bouddhisme

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    Milarepa - Eric-Emmanuel Schmitt

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,milarepa,eric-emmanuel schmitt,livre de poche,albin michel,mois belge,méditationSimon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clé: il est la réincarnation de Milarepa un puissant yogi tibétain du XIe siècle qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de confondre leurs identités à la sienne. 

    On savait Eric-Emmanuel Schmitt porté sur la philosophie. Dans ce court récit, il romance la vie de Milarépa, un jeune tibétain qui utilisa la sorcellerie contre ses ennemis et deviendra ensuite un grand maître yogi grâce au travail sur soi et à l'enseignement de Marpa.

     L'auteur rend ainsi accessible la vie et l'oeuvre d'un grand maître bouddhiste tibétain, dont, personnellement, je n'aurai probablement jamais lu la biographie. Je trouve que cette approche est intéressante et donne envie d'aller plus loin et de s'informer davantage sur le personnage.

    Les thèmes principaux de ce roman sont le bien et le mal, enrobés d'une réflexion philosophique approfondie. Eric-Emmanuel Schmitt prône les vertus de la méditation, de la contemplation et du détachement par rapport aux biens matériels.

    Malheureusement, si le fond est intéressant et l'écriture de qualité, il n'en reste pas moins que j'ai trouvé ce roman totalement soporifique. L'histoire est linéaire et sans aucun suspense. Une petite fable, sympathique à lire, mais qui ne m'a pas touchée. Ce n'est vraiment pas le roman que je retiendrai de l'auteur.  

    Milarepa - Eric-Emmanuel Schmitt - Albin Michel - 1997

    Du même auteur: 

     

     

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    Zen – Maxence Fermine

    Zen, Maxence Fermine, Michel Lafon, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, rentrée littéraire, RL2015, Neige, calligraphie, Japon, bouddhisme, zen" Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie. Une activité mêlant la peinture à l'écriture dont la frontière est si ténue quelle paraît invisible. " Le jour où la jeune Yuna, une calligraphe prodige, le sollicite pour apprendre à parfaire son art, Maître Kuro hésite. Celle qui se rêve son élève sera-t-telle à la hauteur de ce qu'un tel enseignement exige ? Convaincu par sa sincérité et sa motivation, il fait d'elle sa disciple, lui imposant un quotidien de sacrifices et d'exigence à la recherche de l'harmonie et de l'équilibre parfaits : la voie du zen, clef de la maîtrise de leur art. Mais au fil des saisons, la proximité des deux êtres éveille en eux une sensualité qu'ils n'osent pas s'avouer.

    Le premier roman de Maxence Fermine, Neige, fait partie de mes romans préférés, de ceux que j'aime relire de temps en temps, tant il me touche par sa poésie. Après s'être essayé à d'autres styles littéraires, l'auteur renoue avec ce qui a fait la beauté de ce premier roman.

    Il nous initie à l’art subtil de la calligraphie, dont l'apprentissage du geste parfait nécessite discipline, silence et concentration. Il nous fait découvrir les rituels qui entourent la pratique de la calligraphie, du choix du matériel adéquat au dessin proprement dit.

    Pendant ma lecture, le temps était comme suspendu, j’ai eu l’impression d’entrer pleinement dans la philosophie du bouddhisme zen, de voir Maitre Kuro ratisser son jardin de gravier blanc et d’assister à ses séances de médiation. Mais le calligraphe, s’il fait preuve d’un flegme remarquable en toute circonstance, n’en est pas moins un homme. C’est d’ailleurs Yuna, par sa présence discrète et son travail assidu, qui va faire apparaitre toute la fragilité de cet homme lié à une autre femme par un serment d'amour éternel.

    Je pourrais en dire tant encore sur ce roman que j’ai adoré mais ce serait trop vous le dévoiler. Or, Zen est de ces romans que l’on déguste, confortablement installé dans son fauteuil de lecture préféré. Il touche tant par le réalisme et la complexité des personnages que par la beauté des décors qu'il décrit et nous transporte dans un autre temps, celui de la méditation et de la contemplation du monde.

    "Maitre Kuno [...] sait désormais, comme Yuna le lui enseigne chaque jour avec tant de délicatesse, que la plus belle des calligraphies est celle qu'on écrit à l'encre de ses doigts, tel un tatouage éphèmère, sur la peau de l'être aimé."

    Remerciement aux Editions Michel Lafon pour cette lecture.

    Zen – Maxence Fermine – Editions Michel Lafon – 2015

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