Livres graphiques/BD - Page 3

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    Un petit gout de noisette – Vanyda

    Un petit gout de noisette, Vanyda, Dargaud, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, bande dessinée, bd, adolescence, couleur, amour, amitié, dessin, aquarelle, Tournai, Belgique, France, Laos, noisette, écureuilEn quelques dessins, Vanyda nous met dans une ambiance de détente grâce à ces histoires légères qui fleurent bon les vacances. En mettant davantage l’accent sur les atmosphères et les paysages plutôt que sur les dialogues, l’album dégage un sentiment de douceur et une poésie que l’on trouve rarement en bande dessinée.

    Les images sont très belles, mêlant le dessin à l’aquarelle, la couleur au noir et blanc, chaque personnage étant associé à une couleur.

    Dans ces courtes histoires d’amour et d’amitié, Vanyda capte ces instants de la vie où quelque chose de noue et où les regards se croisent. Mais ce que l’on pourrait prendre de premier abord comme une succession d’histoires courtes nous surprend lorsque l’on se rend compte que les histoires se répondent et que les personnages se croisent, donnant à notre lecture un fil rouge indispensable.

    Une auteure franco-laotienne, qui a étudié la bande dessinée à Tournai (Belgique), à tenir à l’œil !

     

    Un petit gout de noisette – Vanyda – Editions Dargaud – 2014

    (clic sur l'image pour agrandir)

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    Millenium 3&4 – La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette – Runberg & Man

    Millenium, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Sylvain Runberg, Dupuis, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, bande dessinée, bd, Stieg Larsson, policierAlors que le magazine Millenium, où travaille Mikael Blomkvist, enquête sur un réseau mafieux de traite d’êtres humains et de prostitutions impliquant des personnes haut placées, Lisbeth Salander est soupçonnée dans une affaire de meurtres. Seul son ami Mikael la croit innocente et va se battre pour le démontrer.

    Comme dans les deux albums précédents, le rythme rapide fait de cette bande dessinée un véritable page turner. Le récit est admirablement bien mené, rendant le lecteur complètement accro et l’obligeant à aller jusqu’au bout de sa lecture, le laissant comme groggy une fois la couverture refermée.

    Il faut dire que les dessins sont violents, entre scènes de viol, meurtres et autre maltraitances aux femmes, il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter le choc des images. Si j'ai lu le roman La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette il y a quelques années, je n’avais pas gardé le souvenir d’autant de violence dans les écrits de Stieg Larsson par rapport à l'adaptation qu'en a faite Sylvain Runberg.Millenium, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Sylvain Runberg, Dupuis, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, bande dessinée, bd, Stieg Larsson, policier

    Petite différence par rapport aux deux précédents albums  : ce n'est plus Homs qui a réalisé les dessins mais bien Man, au style évidemment différent mais que l’on adopte finalement très rapidement tant l’histoire est prenante.

    Le 4e album se termine sur une interrogation, nous laissant dans l’attente de la suite et, surtout, du dénouement de cette histoire. Les deux derniers albums sont d'ailleurs prévus pour cette année et je ne vous cache pas que j’ai hâte de les découvrir.

    Millenium 3&4 – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Runberg & Man – Editions Dupuis – 2014

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    L’âge d'or de la bande dessinée belge – Thierry Bellefroid

    Cover L'age d'or de la bande dessinée belge.jpgLe Musée des Beaux-Arts de Liège possède une collection de planches originales de bande dessinée recelant quelques trésors exceptionnels. José-Louis Bocquet replace cette collection dans l’histoire de la bande dessinée belge, Didier Pasamonik se penche sur la marchandisation des originaux et Thierry Bellefroid s’interroge sur le devenir de la planche lorsqu’on l’expose. Enfin, une vingtaine d’auteurs belges contemporains s’approprient la collection, jetant un regard personnel sur l’un de ces trésors.

    Grâce à cet ouvrage, Thierry Bellefroid partage sa passion pour la bande dessinée à travers la découverte des planches originales conservées au Musée des Beaux-Arts de la Ville de Liège (Belgique), dont le Fonds a été créé dans les années 1970.

    On y retrouve des dessinateurs bien connus du 9e art, de ceux qui ont bercés notre enfance avec leurs personnages emblématiques (Spirou et Fantasio, Tintin, Buck Danny, Lycky Luke, Boule et Bill, Les Schtroumpfs, etc.).

    J’y ai découvert que la paternité de la bande dessinée européenne était attribuée à Hergé, qui est l'un des premiers auteurs francophones à reprendre le style américain de la bande dessinée à bulles. Ainsi, son personnage de Tintin apparaît pour la première fois dans un supplément pour enfants en 1929, suivi l’année suivante par la publication de l’album Tintin chez les Soviets, en noir et blanc. Contrairement à ce qui se fait actuellement, les planches étaient tout d’abord publiées dans des magazines spécialisés pour ensuite être éditées sous la forme d’albums. Ce n’est que dans les années 1970 que la bande dessinée a été envisagée comme un moyen d’expression à destination des adultes.

    Pour moi qui n’ai pas une culture BD très développée, ce livre a été l’occasion d’en apprendre plus sur la bande dessinée belge, ses acteurs importants, les techniques utilisées par les dessinateurs et l’évolution de cet art. Intéressée par la culture au sens large, j’ai aussi apprécié toute la réflexion sur la bande dessinée comme objet d’art et, donc, de spéculation financière.

    Un dialogue entre passé et présent, parsemé de nombreuses planches colorées ou noir et blanc, qui permet de (re)découvrir la bande dessinée belge sous un angle historique intéressant. Un ouvrage qui m’a donné envie de découvrir la collection du Musée des Beaux-Arts de Liège. Si la bande dessinée vous intéresse et que vous êtes de passage dans la capitale belge, ne manquez pas le Parcours BD, une autre façon de visiter Bruxelles !

    Remerciement aux Impressions nouvelles et à Babelio pour cette lecture.

    L’âge d’or de la bande dessinée belge – Sous la direction de Thierry Bellefroid – Les Impressions nouvelles – 2015

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    Millenium 1&2 – Les hommes qui n'aimaient pas les femmes – Runberg & Homs

    Cover Millenium 1.jpgDans les années 2000, Stieg Larsson faisait un tabac avec sa trilogie Millenium, mettant en scène le journaliste suédois Mikael Blomkvist et la jeune hackeuse Lisbeth Salander dans des enquêtes à haut risque. En 2013, Sylvain Runberg décide de faire revivre ces personnages dans une série d'albums.

    Concrètement, les romans étant très fournis, les Editions Dupuis ont choisi de scinder chaque roman en deux albums diptyques. C'est ainsi que j'ai regroupé dans ce billet les deux premiers tomes, correspondant au roman Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

    Le projet est ambitieux car il est nécessaire de retravailler l'histoire pour l'adapter au format de la bande dessinée tout en gardant l'essence du roman, qui a fait son succès auprès des lecteurs. Et on peut dire que le pari est tenu. Si on compare la bande dessinée au roman, on constate un démarrage plus rapide de l'intrigue ainsi qu’une histoire certes condensée mais qui reste tout à fait compréhensible et fidèle au roman dont elle est issue. 

    Cover Millenium 2.jpgL'autre challenge se situait au niveau des illustrations. Les lecteurs ayant imaginés et visualisés les personnages et décors, il était nécessaire de « coller » au roman pour ne pas que les lecteurs se trouvent face à des inconnus. Et là aussi, le travail de José Homs est à souligner car il a réussi à donner vie aux personnages imaginés par Stieg Larsson à travers des dessins d'un grand réalisme, aux cadrages et à la mise en couleurs maîtrisés. Il s'agit clairement d'une bande dessinée adaptée à un public adulte, comme en témoignent les quelques scènes d'une grande violence qui émaillent l'album. Les dessins sont parfois très noirs et crus mais on retrouve parfaitement l’ambiance créée par l’auteur suédois.

    Une adaptation très réussie du premier roman de Stieg Larsson, dont je vais m'empresser de continuer la lecture.

    Retrouvez plus d'informations (interviews, présentation des personnages, extraits...) sur l'adaptation de la série Millenium sur le site dédié.


    Millenium 1&2 – Les hommes qui n'aimaient pas les femmes – Runberg & Homs – Editions Dupuis – 2013

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    Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? – Zidrou & Roger

    Cover Pendant que le roi de prusse.jpgCatherine Hubeau est une vieille dame de 72 ans qui vit avec son fils Michel âgé de 43 ans, handicapé mental et physique. Cette bande dessinée est le témoignage du quotidien d'une héroïne de l'ombre, presque un hommage à toutes ces personnes qui se consacrent aux autres.

    Sous ce titre énigmatique, se cache un petit bijou de la bande dessinée. Dans ce album, Zidrou met de coté l'humour potache de L'élève Ducobu pour nous proposer une histoire d'une grande tendresse. Michel fait partie de ces êtres différents dont la vie a été bouleversée par un malheureux concours de circonstances. De ces personnes aussi attachantes que des enfants mais dont le quotidien est parfois difficile à gérer tant elles ont besoin de repères. Dans ces conditions, tout stress ou événement imprévu peut provoquer une réaction excessive.

    En lisant cet album, le lecteur se met à la place de cette maman qui se trouve seule à prendre en charge un adulte handicapé, avec toutes les difficultés que cela représente mais aussi avec le deuil d'une autre vie rêvée qu'il faut nécessairement faire. Les questions relatives à un placement permanent en institution et à l'avenir de Michel se pose inévitablement: qu'adviendra-t-il quand Catherine ne sera plus là pour veiller sur lui? Malgré les difficultés, l'histoire est positive car elle met en avant le lien très fort qui unit ces deux êtres, qui permet à la maman de tenir et de faire face aux moments de désespoir ou d'énervement.

    Un dialogue résume bien l'abnégation dont doit faire preuve une mère confrontée à cette situation.La scène illustre une discussion entre Mme Hubeau et une connaissance:

    - Comment va Michel?

    - Bien. Enfin! Mieux qu'on ne l'aurait jamais espéré. Il vit sa vie, quoi! Avec ses petites misères et ses grandes joies.

    - Et vous, Madame Hubeau?

    - Moi aussi...je vis sa vie.

    Les dessins de Roger sont très beaux, réalistes et empreints de beaucoup de douceur. Une très belle découverte, dont vous pouvez découvrir les premières pages ici 

    Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? - Zidrou & Roger - Editions Dargaud - 2013