Carnet de lecture - Page 2

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    By the rivers of Babylon - Kei Miller

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,by the rivers of babylon,kei miller,jamaïque,zulma,rentrée littéraire 2017Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d’avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l’air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l’école. Ma Taffy n’y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l’odeur entêtante de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, à l’école, Monsieur Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafaris.

    En choisissant By the rivers of Babylon, j'avais envie de lire un roman différent de mes lectures habituelles, de sortir de ma zone de confort et d'être étonnée. La Jamaïque m'est apparue comme une destination intéressante, assez éloignée de mes standards.

    Mais malheureusement, ma lecture fut fastidieuse. Je dois être une des rares personnes à ne pas avoir aimé ce roman.

    L'histoire des dreads de Kaia se mêle à l'histoire, plus large, de la région, qui est particulièrement marquée par la religion et les événements mystiques qui s'y sont déroulés. Une bonne partie du roman tourne autour de Ma Taffy, vieille femme imperturbable, assise dans sa véranda quel que soit le temps et véritable mémoire du village. Elle nous raconte ces histoires qui constituent l'identité du village et qui se transmettent de générations en générations.

    Ce qui est dommage, c'est que je n'ai pas été touchée par les personnages, leur vécu, leurs préoccupations et je n'ai absolument pas pu m'y identifier. La culture décrite par Kei Miller m'est totalement étrangère et j'ai éprouvé des difficultés à me plonger dans ces traditions et modes de vie. 

    Au final, je n'ai pas accroché à ce roman que j'ai trouvé long et lent et j'ai vraiment l'impression d'être passée à coté de quelque chose. 

    La question de l'identité est pourtant intéressante et la fin touchante mais cela ne sauve malheureusement pas l'ensemble. 

     

    Remerciement aux Editions Zulma pour cette lecture.livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,by the rivers of babylon,kei miller,jamaïque,zulma,rentrée littéraire 2017

    By the rivers of Babylon - Kei Miller - Editions Zulma - 2017

     

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    Le pianiste blessé - Maria Ernestam

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Le pianiste blessé, Maria Ernestam, Gaïa, Les oreilles de BusterVeronica et Marieke sont amies depuis l'enfance. L'une est charismatique, l'autre dans l'ombre, les deux fascinées par tante Klara et sa liberté. Elles partent sur les traces de celle-ci, de la Malaisie à San Francisco. Lorsqu'elles rencontrent James, un énigmatique pianiste de bar, les équilibres vacillent.

    Le lecteur fait la connaissance de Marieke en 2014, alors qu'elle n'a plus vu Veronica depuis 10 ans, depuis ce fameux voyage sur les traces de tante Klara. Et c'est à travers le regard de la première que nous découvrons le passé commun de ces deux femmes qui se connaissent depuis l'enfance.

    Pourtant, la tension entre elles deux est palpable, des zones d'ombre et des non-dits se révèlent petit à petit, dévoilant une amitié pas aussi honnête que l'on pourrait l'imaginer.

    Une grande partie du roman met l'accent sur Marieke et sur son passé. Et si celle-ci est attachante, Veronica est au contraire totalement insupportable tant elle est envahissante et égocentrique.

    Le pianiste blessé est un roman particulièrement descriptif, l'auteur nous détaillant le passé des protagonistes et leurs ressentis sans pour autant que ces émotions passent au-delà du texte pour atteindre le lecteur. J'ai longtemps attendu que quelque chose de probant se passe et même si la chute est intéressante, elle m'a semblé noyée dans un flot de descriptions et de détails assommants.

    En bref, une fois le livre refermé, je ne peux pas dire que c'est un fol enthousiasme qui m'anime. La faute aux trop nombreuses longueurs inutiles et à un rythme proche de zéro.

      

    Remerciement aux Editions Gaïa et à Babelio pour cette lecture.livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,le pianiste blessé,maria ernestam,gaïa,les oreilles de buster,rentrée littéraire 2017

    Le pianiste blessé - Maria Ernestam - Editions Gaïa - 2017

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    Otages - Sherko Fatah

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,otages,métailié,sherko fatah,rentrée littéraire 2017Deux otages dans le désert irakien. Ballottés d’un lieu à un autre, d’un groupe crapuleux à une bande de fanatiques, transportés dans des camionnettes brûlantes, le visage couvert d’une cagoule, jetés dans des réduits, des caves, cachés ou exhibés, menacés, molestés, ils ne savent pas où ils sont ni avec qui. La poussière est asphyxiante, la peur aussi, l’attente les consume lentement.

    La captivité rassemble Albert, archéologue allemand, et Osama, son interprète. Entre eux, un rapport d'amour-haine se met en place car ils ont besoin l'un de l'autre pour espérer s'échapper mais ils ne se comprennent absolument pas. L'auteur met ainsi en avant les différences entre l'Orient et l'Occident, à l'origine de nombreuses incompréhensions.

    Le lecteur suit leurs pérégrinations à travers le pays, au gré des geôliers qui se succèdent, entre interrogatoires et tortures diverses. Mais au-delà des coups, la solitude et le désespoir ressentis par ces détenus est particulièrement touchante. 

    J'ai éprouvé beaucoup de difficultés à entrer dans ce roman et à poursuivre ma lecture. La faute à la lenteur du récit et à l'inertie qui s'en dégage. Parce, concrètement, il ne se passe rien de probant et que j'ai eu tendance à m'ennuyer. Malheureusement, ce n'est pas le "suspense" de savoir si les captifs vont réussir à s'échapper ou non qui m'a tenu en haleine...

    Au terme de ma lecture, je reste avec une interrogation: pourquoi ce roman? Personnellement, je n'ai rien appris et je n'ai pas ressenti les émotions des personnages, qui n'ont pas réussis à me toucher.

    Qu'il s'agisse du style ou du fond, j'ai l'impression d'être passée à coté de ce roman. 

     

    Remerciement aux Editions Métailié pour cette lecture.

    Otages - Sherko Fatah - Editions Métailié - 2017

     

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    Ne fais confiance à personne - Paul Cleave

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,ne fais confiance à personne,sonatine,rentrée littéraire 2017,un employé modèleIl y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué.

    Jerry Grey a fait fortune en écrivant des romans policiers. Mais un Alzheimer précoce vient compliquer sa vie car, tout à coup, il se rend compte qu'il oublie un tas de choses : ses clés, sa voiture et, pire, ses souvenirs. Alors lorsqu'il commence à s'accuser de meurtres, le lecteur ne peut que s'interroger: réalité ou souvenirs lointains des situations qu'il inventées pour ses romans?

    Je ne suis pas la plus grande fan de Paul Cleave mais il faut bien avouer que ce dernier roman est particulièrement réussi. L'histoire oscille continuellement entre la réalité actuelle de Jerry, cloîtré dans une maison de santé, et les extraits d'un journal qu'il écrivait au tout début de sa maladie, dans l'espoir de ne pas perdre tous ses souvenirs.

    Ne fais confiance à personne commence plutôt lentement mais une soudaine accélération nous harponne définitivement et nous empêche de lâcher le roman. Et même si le titre peut donner quelques pistes, on se prend au jeu des hypothèses. Mais, avec un auteur comme Paul Cleave, le lecteur est perdant à tous les coups. Il arrive à nous tenir en haleine jusqu'au bout, avec une chute que l'on n'avait pas du tout envisagée.

    Au-delà du thriller psychologique, ce roman est aussi l'occasion pour le lecteur d'assister à la lente dégradation des fonctions cognitives de Jerry et de prendre conscience de la réalité de la maladie. Que ce soit sous l'angle du patient lui-même ou de celui de sa famille, Ne fais confiance à personne rend palpables les difficultés quotidiennes et la détresse des personnes qui souffrent d'Alzheimer. 

    Un roman qui me réconcilie avec Paul Cleave. 

     

    Remerciement aux Editions Sonatine pour ce bon moment de lecture.

    Ne fais confiance à personne - Paul Cleave - Editions Sonatine - 2017

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    Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,le liseur du 6h27,jean-paul didierlaurent,au diable vauvert,folio"Pour tous les voyageurs présents dans la rame, il était le liseur, ce type étrange qui, tous les jours de la semaine, parcourait à haute et intelligible voix les quelques pages tirées de sa serviette."

    Guylain Vignolles a 36 ans. Il est opérateur en chef dans une usine de recyclage, aux commandes d'une machine infernale qui pilonne les livres invendus pour en faire une mélasse épaisse. Chaque jour, il sauve quelques pages du pilon, qu'il lit ensuite aux passagers du RER. Cette activité va l'amener à faire des rencontres étonnantes, improbables et totalement inattendues.

    Premier roman de Jean-Paul Didierlaurent, Le liseur du 6h27 est plutôt déroutant. Et s'il a été encensé par la critique à sa sortie, personnellement, je n'ai pas particulièrement accroché à ce roman.

    Le personnage principal n'est pas vraiment sympathique, mal dans sa peau et manquant de confiance en lui, il a une vie monotone et sans saveur. L'auteur nous détaille pourtant par le menu ses journées de travail et toutes les caractéristiques de la machine infernale sur laquelle Guylain travaille. 

    La lecture des quelques feuillets qu'il sauve va lui permettre de se sentir plus vivant, de s'ouvrir aux autres et, avec un petit coup de pouce, d'oser aller à la rencontre d'une personne qui va probablement changer sa vie.

    Le liseur du 6h27 est un roman que je voulais lire depuis longtemps. Sorti de ma PAL à l'occasion de quelques jours de congés, il me laisse cependant sur ma faim tant l'histoire est prévisible et le style inexistant. Je ne comprends pas pourquoi un tel ramdam a été fait autour de ce livre, qui a agréablement accompagné une journée ensoleillée mais qui est loin du chef d'oeuvre. 

     

    Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent - Editions Au diable vauvert - 2014

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