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    Automne – Mons Kallentoft

     Automne, Mons Kallentoft, Le serpent à plumes, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, enquête, policier, hiver, Suède, Malin Fors, alcool, suédois, avis, chroniqueLa pluie automnale rafraîchit les douves du château de Skogsa, où flotte le corps de Jerry Petersson. Arriviste et arrogant, ce riche avocat comptait bon nombre d’ennemis. Mais lequel l’a poignardé? Rapidement, Malin Fors soupçonne les Fagelsjo, anciens propriéaires du château.

    Hiver, du titre du premier roman de Mons Kallentoft, m'avait laissée sur ma faim. J'ai néanmoins choisi de laisser une seconde chance à cet auteur suédois en lisant un autre livre de sa série saisonnière.

    Plusieurs éléments sont communs aux deux romans. Ainsi, l'auteur joue sur l'atmosphère automnale, les feuilles mortes, le brouillard et les nuages bas et gris compliquant fortement la tâche des policiers. Comme dans Hiver, le mort parle du fond de sa tombe et commente l'avancement de l'enquête. Malheureusement, cet élément, s'il a pu étonner la première fois, perd de son intérêt à force de répétition. De nouveau, je déplore le côté trop descriptif de ce roman qui nous raconte, par le menu, le passé des différents protagonistes, rendant Automne particulièrement ennuyeux.

    Si l'histoire et le traitement qu'en fait l'auteur n'ont pas emportés mon adhésion, on peut espérer que l'enquêtrice principale va me réconcilier avec Mons Kallentoft. Même pas. En guise d'enquêtrice de choc, voici Malin Fors, 35 ans, alcoolique et incapable de communiquer efficacement avec son entourage. Je n'ai pas réussi à m'attacher à cette femme qui passe son temps à boire et à s'apitoyer sur son sort, sans rien faire pour sortir de la situation dans laquelle elle s'est mise seule.

    La lecture de ce roman a été particulièrement difficile en raison de sa lenteur. Je ne pense pas que ma route croisera celle de Mons Kallentoft de sitôt.

    Automne, Mons Kallentoft, Le serpent à plumes, livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, enquête, policier, hiver, Suède, Malin Fors, alcool, suédois, avis, chroniqueAutomne – Mons Kallentoft – Editions Le serpent à plumes – 2011

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    Je ne renie rien – Françoise Sagan

    Cover Je ne renie rien.jpgFrançoise Sagan est devenue un mythe. Ce livre d’entretiens nous dévoile l’auteure sous un autre jour, dépassant la légende pour nous faire découvrir la femme et ses opinions. Il compile les interviews de l’auteure de 1954 à 1992.

    Tout commence en 1954. Françoise Sagan a 19 ans lorsqu’elle connait un succès fulgurant avec son premier roman, Bonjour tristesse. C’est aussi à cette période que commence Je ne renie rien. La jeune fille revient sur cette réussite qu’elle peine à expliquer, elle qui a connu une scolarité chaotique, émaillée de nombreux échecs. Propulsée du jour au lendemain à la tête d’une fortune colossale qu’elle dépense sans compter, elle s’autorise tous les excès, défrayant régulièrement la chronique. Sur ce sujet, les propos de l’auteur sont quelques peu contradictoires, estimant d’une part que le "phénomène Sagan" a été construit par les journalistes sans qu’elle se reconnaisse dans cette réputation mais avouant, d’autre part, aimer la vitesse, la fête et l’alcool.

    Ses propos dénotent d’une vie libre, sans contraintes, que l’on retrouve dans tous les aspects de sa vie. L’auteur refusait les attaches matérielles, privilégiant l’insouciance et la spontanéité à la sécurité et à la routine. J’ai été étonnée de découvrir chez elle un penchant poussé pour la solitude, alors qu’on la disait plutôt noceuse.

    Un livre où Françoise Sagan parle sans tabou de la sexualité, de sa fortune, de son addiction au jeu et à l’alcool mais aussi de ses opinions politiques et de son engagement pour certaines causes.

    J’ai été particulièrement touchée de découvrir avec quelle passion Françoise Sagan parle des auteurs qui l’ont marquée (Camus, Sartre…) mais aussi étonnée de l’étendue de ses connaissances en matière de littérature classique (elle cite à plusieurs reprises les œuvres de Proust et Balzac). Cet amour des belles lettres est contagieux et donne envie de lire encore plus. D’ailleurs, je la rejoins lorsqu’elle dit que "la seule chose qui me donne des regrets, c’est que je n’aurai pas le temps de lire tous les livres que j’ai envie de lire". Ce livre est aussi l’occasion pour elle de revenir sur son travail d’écriture et ses nombreuses publications tout en livrant ses réflexions sur la littérature contemporaine et le monde de l’édition.

    Loin du mythe qui a été construit autour de Françoise Sagan, Je ne renie rien nous fait découvrir une femme ouverte, d’une sensibilité à fleur de peau, amoureuse de la vie et de l’humain, passionnée de littérature et de musique. Une belle personne trop souvent réduite à ses frasques.

    Remerciement aux Editions Stock pour cette lecture.

    Je ne renie rien – Françoise Sagan – Editions Stock – 2014

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