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    La fée des glaces – Maxence Fermine

    Cover La fée des glaces.jpgAlors qu’il est en vacances au ski, Malo est pris dans un brouillard opaque qui l’éloigne de son moniteur et le laisse seul, totalement isolé du reste du monde. Tombé dans une crevasse, il découvre le Royaume des Ombres de l’hiver et rencontre Léa, la fée des glaces. La jeune fille est chargée de veiller sur les personnes qui se perdent en montagne et de leur montrer le chemin du retour à la vie réelle. Pour l’adolescent de 13 ans, ce retour ne se fera pas sans mal car il va devoir affronter ses plus grandes peurs.

    J’avais découvert Maxence Fermine avec son livre culte, Neige, qui fut un véritable coup de cœur. Et c’est une autre facette de l’auteur que je découvre avec La fée des glaces puisqu’il s’agit d’un roman jeunesse.

    L’auteur nous immerge dans un monde imaginaire fait de glaces et de neige, de magie et de féerie. Un univers fantastique peuplé de personnages étranges : un photographe nostalgique, des arbres qui dansent, un magicien un peu fou mais aussi des monstres issus des cauchemars d’enfants.

    Un conte moderne qui répond aux classiques du genre, avec des gentils qui aident les enfants à trouver leur chemin, les entrainant dans une farandole et parlant dans une langue imaginaire tandis que les méchants les pourchassent et volent leurs rêves. Comme toutes les fables, La fée des glaces comprend un aspect pédagogique, sa morale mettant l’accent sur l’importance de dépasser ses peurs, de se battre face à l’adversité et de ne pas juger une personne trop rapidement.

    Un très joli roman qui est un peu léger pour une lecture adulte mais qui nous permet de retrouver le monde de l’enfance et des rêves, ce qui ravit les grands enfants que nous sommes restés. Si La fée des glaces constitue le troisième tome des aventures de Malo au Royaume des Ombres, ce récit peut se lire tout à fait indépendamment des deux premiers épisodes. Mais, soyez prévenus, il vous donnera envie de découvrir les deux tomes précédents !

    Un court roman à mettre entre toutes les mains enfantines, d’autant qu’il est superbement illustré par Louise Robinson.

    Remerciement à Babelio et aux Editions Michel Lafon pour cette découverte.

    La fée des glaces – Maxence Fermine – Editions Michel Lafon – 2013 

    Du même auteur:

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    Delicious – Mark Haskell Smith

    Cover Delicious.jpgJoseph, jeune cordon-bleu hawaïen, gère une entreprise de cantine pour les tournages venus profiter de l’exotisme de son ile. Une ambiance familiale et détendue sur fond de paradis tropical. Dans le monde impitoyable du showbiz américain, cela ne pouvait pas durer. Pas avec big Jack Lucey, le roi du secteur sur la côte ouest, qui doit à ses méthodes expéditives d’être assis sur un paquet de dollars et se trimballe une redoutable réputation. Face au débarquement en force de ce magnat de la malbouffe, les hawaïens organisent une riposte inoubliable…

    Dépaysement total et bien de saison avec ce roman qui nous emmène sur les plages d’Hawaï.

    J’avoue avoir eu quelques difficultés à entrer dans ce roman et ce, pour plusieurs raisons. La première est liée au fait que les scènes de sexe sont omniprésentes alors qu’elles n’ont aucun rapport avec l’histoire et ne la servent même pas, distillant juste un vocabulaire vulgaire tout au long du roman.

    De plus, Delicious est un roman dense mais trop fragmenté (deux pages sont consacrées à un personnage puis deux pages sur tel autre, etc.), ce qui rend le rythme très lent, donnant l’impression de faire du sur-place.

    Enfin, ce qui m’a le plus ennuyé est le fait qu’à la moitié du roman, on en était  encore à poser le décor que l’on avait lu en trois lignes sur la quatrième de couverture. Mais je ne me suis pas démontée pour si peu et j’ai lu Delicious jusqu’au bout. Je voulais savoir quelle serait la riposte inoubliable des hawaïens face à l’invasion US ! Mais, de nouveau, j’ai été déçue par cette fameuse réaction, attendue pendant près de 350 pages et qui n’a rien de génial…

    En résumé, un livre sans véritable fond, beaucoup de blabla pour ne rien dire, et qui m’a ennuyé. C’est le premier roman que je lis de cet auteur et ce sera probablement le dernier…

    Merci à Babelio et aux Editions Payot & Rivages pour cette lecture.

     

    Delicious – Mark Haskell Smith – Editions Payot & Rivages – 2013 

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    Vibrato – Marie Dubosq

    Cover Vibrato.jpgÀ l’image d’un guide touristique, Vibrato nous fait découvrir les différentes lignes du métro parisien en les mettant en scène dans des histoires courtes. Le lecteur accompagne une femme dans ses déplacements souterrains qui sont autant de rencontres. On y croise des touristes, un guerrier, une raie mantra, un corbeau ; on y fait des découvertes étonnantes et on y vit des histoires d’amour éphémères…

    Et il s’en passe des choses dans le métro! Entre les coupures d’électricité, les scènes de ménage, les terroristes, les fous qui s’emparent du poste de conducteur… les navetteurs deviennent des héros des temps modernes, témoins privilégiés de l’évolution des mœurs et de la société. On est loin du métro-boulot-dodo !

    C’est le premier livre que je lis de cette auteure et j’ai été étonnée par la vitesse à laquelle elle arrive à nous plonger dans un autre monde. Quelques mots suffisent à nous immerger dans le quotidien d’une personne, au plus profond de ses pensées. Avec un petit retour historique puisque Vibrato nous fait voyager dans le temps, entre 1943 et 2020, en passant par l’époque actuelle.

    J’ai trouvé que les références à la violence étaient assez nombreuses même si elle prend différentes formes (querelle entre époux, terrorisme, guerre, meurtre…). Ça n’est pas spécialement dérangeant dans la mesure où l’auteure ne tombe pas dans l’excès ni dans le pathos mais cela m’a étonné. Je me suis demandé si cette violence était uniquement issue de l’imagination fertile de l’auteure ou si elle reflétait une certaine réalité.

    Vibrato, c’est aussi une succession d’histoires qui se renvoient la balle - une réflexion entamée dans une nouvelle se termine ou trouve sa réponse dans une autre. La dernière nouvelle faisant référence à des histoires précédentes, nous permettant ainsi de comprendre certains éléments restés flous. On retrouve également un autre fil conducteur : la narratrice, ce personnage qui emprunte ces différentes lignes de métro et qui nous raconte ce qu’il s’y passe. C’est la première fois que je lis un recueil qui présente ce type de structure et j’ai trouvé ces liens vraiment intéressants. Par contre, contrairement à d’autres recueils d’histoires courtes, cela signifie que Vibrato doit être lu dans l’ordre déterminé par l’auteure et non au gré des envies du lecteur, qui risquerait alors de passer à côté de certaines choses.

    Bref, un recueil sympathique, qui ne bouleverse pas le genre, mais qui se laisse lire…le temps d’un trajet en métro !

    Remerciement particulier à Babelio et aux Editions Bruit Blanc pour cette découverte.

    Vibrato – Marie Dubosq – Bruit Blanc – 2011