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    Au paradis des manuscrits refusés – Irving Finkel

    au paradis des manuscrits refusés,irving finkel,jc lattès,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,bibliothèque,manuscrit,édition,poésie,fiction,angleterre,royaume-unis,critique,chroniqueLa Bibliothèque des Refusés est un établissement des plus singuliers : elle recueille plus encore, elle sauvegarde tout texte ayant essuyé refus sur refus de la part des éditeurs. Littérature, poésie, mémoires, récits épistolaires... tous les écrits trouvent leur place sur les étagères de la Bibliothèque des Refusés. L'arrivée impromptue d'une insupportable bibliothécaire américaine, l'imposture d'une actrice se faisant passer pour une étudiante dans l'idée de voler des idées pour son prochain film, la menace de cambrioleurs convaincus de trouver là le gros lot, sans compter l'irruption de nombreux aspirants écrivains... autant de mésaventures qui viennent perturber l'ordre tranquille de la Bibliothèque.

    Un roman sur les livres va obligatoirement attirer mon regard. Quand, en plus, la bibliothèque dont il est question sort de l'ordinaire, la lectrice qui est en moi ne peut s'empêcher de le lire.

    Et je n'ai pas été déçue car le lieu est exceptionnel à plus d'un titre. Evidemment, l'idée seule de conserver des manuscrits qui ont été refusés par les éditeurs est déjà originale en soi mais il ne faut pas perdre de vue que l'étude de ces documents est l'objectif premier de la Bibliothèque des refusés. Ainsi, le personnel utilise des techniques très élaborées pour étudier le caractère gaucher ou droitier des auteurs refusés ou leur régime alimentaire, au cas où ces particularités expliqueraient les refus successifs. L'admission de manuscrits est également régie par des critères stricts, comme la présentation de lettres de refus dénigrantes, attestant d'un réel rejet du monde de l'édition. La bibliothèque, perdue dans la campagne anglaise, a aussi la particularité de cultiver son isolement, ce qui donne lieu à des scènes mémorables qui font fuir les quelques visiteurs qui osent s'aventurer au-delà du mur d'enceinte.

    Au paradis des manuscrits refusés est un roman complètement décalé, un véritable ovni littéraire au regard des romans qui sortent habituellement. On sent qu'Irving Finkel s'est amusé en écrivant ce récit loufoque et humoristique, n'hésitant pas à pousser son originalité jusqu'au bout, de façon totalement assumée. Les personnages sont atypiques, leur dévouement à la bibliothèque force le respect et les rends sympathiques.

    Outre son coté décalé, ce roman est aussi une réflexion sur le monde de l'édition. Cette Bibliothèque des refusés défend ainsi l'idée qu'il existe une quantité de bonnes histoires qui ne rencontreront jamais les lecteurs, simplement parce que les maisons d'édition ne les ont pas considérées comme suffisamment bankables. Elles qui ont tendance à publier des romans calibrés, soutenus par une campagne marketing destinée à booster les ventes. Ce roman ne refait évidemment pas le monde littéraire mais il a le grand avantage de nous faire sourire et de ne pas se prendre au sérieux.

    C'est peu dire que je ne m'attendais pas à ce type de roman de la part d'un philologue spécialiste de l'écriture cunéiforme, à priori plus habitué aux écrits scientifiques, mais le roman fut à la hauteur de ma surprise, excellent.

    Remerciement aux Editions JC Lattès pour cette lecture.

    Au paradis des manuscrits refusés – Irving Finkel – Editions JC Lattès – 2016 

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    Le contrat Salinger – Adam Langer

     Le contrat Salinger, Adam Langer, Super 8 Editions, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, lecteur, bibliothèque, contrat, auteur, romancier, éditionJournaliste au chômage, Adam Langer s’ennuie. Sa vie va un peu s'animer lorsque Conner Joyce, un auteur de thrillers qui assure péniblement la promotion de son dernier roman, se confie sur le contrat qu'il vient de signer. Un richissime homme d’affaires lui propose d’écrire un roman que lui seul pourra lire, moyennant une rétribution considérable et la signature d'un contrat d'exclusivité.

    En entamant ma lecture de ce roman, j'avais un peu oublié son résumé. Je me suis donc laissée porter par l'histoire. Très rapidement, on sent que quelque chose va se passer, que ce contrat douteux, s'il résout les problèmes d'argent de Conner, aura des conséquences. Tout l'enjeu sera de découvrir lesquelles.

    Si les personnages ne m'ont pas parus particulièrement sympathiques, l'originalité de l'histoire m'a tenu en haleine et m'a donné envie de découvrir la suite de ce récit étonnant. Sans parler de l'écriture fluide qui nous fait avaler les pages sans que l'on s'en rendre compte.

    Le contrat Salinger n'est pas un thriller au sens strict du terme. Construit comme ces poupées matriochkas qui cachent d'autres poupées en leur sein, l'auteur décline son idée originale sous différents aspects et nous propose des retournements de situation que l'on n'imagine pas un seul instant.

    Ce roman est aussi l'occasion de montrer un visage peu glamour de l'industrie du livre. Les maisons d'édition qui misent sur les romanciers bankables au détriment des jeunes auteurs, la course aux ventes, les secrets d'édition, la frustration bien légitime des auteurs, etc.

    Adam Langer, qui se met lui-même en scène dans ce roman, cite de nombreux auteurs célèbres tels que Harper Lee ou Salinger, nous donnant envie de les lire tous. Bon, il n'hésite pas à discréditer certaines auteurs connus au passage, mais Le contrat Salinger reste un roman intéressant, qui sort de l'ordinaire et apporte au lecteur une expérience de lecture originale.

    Remerciement aux Editions Super 8 pour cette découverte.

    Le contrat Salinger – Adam Langer – Super 8 Editions – 2015

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    Dans le livre des rêves – Mikkel Birkegaard

    Dans le livre des rêves, Mikkel Birkegaard, Fleuve Editions, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, 10-18, littérature danoise, Copenhague, bibliothèque, la librairie des ombresCopenhague, 1846. Tandis qu'une légende circule sur l'existence d'une mystérieuse bibliothèque où seraient conservés tous les ouvrages interdits par le Ministère du Livre, le jeune Arthur s'interroge sur le lien qui peut exister entre cette bibliothèque secrète et la mort inexpliquée de son père. Avec l'aide de Mortimer Welles, restaurateur de livres anciens et prêteur sur gages, il va tenter d'élucider ce mystère, et bien d'autres.

    En tant que lectrice passionnée, j'aime toujours les histoires où il est question de bibliothèques ou de librairies. J'avais d'ailleurs beaucoup aimé Prière d'achever de John Connolly ainsi que la série Le Cimetière des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon, auquel Dans le livre des rêves m'a fait penser par son aspect fantastique.

    Alors que La librairie des ombres m'avait laissé sur ma faim, je dois bien avouer que ce deuxième roman de Mikkel Birkegaard est bien meilleur. L'écriture est fluide et m'a rapidement emportée dans son sillage. Construit comme un roman policier, Dans le livre des rêves nous fait découvrir le Copenhague du 19e siècle tout en nous faisant vivre les aventures d'Arthur et Mortimer au fil de leurs découvertes et des énigmes à résoudre pour atteindre la Bibliothèque. Par l'originalité du récit, l'auteur a aussi réussi à me surprendre, ce que j'apprécie particulièrement.

    Mon seul regret est que le lecteur n'ait absolument aucune clé en sa possession pour élaborer des hypothèses et tenter de découvrir par lui-même le mystère de la bibliothèque, ce qui nous cantonne à un rôle passif.

    Une lecture qui nous immerge dans un monde où le livre est un objet précieux, vecteur d'émancipation et de démocratie, qu'il faut protéger. J'ai partagé cette lecture avec d'autres passionnées: Riz-Deux-ZzzFigaro, BooksandTeas, Karaokepda...

    Dans le livre des rêves – Mikkel Birkegaard – Fleuve Editions – 2013

    Du même auteur   :

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    Du nouveau en faveur de la lecture numérique !

    Depuis 2010, la Fédération Wallonie-Bruxelles a lancé un vaste Plan de développement numérique de la chaine du livre. Objectif avoué : contrer les géants américains de l’Internet et les sites de commerce en ligne implantés à l’étranger en proposant une offre numérique adaptée aux besoins des usagers.

    Trois outils ont été mis en place.

    Librel – Le portail numérique des librairies francophones belges

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    S'il met en avant les éditeurs et auteurs belges, on y trouve aussi d'autres maisons d'éditions françaises, anglaises et néerlandaises. Le lecteur de livres numériques y trouve plus de 200 000 références aux formats PDF ou epub, des livres payants ou gratuits, aux thématiques variées (littérature, Beaux-arts, voyage, cuisine, informatique, santé, etc.).

    » Ce que j’en pense

    D'une utilisation très facile, Librel fonctionne comme tout site commercial. L'utilisateur se crée un compte personnel et il sélectionne les livres qu'il place dans son panier. Le paiement s’effectue par carte bancaire (MasterCard, Carte bleue ou Visa).

    Le livre numérique est directement disponible au téléchargement et il suffit ensuite de le placer sur sa liseuse pour pouvoir en profiter.

     

    Lirtuel – La plateforme de prêt numérique du réseau de lecture publique

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,lecture numérique,ebook,librel,portail,librairie,lirtuel,fédération wallonie-bruxelles,site,internet,prêt,bibliothèque,numérique,belgique,france,eurekoi,réseau,bibliothécaire,documentalisteCet outil a pour objectif de permettre aux usagers du réseau de lecture publique belge d’emprunter des livres numériques de façon tout à fait gratuite. Le système permet de télécharger les ebooks sur tablette, liseuse, smartphone ou ordinateur.

    La particularité de ce système est liée au caractère « chronodégradable » du fichier téléchargé, ce qui signifie qu’il sera automatiquement retourné à la plateforme à la fin de la durée du prêt, soit au bout de 30 jours.

    L’usager peut emprunter jusqu’à 5 titres simultanément et peut réserver un titre qui n’est plus disponible, il sera alors prévenu par mail dès que celui-ci sera à nouveau empruntable.

    Actuellement, 516 références sont disponibles au prêt mais le gestionnaire de l’outil annonce une forte croissance dans les prochains mois puisqu’il veut atteindre les 1000 ebooks empruntables d’ici la fin de l’année 2015.

    Seule condition pour bénéficier de ce service : être membre d’une bibliothèque publique.

    » Concrètement…

    A partir du moment où votre bibliothèque publique est associée au réseau Samarcande, tout se passe très facilement. Il suffit de se créer un compte à partir du site Lirtuel et d’indiquer quelle est la bibliothèque que vous fréquentez. Celle-ci reçoit automatiquement un message l’invitant à valider votre demande.

    Arrivé à cette étape, il vous faut encore associer votre compte Lirtuel au type de liseuse que vous souhaitez utiliser. Pour ce faire, je vous conseille vivement de lire le guide de démarrage qui vous expliquera la procédure pas-à-pas.

    Il ne vous reste plus qu’à choisir vos prochaines lectures dans le catalogue classé par genres littéraires et par thématiques (cuisine, cinéma, prix littéraires, guides de voyages…). Pour ce faire, sélectionnez un livre, cliquez sur « emprunter » et vous recevrez un lien pour télécharger votre livre numérique.

    » Ce que j’en pense 

    Si les débuts ont été un peu chaotiques pour moi (ma bibliothèque ne faisait pas encore partie du réseau Samarcande), dès que ce fut chose faite, tout a fonctionné comme sur des roulettes et Lirtuel a définitivement été adopté !

    Je n’y vois que des avantages : un site facile d’utilisation, un catalogue varié et actuel, la possibilité de se constituer un liste de lecture ou de réserver un livre que l’on lira plus tard. Je trouve que ce site, s’il ne résoudra pas tous les problèmes, est une bonne initiative pour faciliter l’accès à la lecture numérique et pour contrer le flot d’ebooks qui circulent illégalement sur le net (et qui ne permettent pas aux auteurs de toucher leurs droits). Le caractère chronodégradable du fichier n’est pas un problème, surtout que ma liseuse Sony affiche un décompte des jours de lecture encore disponibles.

     

    Eurekoi - le réseau international francophone de réponses à distance

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,lecture numérique,ebook,librel,portail,librairie,lirtuel,fédération wallonie-bruxelles,site,internet,prêt,bibliothèque,numérique,belgique,france,eurekoi,réseau,bibliothécaire,documentalisteCe service gratuit permet à tout utilisateur de poser une question à un réseau de bibliothécaires formés à la recherche documentaire sur Internet et au sein de bases de contenus spécialisées. Ce site est le fruit d’un partenariat original entre 26 bibliothèques françaises et 21 bibliothèques de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui s’engagent à répondre aux questions dans les 72 heures.

    L’utilisation du site est très facile puisqu’il suffit de compléter un court formulaire pour poser une question. Un mail vous informe que votre question a été soumise au réseau de bibliothécaires, avec un lien qui vous permet de suivre le parcours de votre question jusqu'à la bibliothèque qui y répondra.

    » Ce que j’en pense

    En ce qui me concerne, ma question est passée de mains en mains et le délai de trois jours a été largement dépassé avant même qu’elle n’arrive dans une bibliothèque proche de mon domicile (ma question portant sur la littérature montoise).

    Cette expérience n’a donc pas été un succès pour moi puisque je n’ai toujours pas eu de réponse après 15 jours. Cela est peut-être lié au caractère récent du partenariat France-Belgique, le système ayant à faire ses maladies de jeunesse avant de trouver son rythme de croisière.

    Néanmoins, sur le principe, un réseau international francophone est intéressant, d’autant qu’il permet de poser des questions sur des thématiques très variées (en témoignent les exemples donnés sur le site) et non seulement littéraires.

    A re-tester dans quelques temps…

      

    Trois initiatives intéressantes pour soutenir les libraires indépendants et maisons d’éditions belgespromouvoir une lecture numérique respectueuse des auteurs et montrer un autre aspect du métier de bibliothécaire-documentaliste.

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    Un an avec ma liseuse

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,bibliothèque,liseuse,reader,sony,numérique,ebookIl y a tout juste un an, je m'offrais la liseuse Reader PRS-T3 de Sony.

    La situation était simple: je n'en pouvais plus de lire mes livres numériques sur l'ordinateur avec tous les inconvénients que cela suppose (trop forte luminosité, encombrement important lors des déplacements, etc.).

    Après moult recherches et comparaisons, mon choix s'est porté sur la marque Sony et je suis toujours aussi contente de mon achat.

     

     

    Les avantages que j'ai pu relever  :

    • la taille d'un livre de poche (vraiment)  ;
    • plus fin qu'un livre de poche et donc, encombrement minimum  ;
    • ultra léger ;
    • grande capacité de mémoire (idéal quand on part en vacances) + possibilité d'augmenter la capacité de stockage par l'ajout d'une carte microSD  ;
    • grande autonomie d'utilisation;
    • écran moins lumineux que celui d'un ordinateur, ce qui fatigue moins les yeux  ;
    • lecture au soleil possible Rigolant;
    • facilité d'utilisation (boutons + tactile)  ;
    • la plupart des formats de fichiers sont compatibles.

     

    Les petits plus, qui peuvent faire la différence  :livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,bibliothèque,liseuse,reader,sony,numérique,ebook

    • possibilité de prendre et d'enregistrer des notes de lecture, même si, pour ma part, je reste attaché à mon petit carnet de notes  ;
    • possibilité d'acheter des livres en ligne  ;
    • classement et affichage personnalisés  ;
    • housse de protection incluse dans la plupart des cas  ;
    • dictionnaire intégré;
    • taille de la police personnalisable pour un plus grand confort de lecture ;
    • possibilité d'annoter un livre;
    • écran de veille pour économiser l'énergie.

     

    Inconvénients  :

    • le mode d'emploi n'étant pas fourni avec l'appareil, j'ai eu quelques difficultés dans l'utilisation de certaines fonctionnalités  ;
    • le prix des livres numériques est, sauf exception, plutôt rédhibitoire. Je ne vois pas intérêt d'acheter un ebook au même prix qu'un grand format papier  ;
    • contrairement à d'autres marques de liseuses, le Reader de Sony n'est pas équipé d'une lampe intégrée, il faut donc se la procurer séparément  ;
    • la lecture de magazines en PDF demande beaucoup de manipulations (agrandissement de la partie que l'on veut lire, pas de vue d'ensemble).

     

    Nombreux sont les détracteurs de la lecture numérique, dont on dit qu'elle tuerait la filière du livre. Je pense surtout que les nouvelles technologies constituent l'occasion rêvée pour l'industrie du livre de faire sa révolution et de s'adapter à un monde et à un public qui changent.

    Pour la net generation, la lecture numérique peut être une porte d'entrée vers le livre, une étude ayant montré qu'une grande partie des personnes qui ont aimé un livre numérique iront l'acheter sur support papier ensuite. Et puis, l'important n'est-il pas que les gens lisent et achètent des livres? Le support est-il si important?

    Personnellement, j'aime trop le papier et l'objet "livre" pour passer complètement au numérique (comme en témoigne ma bibliothèque débordante) mais je dois bien avouer que la liseuse me permet de lire davantage, et notamment lorsque je suis en déplacement.

    Et vous, êtes-vous passé à la liseuse? Y voyez-vous des inconvénients majeurs?