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    Le contrat Salinger – Adam Langer

     Le contrat Salinger, Adam Langer, Super 8 Editions, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, lecteur, bibliothèque, contrat, auteur, romancier, éditionJournaliste au chômage, Adam Langer s’ennuie. Sa vie va un peu s'animer lorsque Conner Joyce, un auteur de thrillers qui assure péniblement la promotion de son dernier roman, se confie sur le contrat qu'il vient de signer. Un richissime homme d’affaires lui propose d’écrire un roman que lui seul pourra lire, moyennant une rétribution considérable et la signature d'un contrat d'exclusivité.

    En entamant ma lecture de ce roman, j'avais un peu oublié son résumé. Je me suis donc laissée porter par l'histoire. Très rapidement, on sent que quelque chose va se passer, que ce contrat douteux, s'il résout les problèmes d'argent de Conner, aura des conséquences. Tout l'enjeu sera de découvrir lesquelles.

    Si les personnages ne m'ont pas parus particulièrement sympathiques, l'originalité de l'histoire m'a tenu en haleine et m'a donné envie de découvrir la suite de ce récit étonnant. Sans parler de l'écriture fluide qui nous fait avaler les pages sans que l'on s'en rendre compte.

    Le contrat Salinger n'est pas un thriller au sens strict du terme. Construit comme ces poupées matriochkas qui cachent d'autres poupées en leur sein, l'auteur décline son idée originale sous différents aspects et nous propose des retournements de situation que l'on n'imagine pas un seul instant.

    Ce roman est aussi l'occasion de montrer un visage peu glamour de l'industrie du livre. Les maisons d'édition qui misent sur les romanciers bankables au détriment des jeunes auteurs, la course aux ventes, les secrets d'édition, la frustration bien légitime des auteurs, etc.

    Adam Langer, qui se met lui-même en scène dans ce roman, cite de nombreux auteurs célèbres tels que Harper Lee ou Salinger, nous donnant envie de les lire tous. Bon, il n'hésite pas à discréditer certaines auteurs connus au passage, mais Le contrat Salinger reste un roman intéressant, qui sort de l'ordinaire et apporte au lecteur une expérience de lecture originale.

    Remerciement aux Editions Super 8 pour cette découverte.

    Le contrat Salinger – Adam Langer – Super 8 Editions – 2015

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    Jolie libraire dans la lumière – Frank Andriat

    Jolie libraire dans la lumière, Frank Andriat, Desclée de Brouwer, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, belge, librairie, libraire, accident, lecture, auteur, Bruxelles, BelgiqueMaryline est libraire à Bruxelles. Avant que son commerce n’ouvre, elle entame la lecture d’un roman d’un auteur inconnu. Dans un train va la bouleverser tant l’histoire du livre se superpose à son histoire personnelle. Et en nous livrant quelques passage de ce roman, Frank Andriat cultive l’ambiguïté chez le lecteur également, jusqu’à l’élément qui lui permettra de comprendre ce qui se joue pour Maryline.

    Pour les lecteurs assidus, Jolie libraire dans la lumière est un petit bijou. Les livres y sont présentés comme des trésors ou des temples à découvrir, un remède face à la solitude et un moyen d’évasion. Les mots utilisés par l’auteur laissent penser qu’il est lui-même un amoureux des livres et des librairies tant il en parle avec passion. Dans ce roman, les livres deviennent aussi vecteurs de rencontre car le roman qui émeut tant Maryline va être à l’origine de plusieurs rencontres décisives.

    Jolie libraire dans la lumière commence lentement, baignant le lecteur dans le quotidien de Maryline, pour ensuite connaitre une accélération soudaine et, enfin, un retour à un rythme normal. Tout cela donnant des envies contradictoires, à la fois de connaitre la fin mais aussi de laisser durer le plaisir de lecture. Parce qu’il faut bien avouer que cet auteur belge que je lis pour la première fois a une très belle écriture. Frank Andriat met l’accent sur la lumière, qui illumine tous les décors, mais aussi sur la personnalité de Maryline, particulièrement sensible à ce qui l’entoure. J’ai été touchée par la douceur, la poésie et la tendresse qui se dégagent de ce récit, truffé de jolies phrases que l’on voudrait garder en mémoire.

    Le seul élément qui a légèrement entamé mon enthousiasme pour ce livre concerne les coïncidences et révélations qui arrivent en fin d’ouvrage, qui me semblent un peu exagérées. Heureusement, cette dernière impression est balayée par une sensation générale agréable et le plaisir que j’ai pris à lire cette histoire.

     

    « […] elle ferme les yeux et se laisse envahir par les mots qui s’échappent des livres posés sur les tables, qui se transforment en papillons pour voler dans la pièce et l’habiller d’histoires »

     

     Jolie libraire dans la lumière Frank Andriat – Editions Desclée de Brouwer – 2012

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    Le best-seller de la rentrée littéraire – Olivier Larizza

    le best-seller de la rentrée littéraire,olivier larizza,andersen & co,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,écriture,rentrée littéraire,auteur,romancierOctave Carezza, écrivain de 37 ans, rêve d’écrire un best-seller et de trouver l’amour. Il lui arrive moult aventures rocambolesques avec ses lectrices, ses éditeurs, ses confrères croisés dans les salons du livre, cette drôle de dame qui s’appelle Inspiration ou encore l’e-book, invention fabuleuse qui va révolutionner nos vies avant de nous pousser à faire la révolution… Avec un sens de l’humour irrésistible, Olivier Larizza brosse une satire épatante de nos mœurs littéraires.

    Le best-seller de la rentrée littéraire, s'il n'est pas aussi épatant que l'annonce la couverture, comporte de bons et de mauvais côtés.

    Dans le positif, je citerai les nombreuses références littéraires, les jeux de mots et quelques belles trouvailles dans les dialogues, qui font sourire. Le découpage du roman en chapitres est intéressant dans la mesure où il fait penser à une série où chaque épisode traite d'un sujet précis. On y découvre les relations difficiles qui unissent l'auteur à son éditeur, les coulisses des salons du livre (rencontres entre auteurs, dédicaces...), une réflexion sur le phénomène de «  rentrée littéraire  », etc.

    En ce qui concerne le thème du roman, on ne peut pas dire qu'Olivier Larizza fasse dans l'originalité. L'écrivain en quête de l'âme soeur/d'inspiration/d'argent a déjà fait l'objet d'un grand nombre de romans, comme ceux de Jean-Fabien ou de Steve Hely pour ne citer qu'eux, ce qui rend celui-ci peu intéressant. Le ton humoristique et décalé qui est annoncé aurait pu le sauver mais, là encore, l'auteur ne nous offre que du déjà vu. Un livre se lit facilement et rapidement mais qui m'a pas convaincue.

    Le best-seller de la rentrée littéraire – Olivier Larizza – Editions Andersen & Co – 2014

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    Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat – Edgar Kosma

    Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat, Edgar Kosma, Onlit, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, Belgique, belge, chat, amour, légende, Bruxelles, surréalisme, auteurBenoit D. a 35 ans et un chat que son ex-compagne a abandonné chez lui en le quittant. Un soir, alors qu’il traine dans un bar, il entend une légende urbaine selon laquelle les chats prennent le tram la nuit pour aller se délecter des poubelles des meilleurs restaurants de la ville. Cette histoire le trouble tellement qu’il va suivre son chat lors de ses déambulations nocturnes et se retrouver ainsi dans des situations rocambolesques.

    Un roman qui a du rythme mais dont la narration originale m’a plus d’une fois décontenancée. Edgar Kosma prend des détours étonnants pour raconter cette histoire, accumulant les détails insignifiants et les situations étranges. En lisant Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat, j’ai eu l’impression d’être hors du temps grâce à cette plume qui apporte fraicheur et caractère à la littérature contemporaine. Une découverte que je prolongerais volontiers avec d’autres écrits de cet auteur belge, histoire de sortir des sentiers battus et de me laisser porter par son imagination débordante.

    Remerciement à Onlit Editions pour cette surprenante lecture. 

    Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat – Edgar Kosma – Onlit Editions – 2015

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    L’infini livre – Noëlle Revaz

    Cover L'infini livre.jpgJenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants.

    La lecture est une rencontre entre un auteur et un lecteur. Dans le cas de L’infini livre, la rencontre tant attendue ne s’est pas produite. En refermant ce roman, c’est l’incompréhension qui m’habite car je n’ai pas réussi à entrer dans l’imaginaire de Noëlle Revaz.

    Imaginez une société dans laquelle le livre se résume à une couverture, où le contenu n’a plus d’intérêt et doit même rester secret, où lire et se confronter à la pensée d’autrui est mal vu. De toute façon, lire n’a plus grand intérêt puisque les écrivains piochent dans des banques de phrases et d’expressions toutes faites pour créer leurs livres, les réduisant ainsi en une compilation de mots sans sens. On croirait rêver (ou cauchemarder plutôt)…

    Un roman surréaliste qui est une satire du monde du livre et de l’édition mais aussi une réflexion sur la culture, les multiples écrans remplaçant la connaissance grâce aux recherches instantanées qu’ils permettent. Noëlle Revaz pousse à l’extrême le fonctionnement de notre société actuelle dans ce roman étrange, sans véritable histoire mais dont le style, plutôt visuel, est intéressant. Par contre, je déplore l’aspect répétitif des propos, qui donne l’impression de ne pas avancer et emporte le lecteur dans le marasme dans lequel le monde du livre est ici plongé.

    Et si la quatrième de couverture annonce un roman « entre inquiétude et rire », c’est plutôt la consternation qui m’a habitée tout au long de la lecture. Un roman qui ne retiendra pas plus mon attention.

     

    L’infini livre – Noëlle Revaz – Editions Zoe – 2014