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    Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,le liseur du 6h27,jean-paul didierlaurent,au diable vauvert,folio"Pour tous les voyageurs présents dans la rame, il était le liseur, ce type étrange qui, tous les jours de la semaine, parcourait à haute et intelligible voix les quelques pages tirées de sa serviette."

    Guylain Vignolles a 36 ans. Il est opérateur en chef dans une usine de recyclage, aux commandes d'une machine infernale qui pilonne les livres invendus pour en faire une mélasse épaisse. Chaque jour, il sauve quelques pages du pilon, qu'il lit ensuite aux passagers du RER. Cette activité va l'amener à faire des rencontres étonnantes, improbables et totalement inattendues.

    Premier roman de Jean-Paul Didierlaurent, Le liseur du 6h27 est plutôt déroutant. Et s'il a été encensé par la critique à sa sortie, personnellement, je n'ai pas particulièrement accroché à ce roman.

    Le personnage principal n'est pas vraiment sympathique, mal dans sa peau et manquant de confiance en lui, il a une vie monotone et sans saveur. L'auteur nous détaille pourtant par le menu ses journées de travail et toutes les caractéristiques de la machine infernale sur laquelle Guylain travaille. 

    La lecture des quelques feuillets qu'il sauve va lui permettre de se sentir plus vivant, de s'ouvrir aux autres et, avec un petit coup de pouce, d'oser aller à la rencontre d'une personne qui va probablement changer sa vie.

    Le liseur du 6h27 est un roman que je voulais lire depuis longtemps. Sorti de ma PAL à l'occasion de quelques jours de congés, il me laisse cependant sur ma faim tant l'histoire est prévisible et le style inexistant. Je ne comprends pas pourquoi un tel ramdam a été fait autour de ce livre, qui a agréablement accompagné une journée ensoleillée mais qui est loin du chef d'oeuvre. 

     

    Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent - Editions Au diable vauvert - 2014

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    La vie sauvage - Thomas Gunzig

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,littérature belge,thomas gunzig,la vie sauvage,rentrée littéraire 2017,au diable vauvertBébé rescapé d’un accident d’avion, Charles grandit dans la jungle africaine. Retrouvé par hasard le jour de ses seize ans et ramené à sa famille, il va découvrir la civilisation dans une petite ville du nord de l’Europe. La rage au ventre, il mettra tout en oeuvre pour retourner d’où il vient et où l’attend l’amour de sa vie. 

    Charles est le narrateur de ce roman où il raconte son arrivée dans un monde aux mœurs qu'il ne connait pas. Il pose un regard extérieur sur nos vies en métropoles et nous donne à voir notre quotidien sous un angle différent. Le monde qu'il découvre est gris, terne et exempt de nature. Mais, il est surtout frappé par la violence et la brutalité gratuites qui fait notre quotidien.

    L'auteur ancre réellement son personnage dans la vie actuelle puisque le jeune homme a été découvert grâce à Google Maps et qu'il va très vite comprendre les rouages des réseaux sociaux et d'internet, les utilisant même contre son entourage.

    La personnalité de Charles est particulièrement énigmatique et son comportement manipulateur rend toute forme d'attachement difficile. Alors qu'il a grandi en pleine jungle africaine, il a un niveau de vocabulaire et une culture littéraire impressionnants, citant Baudelaire, Verlaine ou Apollinaire tout à fait naturellement. En tant que lecteur, ces références sont intéressantes mais difficiles à imaginer dans la bouche d'un adolescent, qui a grandi dans la forêt qui plus est.

    J'ai été un peu déçue par cette lecture. Je trouve que le fond n'apporte rien d'original à une thématique déjà mille fois abordée et je déplore le recours à certaines facilités peu convaincantes.

    Un roman sombre et très critique envers notre société.

     

    Remerciement aux Editions Au diable vauvert pour cette lecture.livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,littérature belge,thomas gunzig,la vie sauvage,rentrée littéraire 2017,au diable vauvert

    La vie sauvage - Thomas Gunzig - Au diable vauvert - 2017

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    Manuel de survie à l'usage des incapables – Thomas Gunzig

    Cover Manuel de survie à l'usage des incapables.jpgEntre réalisme et fantastique, ce roman nous fait entrer dans un univers pour le moins étrange. Dans un futur qui ne semble pas très lointain, il nous plonge dans un monde où les travers de notre époque sont exacerbés.

    La société de consommation étend ses tentacules dans tous les domaines de la vie quotidienne, où les règles de la grande distribution s’érigent en mode de vie. Tout est considéré comme une marchandise, aussi bien les êtres humains, interchangeables à souhait, que les animaux, affublés de code à barres et propriétés de marques commerciales.

    L’être humain est génétiquement modifié et doté des qualités de certains animaux (endurance, combativité…). On assiste alors à des situations irréelles : une femme donne naissance à des loups, une autre a les caractéristiques physiologiques d’un serpent venimeux…

    Un roman qui intrigue et qui pose de nombreuses questions quant à l’évolution du monde dans lequel nous vivons. Tout comme George Orwell l’avait fait avec 1984, Thomas Gunzig imagine ce que sera la vie sur terre dans les années à venir si le monde s’obstine sur la voie actuelle. Ce Manuel de survie à l’usage des incapables est en fait une mise en garde, sous forme de dystopie, pour les générations futures tout autant que pour nous.

    J’ai été agréablement surprise par ce premier roman que je lis de Thomas Gunzig. Si le démarrage se fait sur des chapeaux de roues, la suite est plus posée mais nous réserve quelques beaux rebondissements auxquels on ne s’attend pas. Agrémenté de répliques de films d’Arnold Schwarzenegger et de références à Léon Tolstoï, ce manuel de survie n’est malgré tout pas à suivre au pied de la lettre si vous voulez rester en vie. Conseil d’ami Clin d'œil

     

    Manuel de survie à l’usage des incapables – Thomas Gunzig – Au diable vauvert – 2013 

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    Le libraire – Régis de Sa Moreira

    Cover Le libraire.jpgLes libraires constituent un peuple un peu particulier. Passionnés de livres, ils vivent en dehors de la réalité, dans leur monde. C’est aussi ainsi que vit Le libraire de Régis de Sa Moreira. Être solitaire, il tient une boutique dans une grande ville qui compte déjà nombre de librairies. Mais le libraire (ainsi nommé dans le roman, il n’a pas de nom) n’est pas un commerçant ordinaire car il a choisit un créneau particulier : il « refusait de vendre de la merde ». En conséquence, notre ami lit tous les livres qu’il vend. D’ailleurs, certains rayons sont moins fournis que d’autres, comme celui des guides de voyages par exemple. Il faut dire que le libraire ne voyage pas beaucoup, tout occupé à garder sa librairie ouverte jour et nuit (vous imaginez si un client désespéré trouvait porte close en pleine nuit ? Quelle catastrophe !). En parlant de clientèle, on peut dire que la boutique attire une faune un peu particulière, notre libraire n’hésitant d’ailleurs pas à fuir les clients qu’il ne veut pas voir ou à les expulser volontairement.

    Voilà posé le cadre de ce roman original. Sans véritable histoire, chacun des chapitres aborde un aspect de la personnalité du libraire ou s’attarde sur une catégorie de clients. En fait, ce roman me fait penser à une série télévisée où chaque épisode, s’il met en scène les mêmes protagonistes, n’en est pas moins différent et sans lien avec le précédent.

    L’auteur nous immerge dans un monde magique où les livres ont une vie propre : ils dorment, se nourrissent et réagissent aux comportements des clients. Mais il semble que les rêveries du libraire ne sont qu’un prétexte pour parler de sujets qui nous touchent tous : Dieu, la religion, l’amour, l’amitié, la solitude ou la place de la littérature dans notre vie. Le libraire, sans véritable attache, s’est construit un monde dans lequel les étagères de livres sont des remparts contre la solitude, où les devises et règles le rassurent et lui permettent de faire face à un monde qui lui est étranger.

    J’attendais beaucoup de ce livre, je pensais que l’on y parlerait littérature et que je me retrouverais dans ce libraire passionné de livres. Pas du tout. Les quelques titres cités n’ont aucun intérêt et il est surtout question du rapport entre le libraire et sa clientèle extravagante. De plus, je n’ai pas réussi à sortir de la lecture au premier degré et le coté décalé/irréel de ce roman n’a pas réussi à me toucher. Cette lecture m’a placée dans une certaine tension, une attente qui n’a finalement pas été comblée par manque d’action.

    Par contre, j’ai un vrai coup de cœur pour la couverture de la version de poche. Je ne connais pas de meilleur moyen de savourer un bon livre qu’en l’accompagnant d’une boisson chaude (chocolat ou thé), au coin du feu.

     

    Le libraire – Régis de Sa Moreira – Au diable vauvert – 2004 le libraire,régis de sa moreira,au diable vauvert,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,livres,tisane,bibliothèque,lire,librairie,lecture,livre de poche

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