Littérature étrangère

  • 1 commentaire

    Mon amie Adèle - Sarah Pinborough

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Sarah Pinborough, Mon amie Adèle, Préludes EditionsUn soir de solitude, Louise rencontre David dans un bar. Mais elle découvre le lendemain qu'il n'est autre que le nouveau psychiatre du cabinet dans lequel elle est secrétaire. Parallèlement, elle va aussi faire la connaissance d'Adèle, l'épouse de David, qui va devenir son amie. Finalement, une relation étrange va se mettre en place entre ces trois personnages, dont Louise va être le pion central.

    Avec Mon amie Adèle, je découvre une auteure qui m'était jusque là inconnue mais qui mérite que l'on s'y attarde tant sa capacité à faire durer le suspense est incroyable.

    Voilà un roman qui traite principalement de la manipulation psychologique qu'exerce Adèle sur Louise. Une manipulation poussée à son paroxysme, qui met Louise dans une position de dépendance envers David et Adèle dont elle n'arrive pas à se défaire et dont le lecteur ne comprend pas l'objectif. 

    A la lecture, on sent que Sarah Pinborough prend plaisir à jouer avec le lecteur, lorsqu'elle tarde à dévoiler certains secrets, qu'elle le laisse dans l'attente. De façon générale, on ressent vaguement que quelque chose de sordide se joue sous nos yeux mais sans arriver à cerner exactement ce dont il s'agit.

    Bref, un roman complètement flippant... jusqu'au final qui tombe comme un soufflé. Quelle déception d'arriver à une chute pareille, totalement surréaliste et invraisemblable! Alors que j'ai adoré le développement, le dénouement de cette histoire me laisse sur ma faim.

    Bon, j'aurai peut-être dû me renseigner un peu plus avant de lire Mon amie Adèle. Je viens de découvrir que Sarah Pinborough a préalablement écrit sept autres romans fantastiques. Ça aurait dû me mettre sur la voie...

     

    Je remercie néanmoins les Editions Préludes pour cette lecture.

    Mon amie Adèle - Sarah Pinborough - Editions Préludes - 2017

  • 0 commentaire

    Le joueur de billes - Cecelia Ahern

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Cecelia Ahern, Le joueur de billes, MiladyLorsque Sabrina Boggs tombe par hasard sur une mystérieuse collection de billes ayant appartenu à son père, elle réalise soudain qu’elle ne sait rien de l’homme avec qui elle a grandi. Et cet homme dont la mémoire part à la dérive ne peut pas l’aider : il a lui-même oublié qui il était. Sabrina ne dispose que de vingt-quatre heures pour déterrer les secrets de l’homme qu’elle croyait connaître. 

    A travers ce roman, nous accompagnons toute la vie de Fergus Boogs, de son enfance avec ses frères, au vieil homme qu'il est devenu, victime d'un AVC et sujet aux pertes de mémoire. On se prend d'affection pour ce personnage dont toute la vie est marquée par les jeux de billes, auxquels il est particulièrement bon mais qui a tout oublié, ou presque.

     J'ai trouvé intéressant de voir comment Fergus en est arrivé à devoir cloisonner les différents aspects de sa vie, et en particulier à cacher sa passion pour les billes à son entourage. Finalement, Le joueur de billes est l'histoire triste d'un homme obligé de mentir en permanence, qui mène une double vie et qui ne sait comment sortir de cette situation.

    Je ne m'y attendais pas mais Le joueur de billes est un roman très émouvant, qui m'a arraché des larmes plus d'une fois tant l'auteur arrive à nous faire ressentir le désarroi de Fergus. Cecelia Ahern place aussi le lecteur dans la peau de Sabrina, la fille de Fergus, qui découvre tout un pan de la vie de son père qui lui était inconnu, qui lui fait prendre conscience de son isolement et lui permet de le découvrir sous un autre jour.

    Une histoire de billes bien sûr, mais surtout une histoire de relations familiales, parfois difficiles mais toujours empreintes d'amour. Un roman poignant que je recommande.

    Remerciement aux Editions Milady pour cette lecture émouvante.

     

    Le joueur de billes - Cecelia Ahern - Editions Milady - 2017

  • 0 commentaire

    Vera - Karl Geary

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Vera, Karl Geary, Dublin, #MRL17, rentrée littéraire 2017Sonny est un jeune Irlandais de 16 ans, qui rêve d’ailleurs. Lorsqu’il croise le regard de Vera, sa beauté lui donne le vertige. Il oublie tout et ne pense plus qu'à elle. Vera et Sonny vont vivre une histoire dont on sait immédiatement qu'elle ne pourra durer.

    Dans ce premier roman d'une grande maturité, Karl Geary nous emmène dans la ville de Dublin des années 80, celle de son enfance.

     

    Deux personnages font toute l'histoire. Sonny, un adolescent mal dans sa peau, solitaire et timide, naïf et fondamentalement gentil mais sans réel objectif de vie. Issu d'un milieu plutôt défavorisé, il vit dans une famille aux relations tendues. Et puis, il y a Vera. De vingt ans son aînée, noyée dans un chagrin dont on ignorera longtemps l'origine. D'une classe sociale plus élevée, Vera est belle, élégante et cultivée. Autant je me suis attachée à Sonny, autant j'ai éprouvé des difficultés à cerner le personnage de Vera et ses motivations.

    Evidemment, la relation qui va s'établir entre Sonny et Vera est improbable et d'ailleurs très mal vue par l'entourage du garçon. Mais cette rencontre va changer sa vie et lui ouvrir l'esprit sur le monde des livres, de l'art et de la culture, tant de choses considérées comme inutiles dans son milieu social.

    Outre ces deux personnages, le système social irlandais constitue presque un personnage à part entière tant il est présent dans ce roman. On se trouve dans une opposition constante entre la grandeur et la pureté des sentiments de Sonny pour Vera et le monde étriqué qui est le sien.

    L'écriture à la deuxième personne est originale bien que légèrement déstabilisante au départ, mais ce détail est vite oublié au profit de l'histoire. 

    Un roman d'une grande humanité, qui traite des classes sociales et de la difficulté de sortir de son milieu, entre loyauté vis-à-vis des parents et rêves d'ailleurs.

     

    Lu dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL17

    Vera - Karl Geary - Editions Payot & Rivages - 2017

  • 0 commentaire

    By the rivers of Babylon - Kei Miller

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,by the rivers of babylon,kei miller,jamaïque,zulma,rentrée littéraire 2017Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d’avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l’air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l’école. Ma Taffy n’y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l’odeur entêtante de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, à l’école, Monsieur Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafaris.

    En choisissant By the rivers of Babylon, j'avais envie de lire un roman différent de mes lectures habituelles, de sortir de ma zone de confort et d'être étonnée. La Jamaïque m'est apparue comme une destination intéressante, assez éloignée de mes standards.

    Mais malheureusement, ma lecture fut fastidieuse. Je dois être une des rares personnes à ne pas avoir aimé ce roman.

    L'histoire des dreads de Kaia se mêle à l'histoire, plus large, de la région, qui est particulièrement marquée par la religion et les événements mystiques qui s'y sont déroulés. Une bonne partie du roman tourne autour de Ma Taffy, vieille femme imperturbable, assise dans sa véranda quel que soit le temps et véritable mémoire du village. Elle nous raconte ces histoires qui constituent l'identité du village et qui se transmettent de générations en générations.

    Ce qui est dommage, c'est que je n'ai pas été touchée par les personnages, leur vécu, leurs préoccupations et je n'ai absolument pas pu m'y identifier. La culture décrite par Kei Miller m'est totalement étrangère et j'ai éprouvé des difficultés à me plonger dans ces traditions et modes de vie. 

    Au final, je n'ai pas accroché à ce roman que j'ai trouvé long et lent et j'ai vraiment l'impression d'être passée à coté de quelque chose. 

    La question de l'identité est pourtant intéressante et la fin touchante mais cela ne sauve malheureusement pas l'ensemble. 

     

    Remerciement aux Editions Zulma pour cette lecture.livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,by the rivers of babylon,kei miller,jamaïque,zulma,rentrée littéraire 2017

    By the rivers of Babylon - Kei Miller - Editions Zulma - 2017

     

  • 0 commentaire

    Le pianiste blessé - Maria Ernestam

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Le pianiste blessé, Maria Ernestam, Gaïa, Les oreilles de BusterVeronica et Marieke sont amies depuis l'enfance. L'une est charismatique, l'autre dans l'ombre, les deux fascinées par tante Klara et sa liberté. Elles partent sur les traces de celle-ci, de la Malaisie à San Francisco. Lorsqu'elles rencontrent James, un énigmatique pianiste de bar, les équilibres vacillent.

    Le lecteur fait la connaissance de Marieke en 2014, alors qu'elle n'a plus vu Veronica depuis 10 ans, depuis ce fameux voyage sur les traces de tante Klara. Et c'est à travers le regard de la première que nous découvrons le passé commun de ces deux femmes qui se connaissent depuis l'enfance.

    Pourtant, la tension entre elles deux est palpable, des zones d'ombre et des non-dits se révèlent petit à petit, dévoilant une amitié pas aussi honnête que l'on pourrait l'imaginer.

    Une grande partie du roman met l'accent sur Marieke et sur son passé. Et si celle-ci est attachante, Veronica est au contraire totalement insupportable tant elle est envahissante et égocentrique.

    Le pianiste blessé est un roman particulièrement descriptif, l'auteur nous détaillant le passé des protagonistes et leurs ressentis sans pour autant que ces émotions passent au-delà du texte pour atteindre le lecteur. J'ai longtemps attendu que quelque chose de probant se passe et même si la chute est intéressante, elle m'a semblé noyée dans un flot de descriptions et de détails assommants.

    En bref, une fois le livre refermé, je ne peux pas dire que c'est un fol enthousiasme qui m'anime. La faute aux trop nombreuses longueurs inutiles et à un rythme proche de zéro.

      

    Remerciement aux Editions Gaïa et à Babelio pour cette lecture.livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,le pianiste blessé,maria ernestam,gaïa,les oreilles de buster,rentrée littéraire 2017

    Le pianiste blessé - Maria Ernestam - Editions Gaïa - 2017

    Du même auteur: