apocalypse

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    Fin(s) du monde – Les Artistes Fous Associés

    Cover Fins-du-monde-du-Collectif-Les-Artistes-Fous-Associés.jpgAlors que la fin du monde nous est régulièrement rappelée et se rapproche dangereusement, il est étonnant de constater que l’Homme reste les bras ballants et  sans réaction. Ce recueil de nouvelles nous propose vingt récits pour en finir une bonne fois avec l’apocalypse, s’en approcher pour mieux l’apprivoiser.

    Ceux et celles qui me lisent régulièrement savent que je ne suis pas amatrice de science-fiction. C’est donc avec quelques craintes que je me suis lancée dans la lecture de ce recueil. Mais là où je m’attendais à des récits complètement délirants et à mille lieues de la réalité, j’ai été agréablement étonnée par ce recueil que j’ai lu sans me lasser.

    Au-delà de la disparition de l’humanité, il est plusieurs fois question de la fin de vie personnelle (par le biais de la folie, de la dépression, du suicide ou d’un changement de vie). De façon générale, ce collectif d’auteurs amateurs nous propose plusieurs fins du monde possibles, variant les thèmes et la longueur des textes, ce qui devrait plaire au plus grand nombre.

    Évidemment, j’ai moins aimé les histoires de zombies mais plusieurs nouvelles ont su attirer mon attention en raison de la pointe d’humour que les auteurs ont insufflé à leur histoire. Je pense notamment à De terre et de sang (Dame nature après avoir tout donné au monde, s’épuise et agonise), au Contrat (un démon vend l’éternité à un être humain en négociant ce privilège comme un contrat), Clic ! ou , ces trois derniers textes étant, je l’ai découvert ensuite, d’un même auteur belge de fiction, Southeast Jones.

    Avec ce premier recueil, Les Éditions des Artistes Fous voulaient offrir au lecteur une expérience éloignée des produits formatés et je pense que le pari est gagné. En tout cas, de mon côté, j’ai pris plaisir à lire ce recueil de nouvelles apocalyptiques agrémentées d’illustrations variées.

    Remerciement aux Editions des Artistes fous pour cette lecture.

    Fin(s) du monde – Les artistes fous associés – Editions des Artistes fous – 2012

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    Un monde idéal où c'est la fin – J. Heska

    Cover Un monde ideal où cest la fin.jpgBienvenue dans le monde idéal ! Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. […] Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte !

    Ce recueil nous présente donc cent nouvelles sur le thème du monde idéal. Mais ce n’est pas vraiment le monde tel que l’on aimerait le voir dans l’avenir. Dans le monde idéal de J. Heska, les chats ont envahis tous les espaces, les zombies ont pris le contrôle de la ville, le soleil tue la vie sur terre par sa chaleur trop forte, les humains subissent une perte de mémoire collective, sont considérés comme du bétail pour les vampires ou ont complètement disparus (à vous de choisir)… Rien que du positif ! Si le ton se veut humoristique, j’ai éprouvé beaucoup de difficultés à prendre ces histoires au second degré. L’auteur nous propose plusieurs avenirs possibles, tous plus surréalistes et apocalyptiques les uns que les autres. Tout cela ne m’a pas fait rire et m’a plutôt dérangé…

    Pour la petite histoire, ces nouvelles ont tout d’abord été publiées sur Internet sous la forme de billets humoristiques. Et si je comprends l’engouement des internautes pour ces petites histoires de fin du monde qui peuvent faire sourire, je m’interroge sur l’intérêt d’une telle compilation en un recueil. Le très grand nombre de nouvelles et leur mini format nous embrouille rapidement et ne nous permet plus de les distinguer les unes des autres.

    Le sens de lecture est libre puisque l’on peut aussi bien découvrir ces cent nouvelles dans l’ordre choisi par l’auteur ou les picorer au gré de nos envies puisque les nouvelles n’ont que peu de liens les unes avec les autres, mis à part quelques personnages que l’on retrouve dans plusieurs histoires.

    J’ai apprécié la capacité de J. Heska à cultiver l’art de la chute qui nous désarçonne à tous les coups mais la structure trop répétitive des nouvelles a eu raison de moi. Et malheureusement, les thèmes abordés (réchauffement climatique, pollution de l’eau, manipulation de masse…) ne sont pas suffisamment approfondis pour susciter une véritable réflexion.

    Voici donc un recueil de nouvelles qui n’a pas su remporter mon suffrage, malgré une idée de base intéressante, proche de ce que d’autres auteurs ont pu écrire (je pense notamment à Bernard Werber et son Arbre des possibles qui vise à imaginer les futurs possibles de l’humanité).

    Au moins, l’auteur est clair sur ses intentions puisque la quatrième de couverture annonce « Un livre parfait pur un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage ! » Une lecture-détente idéale donc pour qui aime les ambiances de fin du monde…

    Remerciement aux Editions Seconde Chance pour m’avoir permis de donner un avis personnel sur cette lecture.

    Un monde idéal où c’est la fin – J. Heska – Editions Seconde Chance – 2013