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Le carnet de lecture de... Frédéric Ernotte

Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

FRed Ernotte.jpgAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Frédéric Ernotte, l'auteur du roman policier C'est dans la boite.

 

Combien de livres compte votre bibliothèque ?

Pas la moindre idée. Beaucoup. Vraiment beaucoup…

 

Quels sont vos livres préférés ? Pourquoi ?

Ceux qui gagnent le combat contre ma fatigue. Comment faire ? Un rythme soutenu, de l’humour, des personnages qui marquent, un scénario cohérent, un dénouement mémorable. Et me surprendre. J’aime être surpris quand j’ouvre un livre…

 

Quel est votre livre de chevet actuel ?

Maudit karma de David Safier et Kind of Black de Samuel Sutra.

 

Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ? Consultez-vous parfois les blogs littéraires ?

J’adore me promener en librairie et choisir à l’instinct. J’écoute aussi attentivement les conseils de mes ami(e)s, des lecteurs et des libraires. La sortie de C’est dans la boîte m’a permis de découvrir de nombreux blogs gérés par des passionnés avec lesquels j’adore discuter. Je suis régulièrement sur leurs pages et je profite de l’occasion pour signaler que mon compte en banque les déteste profondément !

 

À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

En tant que lecteur : une source de découvertes compatible avec une bibliothèque classique. La possibilité de lire des livres pour lesquels j’hésiterais à mettre 20 euros. Le numérique permet aussi de transporter facilement de nombreux romans et de les lire dans la pénombre (oui, c’est très pratique !)

En tant qu’auteur : une chance de faire découvrir mon travail à d’autres lecteurs. Et ça fonctionne puisque la version numérique de C’est dans la boîte se trouve parmi les meilleures ventes « polar » sur Amazon. Ça donne des ailes…

 

Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

Tout est possible devant une page blanche et c’est grisant. Il y a tellement d’histoires dans ma tête que j’en écris certaines pour éviter l’explosion.

Je dois aussi cette envie d’écrire à des auteurs. Dans mon adolescence, j’ai poussé une porte derrière laquelle se trouvaient Stephen King, Agatha Christie... Avec Dix petits nègres entre les mains (pour n’en citer qu’un), j’ai compris que lire pouvait être amusant. Je me suis dit qu’être celui qui offre de tels moments à des lecteurs devait être jouissif. Ça se vérifie et on y prend vite goût malgré les difficultés. En plus, les personnes qui me suivent m’encouragent à continuer alors je fais mon possible pour ne pas les décevoir.

 

Vous avez une activité professionnelle régulière, quelle place occupe donc l’écriture dans votre vie ?

Une petite place, malheureusement. Je travaille 7jours/7 avec d’autres casquettes. Ce mode de vie me laisse peu de temps pour écrire. Je bloque parfois des soirées. Il m’arrive aussi d’écrire la nuit. En fait, j’écris par à-coups.

Vivre de sa plume est très (très) (très) compliqué. Mais vu que je suis quelqu’un d’optimiste, je pense qu’il y a quand même une once d’espoir. Une fois un livre publié, ce sont les lecteurs qui ont les cartes en mains. À eux de décider si un auteur peut consacrer ou non son temps à les faire voyager.

 

Parlez-nous de votre premier roman policier C’est dans la boite… Comment est-il né ? Où avez-vous puisé votre inspiration ?

L’idée de ces boîtes m’est venue lors d’un déménagement. En préparant les caisses, je suis tombé nez à nez avec un trésor de ma jeunesse : une boîte à chaussures contenant divers souvenirs. Des tranches de vie. Face à ces objets insolites, je me suis demandé si quelqu’un d’autre que moi pourrait comprendre le sens de ce colis. À combien de kilomètres de la vérité tomberait une personne qui ouvrirait cette boîte ?

Quelques jours plus tard, devant un épisode Halloween des Simpsons, j’ai imaginé une nuit durant laquelle des personnages se lanceraient dans une ronde d’histoires. C’est dans la boîte était né !

 

Lorsque vous entamez l’écriture d’un roman, savez-vous toujours comment il se terminera ?

Pour C’est dans la boîte, l’histoire était balisée mais je n’avais pas encore tranché concernant la fin. Il m’a fallu approximativement deux ans et demi pour la rédaction du roman. J’avais imaginé plusieurs manières de le terminer. Le jour J, j’ai opté instinctivement pour une direction en écrasant l’accélérateur. C’est un choix inexplicable…

 

En 2013, vous avez obtenu le Prix du Balai de la Découverte, qui récompense un premier roman. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Les Balais d’Or viennent de l’imagination de Richard Contin (alias le Concierge masqué), un lecteur français passionné de littérature noire. Partant de son blog, il a réuni à sa table des blogueurs, des libraires, des bibliothécaires et des lecteurs pour  promouvoir la littérature policière dans son ensemble. Chaque mois, des romans sont ajoutés à une longue liste de coups de cœur. Puis vient le temps de la délibération pour choisir les lauréats qui recevront les Balais.

La remise de ce Prix du Balai de la Découverte à Paris en 2013 est un moment inoubliable pour moi ! Je suis vraiment fier d’avoir ramené ce trophée en Belgique et c’est une belle récompense pour les personnes qui m’ont fait confiance.

 

C’est dans la boite a été publié aux Éditions Avant-Propos (Belgique).  Avez-vous rencontré des difficultés pour trouver une maison d’édition qui vous soutienne ?

J’étais conscient qu’il est pratiquement impossible d’intégrer une grosse cylindrée de l’édition en France quand on est un illustre inconnu avec un premier roman. Dès lors, tout s’est bien passé pour moi. Avant-Propos a rapidement placé mon manuscrit dans sa colonne « coup de cœur » et j’ai décidé de faire confiance à cet éditeur.

 

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Un autre livre intitulé L’Altruiste. Avec ce nouveau roman, j’ai décidé de surprendre en quittant le terrain du roman policier. J’ai utilisé le style incisif qui me caractérise pour plonger mon personnage principal dans des questionnements contemporains sur la solidarité, le vivre-ensemble, l’argent… D’un quiproquo va naître une succession de situations plus périlleuses les unes que les autres avec une question en toile de fond : est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ?

Pas encore de sortie prévue. Que sera sera… Whatever will be, will be…

 

Où peut-on vous retrouver ?

Sur mon blog

Sur la page Facebook « Frédéric Ernotte – Écrivain » 

Et dans la vraie vie… ici ou là.

 

Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture ?

 

Peu importe ce qu’on fait et où se rend, quand les personnes qui nous accompagnent nous donnent le sourire, on a déjà tout gagné. Et, surtout, continuez de lire. La curiosité est une très belle qualité.

crédit photo: "Les Pictographistes"

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