Interviews - Page 2

  • 3 commentaires

    Le carnet de lecture de… Lou Vernet

    Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

    Lou_Vernet.jpgAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Lou Vernet, auteure d'Un arc-en-ciel et des ombres flottantes.

     

    Combien de livres compte votre bibliothèque ?

    Jamais compté, peut-être mille... mais de tout façon, pas assez ! Rigolant

     

    Quels sont vos livres préférés ? Pourquoi ?

    C’est une question impossible à trancher. Plutôt des auteurs cultes dont je ne me lasse pas et des livres, qui, à des moments opportuns, ont bouleversé ma vie. Notamment Gilbert Cesbron à 20 ans qui a déterminé mon envie d’écrire.

     

    Quel est votre livre de chevet actuel ?

    Jamais un seul mais plusieurs, selon mon envie (humeur ?) du jour. En ce moment : « Le chardonneret » de Donna Tartt en même temps que « Le sourire Etrusque » de José Luis Sampedro et « Un sur deux » de Steve Mosby.  Avec déjà en prévision d’intercaler « Des enfants trop parfaits » de Peter James.

     

    Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ? Consultez-vous parfois les blogs littéraires ?

    Un article lu, une recommandation faite, un titre accrocheur, un cadeau d’ami, tout est bon pourvu que le geste premier soit la spontanéité. Un livre m’appelle, je ne le cherche jamais.

     

    Avez-vous un lieu de lecture préféré (lit, bain, jardin…) ?

    Le lit. Tous les soirs.

     

    À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

    Une belle opportunité, pour les jeunes auteurs comme moi, de se faire connaitre. Mais j’avoue, plus que tout, aimer tenir un livre entre les mains

     

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

    La  prétention de croire que ce que j’ai à raconter puisse changer un petit bout du monde de chacun.

     

    Quelle place occupe l’écriture dans votre vie ?

    Toute la place. C’est une passion autant qu’une nécessité. Même comme je n’arrive pas à écrire, à me mettre à table, ma tête écrit en permanence, transforme tout en mots et en images. Je n’ai jamais su quoi faire d’autre.

     

    Parlez-nous de votre premier roman policier Un arc-en-ciel et des ombres flottantes… Comment est-il né ? Où puisez-vous votre inspiration ?

    Il est né comme tous mes autres romans. D’un mot sur lequel j’ai rebondi, d’une image qui s’est imposé à moi, d’un événement vécu qu’il me fallait absolument transcender. J’ai posé un mot, puis une phrase et le reste s’est enchaîné. Tous mes écrits me surprennent. Ils naissent d’une impulsion qui ne s’épuise qu’au mot Fin.

     

    Ce roman a été publié aux Editions Bookstory et donc d’abord au format numérique, pourquoi avoir fait ce choix ?

    Parce que tous les éditeurs qui m’ont reçus dans leur bureau ont eu à peu près les même mots « Vous avez du style, ne lâchez pas l’affaire, vous réussirez, continuez et revenez-nous voir avec la bonne histoire... là il manque encore un peu de ci ou un peu de ça... vous n’entrez pas dans un public déjà acquis... pas dans la bonne case !...».

    Grâce à Bookstory, je montre que ce public existe et qu’il aime. Au début ce n’était que 30 ou 40 personnes, mon entourage, aujourd’hui j’ai dépassé les 200 exemplaires en touchant un réseau d’inconnus. A mon niveau de communication, Bookstory et Facebook, j’ai réussi à faire vivre mon roman. Imaginez si un éditeur y mettait son grain de sel... dans 3 ou 4 romans, il existerait ce public de lecteurs acquis. J’ai dix autres romans en attente Rigolant

     

    Lorsque vous entamez l’écriture d’un roman, savez-vous toujours comment il se terminera ?

    Jamais. Je suis surprise à chaque chapitre de la même façon que le lecteur découvre l’histoire. J’ai une idée du propos du livre, du message que je veux faire passer mais absolument pas le plan construit. C’est arrivé pour un seul de mes livres et j’avoue que c’est confortable pour l’écriture. On a plus qu’à remplir les mots sous chaque chapitre. Mais c’était un coup d’essai que je n’ai jamais renouvelé. Je fais bien plus confiance à mon inconscient qui sait toujours mieux que moi où je vais !

     

    Vous dites « Je veux partir. Loin. Ailleurs. Partir comme on voyage. » et votre parcours personnel est fait de nombreuses expériences et de voyages à travers le monde. L’écriture est-elle aussi un moyen de voyager ?

    Oui. La plus grande. Il y a tant d’inconnus, de possibles. C’est un monde en soi qui dépasse les limites de la compréhension et qui permet autant de rêver que d’apprendre, de s’affirmer que de se remettre en question.  C’est une bulle, un cocon et en même temps une porte ouverte sur le monde. On y entre et on en sort autant de fois qu’on le souhaite. C’est l’endroit où je grandis le mieux. Il me protège de la réalité brute et m’aide à y réfléchir plus sereinement. C’est un voyage intérieur qui permet de mieux appréhender celui qu’on fait tous à l’extérieur, en allant vers l’autre.

     

    Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

    Oh oui plein... ce ne sont pas les idées qui manquent. Si je n’avais pu faire que ça, écrire, ce n’est pas dix mais vingt ou trente bouquins que j’aurai écrit... mais il faut gagner sa vie et ça c’est déjà une toute autre histoire Rigolant...

     

    Où peut-on vous retrouver (site, page Facebook, blog…) ?

     

    Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

    Je citerai une de mes devises préférées : "Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée". Henry James 

     

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    Le carnet de lecture de… Christine Brunet

    Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

    !Photo_Christine_Brunet_NB.pngAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Christine Brunet, auteure de E16.

     

    Combien de livres compte votre bibliothèque ?

    Plus de mille, sans aucun doute. J’ai fait des études littéraires et j’ai gardé tous mes bouquins que je relis au petit bonheur la chance à part certains qui ne seront plus jamais ouverts parce que je n’ai pas accroché (mais pas question de les vendre !). Et puis, il y tous les livres plaisirs acquis au gré des envies, beaucoup de science fiction, de fantastique, et quelques romans que j’achète pour découvrir et chroniquer d’autres auteurs.

     

    Quel est votre livre culte ? Pourquoi ?

    Je n’ai pas un livre culte mais des tas ! Des livres relus des dizaines de fois et qui savent attiser, à chaque fois, mon imagination… Le comte de Montecristo, Les trois Mousquetaires (les 3 opus), 2000 lieues sous les mers, La forteresse noire (Wilson), Dracula, L’île mystérieuse, Ruy Blas, Le diable au corps, Faust, La mare au diable, tous les Arsène Lupin, tous les Sherlock Holmes, tous les Agatha Christie et j’en passe.

     

    Quel est votre livre de chevet actuel ?

    Comme je suis en phase « écriture », je ne lis pas… Oui, je sais, c’est terrible… Sur mon bureau, il n’y a que des cartes géologiques, un essai sur la médecine légale, un lourd PDF sur la nanotechnologie… en fait tout pour mon nouveau thriller. Mais en attente, il y a, entre autres, Hannibal T2 de B. Borie que je veux relire, les œuvres complètes de Marivaux (j’adore son théâtre très vivant), un livre pour ado, « la jeunesse de James Bond, opération silverfin »…

     

    Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ? Consultez-vous parfois les blogs littéraires ?

    Je les choisis sur un coup de tête, parce que j’ai lu, justement sur des blogs littéraires comme le vôtre, une bonne critique… Si le livre correspond à mon univers, alors, pas d’hésitation… quel que soit, d’ailleurs, le genre : je peux lire de la poésie comme de l’historique ou du conte pour enfant. Ilfaut également que la cover me parle. Maintenant, j’évite les bouquins à sensations, les trucs politiques ou les prix littéraires…

     

    Quel est votre genre littéraire préféré ?

    Pas un genre mais des genres préférés ! Aventure, fantastique, science fiction… et policiers (mais je n’en lis plus ou très peu, privilégiant les nouvelles plutôt que les romans à proprement parler. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’un auteur est toujours à l’affût d’une idée, et il est si facile de plagier !  Donc… )

     

    Quel est votre lieu de lecture préféré (lit, bain, jardin…) ?

    Si je vous dis au bord de la piscine ?

     

    À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

    Vaste question… surtout qu’E16 va paraitre sur Kindle… et que Nid de vipères, mon premier thriller, est disponible en format e-pub sur le site de Chloé des Lys. Clairement, me concernant, je suis incapable de lire un bouquin sur écran : je suis toute la journée sur mon ordi pour écrire mais j’ai besoin de toucher un livre, de le sentir, de le peser… ça fait partie du rêve. Maintenant, l’auteur touche les mêmes droits d’auteur (en tout cas moi) que ce soit sur papier ou en format numérique : le prix sur liseuse est moindre, le support est plus « pratique » et répond ainsi à un vœu des lecteurs. Il en faut pour tous les goûts. Mais si je suis devenue auteur, c’est en trimbalant mes bouquins partout, en les feuilletant en tous sens. Un rapport visuel différent, un rapport avec l’histoire forcément différent, enfin, c’est mon avis.  Certains éditeurs tentent de concurrencer la liseuse en proposant un « grand format broché » en petites dimensions et à petit prix. Je ne parle pas du livre de poche mais d’un intermédiaire qui permet aux adeptes du poche de craquer sur un produit mieux fini, avec papier 90g… C’est le pari de mon dernier éditeur. Un livre 12X15 de 300p à 15 euros sur papier épais. A suivre avec la publication de mon dernier thriller à paraître en mai mais je suis emballée par le concept.

     

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

    Lorsqu’on lit énormément, il arrive un jour où, fatalement, on a envie de mettre tout ce qui se bouscule dans sa tête par écrit. Ce jour-là est arrivé (après avoir mûri de longues années) alors que j’habitais à Preston (GB). La pluie aidant, j’ai commencé à écrire de la science fiction. Quatorze tomes plus tard, je me suis lancée dans le thriller sur les conseils avisés d’un éditeur. J’ai eu la chance de trouver des éditeurs confiants en mes capacités et prêts à prendre le risque de me  publier. C’est parti… Je ne peux plus m’arrêter !

     

    Quelle place occupe l’écriture dans votre vie ?

    L’écriture est une véritable passion au même titre que les voyages. Lorsque je n’écris pas, j’ai l’impression de ne pas vivre pleinement. Je suis en manque. L’écriture est un besoin, comme la découverte d’autres pays, d’autres peuples, d’autres paysages. Sans voyage, je n’écrirais pas de la même façon. Sans l’écriture, je ne verrais pas la vie de la même façon.

     

    Où et quand écrivez-vous ?

    J’écris chez moi, lorsque je suis seule, ou bien vraiment très tôt le matin, au moment où tout le monde dort dans la maison. Tout est paisible. C’est le moment de libérer mes héros…

     

    Parlez-nous de votre roman policier E16 sorti aux Editions Chloé des Lys… Comment est-il né ? Où puisez-vous votre inspiration ?

    Tous mes thrillers sont basés sur des faits divers réels, non élucidés. Cela donne un cadre réaliste au récit et permet, à mon sens, d’entraîner plus facilement l’imagination des lecteurs. Je suis partie ici d’une série de meurtres de femmes retrouvées au bord de la Tamise alors que j’habitais en Grande Bretagne. Je suivais les flashes infos de près. Le tueur a cessé de tuer et n’a jamais été retrouvé. Voilà l’un des points de départ. Le second, c’est un ressenti en discutant avec des Anglais et, plus particulièrement, des Londoniens de mon âge… Tous sont très marqués par les attentats de l’IRA et le climat qui régnait alors dans les années 90. Et dire qu’un nouvel attentat revendiqué par le C-IRA a secoué la capitale britannique il y a à peine quelques semaines !

    Après de longs mois de documentation, et de rencontres,  j’ai mixé les deux et E16 est né.

     

    Dans ce roman, il est question de conflit irlandais, de fabrication de bombes,  comment préparez-vous la rédaction de ce type de récit ? Vous êtes-vous déplacée en Irlande pour effectuer des recherches, avez-vous rencontré des spécialistes ?

    Je connais l’Irlande, mais j’y suis allée après l’écriture du roman. D’ailleurs, E16 se passe à Londres… Et là, je connais bien. (En fait, je ne décris que des endroits que je connais… le suspens est basé, selon moi autant sur le rythme et l’intrigue que sur les odeurs, les impressions : si l’auteur ne connaît pas l’endroit qu’il décrit, son récit sera plat, sans ce plus qui fera voyager le lecteur). En fait, avant d’écrire une histoire, quelle qu’elle soit, il y a de longs mois de documentation, des rencontres, des discussions avec des personnes qui ont le savoir qui me manque forcément. J’essaie de coller à plus près à la réalité pour écrire… une fiction.

     

    Lorsque vous entamez l’écriture d’un roman, savez-vous toujours comment il se terminera ?

    Jamais !!!! Si je connais la fin du livre et le coupable, je m’ennuie tellement que j’abandonne l’écriture. J’ai besoin d’être surprise, de mener mon enquête avec mes lecteurs et mes héros. C’est un jeu. Si je ne m’amuse pas lorsque j’écris, le lecteur s’ennuiera. Voilà pourquoi, je crois, le rythme de mes récits est soutenu… parce que j’ai besoin de savoir ce qu’il va se passer !

     

    Des projets ?

    Toujours… En ce moment, j’écris un thriller qui, pour l’instant, porte le titre de Nanos. (Je ne vous l’ai pas dit, mais si je ne connais pas le nom du coupable ou le déroulement de l’enquête au départ, j’ai toujours besoin d’en écrire le titre avant le premier mot du premier chapitre… Peut-être la peur de la page blanche ? Ensuite, ce titre peut changer au fil du récit, des indices… Peu importe… mais il constitue mon point de départ). Ce roman aborde l’univers du jeu, des cercles de jeu privés (avec une affaire qui a fait grand bruit il y a quelques années et là, j’ai rencontré deux personnes qui ont été au cœur de l’affaire), et… de la nanotechnologie. Passionnant et surprenant !

     

    Où peut-on vous retrouver (site, page Facebook, blog…) ?

    J’ai un site auteur, je suis sur Facebook, je suis sur twitter @Christinebrunet, sur babelio, syblio…

    J’ai deux blogs :

    • www.passion-creatrice.com qui donne la parole à des auteurs, des musiciens, des peintres, proposent quelques fiches de lectures, etc.
    • www.aloys.me qui fait découvrir les auteurs des Editions Chloé des lys au travers de textes, présentations, concours, etc.

    On peut également me retrouver une fois par mois dans l’émission Actu TV que je présente (je présente également des auteurs) (dernier dimanche du mois, à 20h) sur www.bandbsa.be

    Et enfin, une fois par trimestre dans la petite revue littéraire que je dirige « Les petits papiers de Chloé ».

     

    Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

    Lire… C’est le sel de la vie. Sans lecture, pas d’imaginaire, pas de possibilité de s’évader, de rêver. Et si l’envie vous prenait d’écrire, de poser sur le papier les mots qui tournent en vrille dans votre cerveau, n’hésitez surtout pas ! Il n’y a que le premier mot qui coûte. Ensuite, que vous choisissiez de garder ces lignes pour vous ou que vous décidiez de les partager, peu importe, en fin de compte ! Vous aurez créé un monde à vous, pour vous (parce qu’il vous ressemble, fatalement), et peut-être pour les autres. Lancez-vous !

    Enfin, un très grand merci à la créatrice passionnée de ce blog littéraire qui a choisi le partage et l’échange. Merci pour cette lecture d’E16 !

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    Interviex d'une éditrice de livres audio

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    Rendez-vous avec Hélène Lotito, éditrice aux Editions Thélème

    Pouvez-vous nous présenter les Editions Thélème (création, évolution…) ?

    Les éditions Thélème existent depuis plus de 20 ans et proposent « de grands auteurs lus par de grands acteurs ». Maison indépendante, toutes les parutions sont le fruit d’une volonté de transmettre le patrimoine littéraire au plus grand nombre à travers les lectures incarnées et éclairantes de comédiens de talent.

     

    Pourquoi faire le choix de se consacrer aux livres audio ?

    Des auteurs réputés difficiles d’accès comme Marcel Proust ou dans un autre registre, Pierre Bourdieu, trouvent toute leur dimension universelle à travers la lecture à voix haute, qui démocratise les grands textes et les grandes pensées. C’est une façon vivante d’entrer dans l’intimité d’un auteur, par la médiation d’une voix qui nous raconte des histoires, comme cela a été le cas depuis des temps immémoriaux.

     

    Depuis quelques années, on constate un engouement croissant pour les livres audio, comment l’expliquez-vous ?

    Jusqu’à récemment, seules des maisons indépendantes avaient osé prendre le risque de défendre le livre audio, depuis que sont entrées dans le marché des maisons de grands groupes, le travail de marketing et de visibilité s’est accru, en ce sens nous pouvons les remercier. Par ailleurs, le public de la littérature en tout genre a lui aussi beaucoup évolué, il est aujourd’hui connecté aux nouvelles technologies et sans doute plus ouvert à de nouvelles expériences. Car beaucoup de lecteurs assidus ont oublié leurs premières émotions littéraires : les contes que leur racontait leur maman ! Il faut donc les ramener petit à petit à se laisser bercer par un conteur, sans pour autant s’imaginer que cela ne nécessite aucun effort. Revenir à une écoute active, les enfants savent le faire, souvent les adultes ont oublié !

     

    Parlez-nous de votre travail en tant d’éditrice. En quoi consiste-t-il concrètement ?

    Il s’agit de choisir des textes du patrimoine, ou de faire confiance à ses coups de cœur, et de trouver LA voix qui saura incarner ou déplacer légèrement la ligne trop directe de l’incarnation du personnage principal pour offrir le maximum de liberté à l’imagination de l’auditeur tout en garantissant une compréhension parfaite du texte. C’est un pari à chaque fois !

     

    Comment choisissez-vous les livres qui seront postposés sur un support audio ?

    Tous les textes qui nous plaisent peuvent faire l’objet d’un livre audio. Les éditions Thélème ne préconisent aucune interprétation, seul le rythme de l’écriture compte pour entrer en elle et la faire sonner à l’audio, de ce fait rien n’est interdit.

     

    Votre maison d’édition a la particularité de faire lire ses textes par des personnalités du monde du théâtre ou du cinéma. Pourquoi ce choix ?

    Toujours dans le sens de l’accessibilité au plus grand nombre, quand une voix devient connue, on s’y réfère plus volontiers et en même temps, paradoxalement, l’oublie davantage à l’écoute.

     

    Selon vous, quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon lecteur ?

    Il faut être un grand lecteur avant tout, aimer les textes, les auteurs, les mots. La voix peut se travailler, l’amour des livres non. Evidemment, il est nécessaire d’avoir une bonne diction, mais avant toute chose il faut avoir envie de transmettre par la voix un travail de profondeur sur le texte.

     

    De nouveaux projets  pour les Editions Thélème?

    Bientôt paraitront de beaux textes : J’accuse !, l’article de Zola sur l’affaire Dreyfus, lu magnifiquement par Jacques Weber, ainsi que L’Embellie par l’auteur de Rosa Candida, Pour seul Cortège de Laurent Gaudé, Métaphysique des tubes d’Amélie Nothomb, mais également La Domination masculine de Pierre Bourdieu… et bien d’autres titres à venir !

     

    Où peut-on vous retrouver (site, page Facebook, blog…) ?

    Sur notre site Internet (vente par correspondance, mais également une partie importante du catalogue en téléchargement), sur notre page FB et sur cet excellent blog ! Ainsi que sur Babelio, Vendredi Lecture, etc.. Et dans toutes les bonnes librairies !

     

    Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

    Pour le livre audio, c’est clairement le premier pas qui coûte ! Vous n’imaginez pas le volumineux courrier que nous recevons de défenseurs du livre audio qui avouent avoir d’abord eu beaucoup d’appréhension pour le premier ! Grâce à ce blog, vous pouvez nous demander notre catalogue et surtout un CD d’extraits de titres des éditions Thélème qui vous permettront de choisir au mieux votre premier livre audio et ainsi d’entrer dans le monde de la lecture à haute voix qui a déjà tant d’adeptes en Allemagne, aux Etats-Unis ou en Italie !

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    Le carnet de lecture de… Nadine Monfils

     

    Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

    Carnet de lecture, interview, nadine monfils, la petite fêlée aux allumettesAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Nadine Monfils, auteure de La petite fêlée aux allumettes.

     

     

    Combien de livres compte votre bibliothèque ?

    Impossible de compter. Beaucoup.

     

    Quels sont vos livres cultes ? 

    Je n’ai pas de livres cultes. Mais des coups de cœur.

    Les derniers sont « Les visages » de Jesse Kellerman, « Les chutes » de Joyce Carol Oates et « Mémoire assassine » de Thomas Cook.

     

    Quel est votre livre de chevet actuel ?

    Je n’ai pas de livres de chevet car je lis 2 à3 livrespar semaine pour mon boulot de journaliste.

    Mais les "365 méditations taoïstes" de Deng Ming Dao m’accompagnent depuis toujours.

     

    Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ? Consultez-vous parfois les blogs littéraires ?

    On me les envoie et je trie selon mes affinités. Non. Je préfère me faire ma propre opinion.

     

    Quel est votre genre littéraire préféré ?

    Pas de genre préféré. J’aime les bons livres, bien écrits, qui racontent une histoire qui vous tient en haleine.

     

    Quel est votre lieu de lecture préféré (lit, bain, jardin…) ?

    Dans un hamac.

     

    À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

    Rien. C’est pas sensuel.

     

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

    Je ne sais rien faire d’autre. Les traces sont éphémères. Une bibliothèque peut brûler.

     

    Quelle place occupe l’écriture dans votre vie ?

    Aussi importante qu’une salle de jeu ou qu’un désir de vacances. Vital, quoi !

     

    Où et quand écrivez-vous ?

    N’importe où. N’importe quand.

     

    Parlez-nous de votre dernier livre La petite fêlée aux allumettes sorti aux Editions Belfond… Comment est-il né ? Où puisez-vous votre inspiration ?

    Je ne sais pas d’où me viennent les idées. Peut-être me sont-elles soufflées par quelques fantômes ?

    Les contes de fées ont baigné mon enfance. Les polars aussi. Je mixe les deux et j’ajoute du piment.

     

    Des projets ?

    Plein. Pour garder le goût de la vie.

     

    Où peut-on vous retrouver (site, page Facebook, blog…) ?

    J’ai un site : www.nadinemonfils.com

    Je déteste Facebook, pourtant j’en ai un.

     

    Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

    Un bon livre peut devenir un ami.

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    Le carnet de lecture de... Christophe Martin

    Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

    le nez de rocheteau,christophe martin,editions saint martin,foot,métro,nouvelles,recueil,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,partenariat,interview,histoires courtesAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Christophe Martin, qui a publié Le nez de Rocheteau, aux Editions Saint Martin.

    Combien de livres compte votre bibliothèque ?

    A vrai dire, je ne les ai jamais comptés. Approximativement, je dirais plusieurs centaines, peut-être un millier. Je précise que le nombre de mes livres diminue depuis quelques années car j'ai pris l'habitude d'en donner à une librairie lilloise spécialisée dans la vente de livres d'occasion, et qui pour ce faire a besoin de dons. Je donne régulièrement des livres dont je sais que je ne les consulterai plus et qu'ils ne me manqueront pas.

    Si vous ne pouviez sauver qu’un livre, quel serait-il ?

    Cette question est difficile. Il y a tant de livres qui ont compté pour moi, pas seulement parce qu'ils m'ont accompagné dans mes travaux d'écriture, mais aussi tout simplement dans la vie ! Je pourrais néanmoins citer le roman de l'écrivain suisse allemand Paul Nizon intitulé « Das Jahr der Liebe » paru en 1981 (disponible en français sous le titre « L'année de l'amour »).

    Y a-t-il des livres qui vous ont particulièrement ému, qui ont déclenché des émotions (qui vous ont fait rire, pleurer, qui ont accompagné un tournant de votre vie) ?

    « L'année de l'amour », justement. C'est un livre extraordinaire qui décrit une plongée dans la littérature, assimilée à l'expérience de la grande ville (Paris) et où l'on voit, à travers le roman en train de s'écrire, la renaissance d'un écrivain.

    Selon vous, quels ingrédients font un « bon » roman ?

    Je n'en sais rien car il faudrait d'abord définir ce qu'est un bon roman. Personnellement, j'ai besoin, entre les lignes, de sentir la vie même de la personne qui écrit, de recevoir une expérience de vie forte, ou du moins susceptible de me faire avancer.

    Quel est votre genre littéraire préféré ?

    Sans hésitation : l'autofiction, ce genre littéraire qui, de par l'enchevêtrement de la vie et de l'écriture qu'il implique, serre au plus près la problématique de l'existence, dont la dimension narrative me paraît de plus en plus évidente avec les années, même si l'on n'écrit pas.

    Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ?

    Je me tiens régulièrement informé des parutions en lisant les pages littéraires de certains quotidiens. J'écoute aussi une émission littéraire chaque dimanche soir à la radio. Il m'arrive, plus rarement, d'entrer dans une librairie à l'aveugle, essentiellement par manque de temps.

    Quel est votre livre de chevet actuel ?

    Je relis « Effi Briest » de l'écrivain allemand Theodor Fontane. Ce livre passe pour être une sorte de « Madame Bovary » à l'allemande, mais il a été écrit une cinquantaine d'années après le chef d'oeuvre de Flaubert.

    À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

    Je n'ai pas vraiment d'idée sur la question car je connais assez mal cet objet. A priori, comme je pratique souvent une lecture active (avec des annotations, des relevés de citations, etc.), j'ai tendance à penser que le livre numérique n'est pas trop fait pour moi. Et puis, je suis attaché au contact physique avec le livre, au bruissement des pages que l'on tourne...

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

    Je n'ai pas gardé de souvenir précis d'un réel commencement. Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé garder une trace de mes émotions, des choses qui me paraissaient essentielles. Il m'importait beaucoup de pouvoir leur donner une forme. Cela est d'abord passé par la poésie, dont j'aimais (et aime toujours) la capacité qu'a ce genre à dire l'intériorité (à l'inverse du genre théâtral par exemple, qui pour moi est entièrement tourné vers l'extérieur et ne me correspond pas du tout – je ne vais d'ailleurs que très rarement au théâtre). Depuis quelques années, j'ai un penchant pour les textes narratifs brefs.

    Quelle place occupe l’écriture dans votre vie ?

    Une place assez ténue si l'on considère que l'écriture commence au moment où l'on se met à écrire. Mais avant, il y a ce que Paul Nizon appelle joliment la « salle d'attente », cette phase d'incubation où l'on se laisse approcher par les choses et dont on sent qu'elles vont donner lieu à une transformation. En ce sens, le passage à l'écriture n'est que la dernière étape d'un travail d'attention qui a commencé bien plus tôt.

    Vous avez publié Le nez de Rocheteau  aux Editions Saint Martin, pourquoi avoir choisi le format de la nouvelle ?

    Essentiellement pour des raisons de temps. Ma vie professionnelle et familiale ne me permet pas de m'asseoir des heures durant à mon bureau et de fournir une grande quantité de travail. Mais cela ne me dérange pas du tout car, comme je vous l'ai dit plus haut, le travail d'écriture commence déjà dans la tête, où que je me trouve : dans le métro, sur une petite route, au café... Il y a tant de choses à voir ! Puis quand je sens que les choses vues commencent à entrer en résonance avec mon moi profond, alors je passe à l'écriture. J'ai lu un jour qu'Annie Ernaux, mais aussi l'écrivain américain Ray Carver, avaient tous deux fait la même réponse à cette question. Cela touche donc plus de monde que l'on croit.

    Pouvez-vous nous en dire plus sur ce recueil d’histoires courtes, quel message souhaitez-vous faire passer aux lecteurs ?

    Il s'agit de courts textes narratifs qui, souvent, partent d'une scène vécue ou observée, laquelle provoque une réminiscence plus lointaine. Ensuite cela vient se greffer au présent, dans une sorte d'interaction permanente entre la vie 'extérieure' et les pensées. D'ailleurs, n'est-ce pas un peu comme cela que nous vivons tous ? 

    Un petit mot pour les lecteurs du blog ?

    Je leur souhaite du plaisir à lire Le Nez de Rocheteau s'ils le lisent, et plus généralement je les encourage à garder le goût de la lecture, qui est une activité si enrichissante à l'ère de la communication et de la vitesse dans laquelle nous sommes entrés. Le moment de la lecture, c'est aussi un temps privilégié qui permet d'échapper à cette frénésie.