lecture, qui a même failli me tirer une petite larme à la fin… Un livre que j’ai apprécié et que je conseille. Découvrez un extrait du roman.

     

    Marina – Carlos Ruiz Zafon – Editions Robert Laffont – 2011 

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    Le prisonnier du ciel – Carlos Ruiz Zafon

    Cover Le prisonnier du ciel.jpgBarcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de La Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé. Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.

    Troisième et dernier tome de la Trilogie du Cimetière des livres oubliés, Le prisonnier du ciel nous permet de retrouver les personnages découverts dans L’ombre du vent et Le jeu de l’ange. Daniel Sempere toujours aussi curieux et casse-cou, Fermin déchiré entre ses amours et ses ennuis avec le pouvoir en place et Sempere Père qui tente le tout pour le tout pour sauver sa librairie de la faillite.

    Des rebondissements, de l’action, du suspense, des coups bas, on ne s’ennuie pas une seule seconde à la lecture de ce roman complexe. Mais cette fois, en mettant l’accent sur le passé de Fermin, véritable héros de ce roman, Carlos Ruiz Zafon nous permet de mieux comprendre certains évènements qui se sont déroulés dans les tomes précédents et de faire des liens entre les personnages.

    Encore une fois, l’auteur espagnol nous livre un très bon roman qui nous fait faire un bond dans l’Histoire puisque l’on se retrouve dans la ville de Barcelone sous la dictature de Franco. Mais c’est aussi une belle histoire de confiance, d’amitié et d’amour.

    À lire absolument si vous avez aimé les deux tomes précédents !

    Remerciement aux Editions Robert Laffont pour cette très belle lecture.

    Le prisonnier du ciel – Carlos Ruiz Zafon – Robert Laffont – 2012 

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    Le jeu de l'ange - Carlos Ruiz Zafon

    carlos ruiz zafon,l'ombre du vent,le jeu de l'ange,espagne,critique,livre,carnet de lecture,lecture,littérature,blog littéraireLa carrière d’écrivain de David Martin commença réellement le jour où Monsieur Basilio, rédacteur en chef de La Voz de la Industria, lui demanda d’écrire une histoire pour combler un espace vide dans le journal barcelonais. Mais l’engouement des lecteurs pour ses récits transforma cette expérience qui devait être unique en une série hebdomadaire. C’est à ce moment qu’un homme étrange contacte David. Il s’agit d’un éditeur qui lui fait une offre singulière : écrire une histoire « pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués » en échange d’une importante somme d’argent. Sans le sou et souhaitant reconquérir le cœur de celle qu’il aime, David va accepter cette offre sans imaginer les conséquences de cet acte sur son entourage. En effet, à partir de cet instant, tout le monde de David va s’effondrer. Les proches de l’auteur décèdent, il tombe malade mais guérit miraculeusement, ses ennemis sont éliminés, des fantômes le hantent… Sans s’en rendre compte, il a mis le pied dans un engrenage dont il aura beaucoup de mal à s’extirper.

    Le jeu de l’ange nous emmène dans la Barcelone des années 1920. Ce roman magistral, très complexe par la diversité des personnages et ses nombreux rebondissements, nous tient en haleine jusqu’au bout. Je me suis complètement immergée dans cette histoire de folie, d’amitié sincère et d’amour impossible. On y retrouve avec intérêt des personnages et lieux découverts dans le précédent roman de Carlos Ruiz Zafon, L’ombre du vent. Malheureusement, un manque de cohérence dans la chronologie des deux histoires induit une certaine confusion. Par exemple, Daniel Sempere avait 10 ans en 1945 (date à laquelle l’auteur situe L’ombre du vent) alors qu’il a environ 30 ans dans ce second roman (en 1920) ! Ce détail, et quelques autres, perturbent un peu la lecture. Ce n’est pas la première fois qu’un auteur fait vivre de multiples expériences à ses personnages (voir Robin Cook, Harlan Coben, Marc Levy et bien d’autres) mais l’auteur veille généralement à créer une cohérence entre ces différents épisodes de leur vie. Ce roman est donc une grande réussite, si on le lit sans tenir compte des autres œuvres de son auteur.

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    Le jeu de l'ange - Carlos Ruiz Zafon - Robert Laffont - 2009  

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