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    Les quatre saisons de l'été - Grégoire Delacourt

    livre, roman, blog littéraire, littérature, carnet de lecture, avis lecture, Les quatre saisons de l'été, Grégoire Delacourt, Lattès, romanétéÉté 99, sur les longues plages du Touquet. Les enfants crient parce que la mer est froide, les mères somnolent au soleil. Et partout, dans les dunes, les bars, les digues, des histoires d’amour qui éclosent. Enivrent. Et griffent. Quatre couples, à l’âge des quatre saisons d’une vie, se rencontrent, se croisent et s’influencent sans le savoir.

    Je découvre Grégoire Delacourt grâce à son cinquième roman, Les quatre saisons de l'été. Pourquoi n'ai-je pas lu cet auteur très médiatisé plus tôt? Un simple apriori négatif je crois. Alors, quand je suis tombée sur ce roman dans les rayons de ma bibliothèque communale, je me suis dis "Pourquoi pas?". Et j'ai vraiment bien fait!

    J'ai été transportée par l'écriture délicate de l'auteur, à travers laquelle transparaît toute la tendresse qu'il a pour ses personnages. Des personnages d'une grande fragilité, en besoin d'affection et d'amour, naïfs dans leur vision de l'amour absolu mais tellement attachants.

    Chacun des quatre personnages fait l'objet d'un chapitre, comme une nouvelle. Et si ces petites histoires peuvent paraître indépendantes l'une de l'autre au premier abord, on constate finalement qu'elles se rejoignent au Touquet.

    Il est question d'amitié adolescente, des premiers émois amoureux, de ces phrases que l'on n'a pas dites et que l'on regrettera toute sa vie... dans un roman que Grégoire Delacourt a voulu dynamique et surprenant par moments.

    Les quatre saisons de l'été est un roman triste mais qui célèbre l'amour dans ce très beau décor qu'est le Touquet. Un roman touchant, qui m'a plus d'une fois émue, et une agréable découverte.

     

    Les quatre saisons de l'été - Grégoire Delacourt - Editions JC Lattès - 2015

     

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    L'invité sans visage - Tana French

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,l'invité sans visage,tana french,policierUne superbe jeune femme est retrouvée assassinée chez elle, au pied de sa table dressée pour un dîner romantique. L’inspecteur Antoinette Conway, de la brigade criminelle de Dublin, est chargée de l’enquête avec Stephan Moran. Tout condamne a priori le nouveau petit ami de la victime mais elle résiste, persuadée que l’affaire n’est pas si évidente que le laissent présager les apparences.

     

    Dublin, au mois de janvier, c'est plutôt froid et sombre. Tout comme la narratrice de ce roman, Antoinette. Personnage principal de L'invité sans visage, elle n'est ni attachante ni sympathique, voire même agressive, passant son temps à se plaindre du machisme de ses collègues et de son ambition bridée par son chef. D'accord, les collègues de la brigade criminelle lui en font voir de toutes les couleurs pour la tester mais je trouve que ses gémissements permanents prennent un peu trop de place dans le récit.

    La mise en place de l'enquête, des personnages et de leurs relations ainsi que des nombreux personnages secondaires (je m'y perdais complètement au milieu de la dizaine d'assistants qui épaulaient les enquêteurs) prend beaucoup de temps. Associé au fait que l'histoire est présentée de façon très linéaire, où il y a finalement beaucoup plus de discussions, d'analyses et d'hypothèses que d'action, j'ai eu l'impression de faire du surplace pendant une bonne partie du roman. Ce sont surtout les interrogatoires musclés et rapides qui m'ont stimulée plus que l'enquête policière particulièrement lente mais méticuleuse. 

    Avec L'invité sans visage, on est loin du thriller haletant. Personnellement, j'ai plutôt eu l'impression d'une histoire sans fin d'autant que le livre fait près de 600 pages. 

    Ma première incursion dans l'univers de Tana French m'a donc plutôt déçue. Je ne sais pas s'il s'agit là de son style d'écriture habituel mais, pour ma part, je n'ai pas accroché et j'aurai préféré que l'on soit davantage dans l'action et moins dans le discours.

    Le premier chapitre est disponible à la lecture, si vous voulez vous faire une opinion personnelle.

    Remerciement aux Editions Calmann-Lévy pour cette lecture.

     

    L'invité sans visage - Tana French - Editions Calmann-Lévy - 2017

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    Là où ça fait mal - Edgar Kosma

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,là où ça fait mal,edgar kosma,onlit books editions,romain renardC'est l'histoire d'un type qui fait une série de rêves, tous plus bizarres les uns que les autres, au cours desquels il perd chaque fois un doigt. Et à la fin, comme dans toute bonne histoire, il y a une mauvaise chute.

    Nouvelle incursion dans l'univers étrange et décalé de l'auteur belge Edgar Kosma, à travers ce mini-roman de 61 pages.

    Là où ça fait mal est découpé en dix chapitres, comme autant de rêves (et de doigts?), chacun d'eux étant construit comme une petite nouvelle.

    L'auteur fournit très peu d'informations sur son personnage principal, qui est aussi le narrateur du roman, laissant au lecteur une totale liberté d'imagination. C'est un peu déroutant au départ tant on a l'habitude d'avoir des descriptions à rallonge mais j'ai finalement apprécié ce choix d'écriture.

    J'ai apprécié le fait que l'auteur place son personnage dans des situations particulièrement cocasses. On retrouve l'univers loufoque de l'auteur, de l'humour et un surréalisme à la belge qui fait toujours sourire.

    Par contre, j'ai moins apprécié le coté répétitif et obsessionnel de la chute, qui se reproduit, mot pour mot, à la fin de chaque chapitre. Après deux nouvelles, j'avais compris comment se termineraient les suivantes et cela a fortement entamé mon enthousiasme.

    Au final, Là où ça fait mal n'est pas mon histoire préférée d'Edgar Kosma mais elle permet de passer un agréable moment de lecture décalée. 

    A noter, les illustrations de Romain Renard, qui apportent un petit plus intéressant à cet ouvrage.

     

    Là où ça fait mal - Edgar Kosma - Onlit Editions - 2016

    Du même auteur:

    - Comment le chat de mon ex est devenu mon ex-chat

     

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    La fille idéale - Gilly Macmillan

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,la fille idéale,gilly macmillan,escales,thrillerZoe est la fille idéale : élève brillante, enfant modèle, musicienne talentueuse. Pourtant, l'adolescente cache un lourd secret: quelques années auparavant, elle a été à l'origine d'un tragique accident. Un déménagement et un remariage plus tard, Zoé et sa mère tentent de se reconstruire au sein d'une nouvelle « famille idéale ». Mais lorsqu'un nouveau meurtre est commis, Zoé est sur la sellette.

    J'avais beaucoup aimé le premier roman de Gilly Macmillan, Ne pars pas sans moi, et j'attendais son second avec impatience.

    De nouveau, le lecteur se trouve projeté dans un roman très dynamique, avec une intrigue qui se met en place rapidement.

    Et si la structure de La fille idéale est morcelée (chaque chapitre donne la parole à un personnage, mêlant passé et présent), le tout est tellement bien orchestré que la lecture se fait naturellement et sans accroc. Les éléments du passé indispensables à la compréhension des événements présents sont dévoilés par petites touches, ce qui laisse le lecteur dans l'attente et lui permet d'élaborer ses propres hypothèses.

    Une histoire de famille, des cadavres dans le placard, des personnages malmenés par la vie auxquels on s'attache, un style direct et des chapitres courts. Tous les ingrédients sont présents pour faire de La fille idéale un roman addictif, qui confirme le talent de Gilly Macmillan.

     

    Remerciement aux Editions Les Escales pour cette lecture.

    La fille idéale - Gilly Macmillan - Editions Les Escales - 2017

    Du même auteur:

    - Ne pars pas sans moi

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    Un appartement à Paris - Guillaume Musso

    livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,un appartement à paris,guillaume musso,la fille de papier,la fille de brooklyn,l'appel de l'angeSuite à une erreur informatique, Madeline Greene et Gaspard Coutances se retrouvent à devoir cohabiter dans une maison d'artiste que chacun avait loué pour son isolement. L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz mais celui-ci est mort un an auparavant, terrassé par l'assassinat de son petit garçon. Il laisserait derrière lui trois tableaux extraordinaires, aujourd’hui disparus, que Madeline et Gaspard décident de retrouver.

     

    Le début du roman, assez descriptif et lent, m'a un peu inquiétée. Dans ses derniers romans, Guillaume Musso nous a en effet habitués à plus d'action. Heureusement, par la suite, l'histoire s'accélère et on se prend au jeu des hypothèses, suivant l'avancement de l'enquête avec intérêt et étonnement. Car nos deux détectives mettent au jour des éléments qui avaient été négligés lors de l'enquête sur la disparition du petit Julian et ce qu'ils vont découvrir va vous laisser sans voix!

    Finalement, ce qui débutait comme un roman classique se termine comme un véritable roman policier, pour mon plus grand plaisir. J'aime la tournure que prend Guillaume Musso dans ses derniers romans, avec une intrigue plus recherchée et des personnages plus consistants.

    Ce roman est un très bon cru où l'auteur, grâce à son talent et sans aucun support visuel, arrive nous faire "voir" les peintures de Sean Lorenz entre les graffiti de sa jeunesse et les peintures de la maturité.

    Un appartement à Paris ou le début d'une aventure rocambolesque qui va profondément changer les protagonistes et étonner les lecteurs par une fin inattendue.  

     

    Un appartement à Paris - Guillaume Musso - XO Editions - 2017

    Du même auteur:

    Je reviens te chercher

    La fille de Brooklyn

    La fille de papier

    L'appel de l'ange

    Parce que je t'aime