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Le carnet de lecture de… Eliette Abecassis

Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

philothérapie,eliette abécassis,editions flammarion,livre,roman,blog littéraire,littérature,carnet de lecture,avis lecture,philosophie,thérapie,amour,relations,couple,sites de rencontres,mariage,maternité, interview Eliette AbecassisAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture d'Eliette Abecassis, l'auteure de plusieurs romans engagés tels que La répudiée, Et te voici permise à tout homme ou Philothérapie.

 

Combien de livres compte votre bibliothèque ?

Des milliers, j’ai des bibliothèques dans toutes les pièces, même dans ma salle de bains...

 

Quel est votre livre de chevet actuel ?

Près d’elle, de François Jullien, un livre extraordinaire sur la relation à l’autre.

 

Quels sont vos livres préférés ?

  • Totalité et infini, Emmanuel Lévinas
  • Belle du Seigneur, d’Albert Cohen.
  • L’amant, de Marguerite Duras

 

Avez-vous un lieu de lecture préféré ?

Mon lit.


À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

Formidable en vacances, mais je préfère la sensualité du papier.

 

Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres?

La passion de la lecture.

 

Avez-vous des rituels d'écriture? Des moments ou des lieux qui vous sont plus favorables?

J’écris beaucoup dans mon lit. C’est le lieu de tous les rêves.

 

Que représente l'écriture pour vous?

Une nécessité, une urgence, un processus vital, un bonheur.

 

Dans vos romans, vous abordez des thématiques fortes telles que la montée de l'antisémitisme en France (Alyah) ou l'absence de liberté de la femme juive (Et te voici permise à tout homme). Ce sont des sujets qui vous touchent particulièrement?

Oui, je pense qu’il faut aller du singulier et de l’intime à l’universel, c’est toute la difficulté d’écrire. Plonger dans soi pour mieux en sortir.


Parlez-nous de votre dernier roman Philothérapie. Comment est-il né? Où avez-vous puisé votre inspiration?

Il est né du désir de parler de l’amour aujourd’hui, au moment où un grand désarroi touche tout le monde, avec une perte du sentiment. L’amour est devenu un marché. J’ai voulu raconter une histoire contemporaine et mener une enquête philosophique sur ce que l’on appelle l’amour, pour retrouver son essence, dans cette perte de sens.

 

Dans ce roman, l'héroïne commande un bébé sur Internet et sélectionne les hommes qu'elle rencontre comme on fait ses courses en ligne. Même l'amour devient un bien de consommation?

L’amour devient une appli. On commande, on note, on passe à autre chose. On est en pleine mutation du sentiment amoureux, de l’amour-passion à l’amour-produit. C’est la même chose pour les enfants et l’achat de bébé par internet pour 20 000 euros. Où est l’homme et l’humain? Qui ne peut s’empêcher de penser que sans l’amour la vie n’a pas de sens….

 

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

J’ai un livre jeunesse qui sort en octobre, « l’ombre du Golem ».

 

Sur quels médias peut-on vous suivre ?

J’ai une page Facebook, un site, je suis sur Instagram et Twitter.

 

Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

Lire, pour rendre la vie plus intense, parce que les choses n’existent que par les mots.

 

Commentaires

  • J'adore vous lire ma Bien Chère Eliette

  • Je parcours ce carnet de lecture en me délectant de chaque mot et de chaque réponse.

    Voilà un auteur qui romance toutes les choses de la vie, tout ce qui nous aiguillonne. Ne pas lire Eliette Abécassis génère un manque. Cette dépendance est comme une thérapie.

    L'oeuvre d'Eliette très connue déjà sera très vite récompensée par une gratification nationale.

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