• 2 commentaires

    Millenium 3&4 – La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette – Runberg & Man

    Millenium, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Sylvain Runberg, Dupuis, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, bande dessinée, bd, Stieg Larsson, policierAlors que le magazine Millenium, où travaille Mikael Blomkvist, enquête sur un réseau mafieux de traite d’êtres humains et de prostitutions impliquant des personnes haut placées, Lisbeth Salander est soupçonnée dans une affaire de meurtres. Seul son ami Mikael la croit innocente et va se battre pour le démontrer.

    Comme dans les deux albums précédents, le rythme rapide fait de cette bande dessinée un véritable page turner. Le récit est admirablement bien mené, rendant le lecteur complètement accro et l’obligeant à aller jusqu’au bout de sa lecture, le laissant comme groggy une fois la couverture refermée.

    Il faut dire que les dessins sont violents, entre scènes de viol, meurtres et autre maltraitances aux femmes, il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter le choc des images. Si j'ai lu le roman La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette il y a quelques années, je n’avais pas gardé le souvenir d’autant de violence dans les écrits de Stieg Larsson par rapport à l'adaptation qu'en a faite Sylvain Runberg.Millenium, La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Sylvain Runberg, Dupuis, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, bande dessinée, bd, Stieg Larsson, policier

    Petite différence par rapport aux deux précédents albums  : ce n'est plus Homs qui a réalisé les dessins mais bien Man, au style évidemment différent mais que l’on adopte finalement très rapidement tant l’histoire est prenante.

    Le 4e album se termine sur une interrogation, nous laissant dans l’attente de la suite et, surtout, du dénouement de cette histoire. Les deux derniers albums sont d'ailleurs prévus pour cette année et je ne vous cache pas que j’ai hâte de les découvrir.

    Millenium 3&4 – La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Runberg & Man – Editions Dupuis – 2014

    Des mêmes auteurs :

  • 2 commentaires

    Au plaisir d'aimer – Janine Boissard

    au plaisir d'aimer, janine boissard, gilles paris, flammarionA sa mort, Aymar de Fortjoie laisse à ses filles un château délabré. Pour pouvoir continuer à y soutenir la création d’artistes désargentés et renflouer les comptes du château, elles vont devoir faire preuve d’imagination. La solution : proposer aux riches dames de la région de poser pour leurs protégés contre rémunération. Mais l’action, si elle est efficace, va être à l’origine d’un scandale qui va éclabousser plus d’un notable. 

    Janine Boissard est une auteure prolifique au parcours jalonné de nombreux romans. Et pourtant, c’est grâce à ce roman que je la découvre. J’ai aimé son écriture franche et directe, qui nous immerge dans cette bourgeoisie française qu’elle écorche sans vergogne. Sous nos yeux, les pratiques douteuses et les secrets des notables se dévoilent, bouleversant la vie bien rangée des Poitevins.

    Des femmes qui ont sacrifié leurs rêves pour un mariage économique, des épouses délaissées par leurs maris et qui se sont consacrées à leur famille, allant jusqu’à s’oublier elles-mêmes, vont reprendre confiance en elles grâce aux artistes de Fortjoie. C’est à l’éclosion de ces papillons que nous assistons en lisant Au plaisir d’aimer. Des femmes dont on se prend d’amitié et que l’on admire dans leur volonté de reprendre leur vie en main et qui osent s’affirmer alors qu’elles se sont toujours effacées face à leurs époux.

    Un roman frais et positif, dont se dégagent une joie de vivre, une légèreté et un enthousiasme contagieux. Car à Fortjoie, toutes les occasions sont bonnes pour fêter le succès et l’amour. Un roman contemporain qui me donne envie de me plonger dans les publications précédentes de l’auteure française.

    Remerciement à Gilles Paris pour cette lecture. 

    Au plaisir d’aimer – Janine Boissard – Editions Flammarion – 2015

  • 2 commentaires

    Prière d'achever – John Connolly

    Prière d’achever, John Connolly, Flammarion, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, interview, bibliothèque, enquête, personnage, écriture, réécriture, suicide, Anna Karénine, TolstoïM. Berger est un homme tranquille et solitaire. A 35 ans, il quitte son emploi de fonctionnaire et se retire à la campagne pour écrire un roman. Un jour qu’il se promène le long de la voie ferrée, il est témoin de la chute d'une femme sous un train. Quelques jours plus tard, la même personne se jette à nouveau sur les rails. Déstabilisé, il décide de la suivre jusqu’à une étrange bibliothèque.

    Tout comme M. Berger, les passionnés de livres et d’histoires vont adorer ce roman qui immerge le lecteur dans un monde fantastique où les romans sont considérés comme des objets précieux et dont l’histoire peut encore évoluer. Nous faisons la connaissance d'une Anna Karénine plus vraie que nature ainsi que d’autres personnages emblématiques de la littérature.

    John Connolly fait de nombreuses références à de grands auteurs de la littérature classique et contemporaine et c’est toute sa passion des livres qu’il nous transmet à travers ce roman. Un livre sur les livres donc, mais aussi sur les lecteurs, dont on découvre l’importance capitale au sein de la chaine du livre (même si ce n’est pas celle que l’on imagine au premier abord).

    Prière d’achever, très court livre qui se lit en quelques heures, m’a permis de sortir d’une sorte de panne de lecture qui a duré un peu plus d’une semaine et pendant laquelle il m’était impossible d’ouvrir un livre. Je remercie donc l’auteur qui a réveillé mon plaisir de lecture. Son interview, en fin de roman, permet d’ailleurs de mieux connaitre John Connolly, son rapport aux livres et la genèse de ce roman.

     

    Prière d’achever – John Connolly – Editions Flammarion – 2014

    Du même auteur:

  • 0 commentaire

    Le soir, Lilith – Philippe Pratx

    le soir lilith, pratx, l'harmattantAlors qu'il met en ordre les éléments épars d'une future biographie d'une star du cinéma muet qu'il a fréquentée dans sa jeunesse, un écrivain reçoit la visite d'une étrange journaliste qui le presse de lui en dévoiler davantage sur la fameuse Eve Whiteland, plus connue sous le nom de Lilith Hevesi. Dès lors, filmographie, notes manuscrites, souvenirs brumeux se mêlent pour tisser un canevas qui ne parvient pourtant pas à dresser un portrait fidèle d'un personnage hors du commun, jusqu'à ce que la journaliste dévoile à l'auteur une facette inconnue de l'actrice...

    Ce roman nous plonge dans le monde du cinéma muet hollywoodien des années 1920. Sa construction, originale, mêle extraits de lettres et de films, scénarii refusés et brouillons de biographie dans un passage constant du présent au passé. Cette lecture, dont l'abord n'est pas facile, brouille nos repères chronologiques habituels et nécessite donc une certaine concentration.

    Je n'ai malheureusement pas réussi à m'accrocher au personnage de Lilith ni à celui du narrateur et je pense que ce manque d'intérêt est en partie lié à la structure alambiquée du roman qui ne me permettait pas de savoir où l'auteur souhaitait m'emmener et dans quel but.

    Au terme de ma lecture, Le soir, Lilith me laisse l'impression générale d'être passée à côté de quelque chose, sans véritablement réussir à saisir ce qui m'a échappé. Je pense que ce livre n'est tout simplement pas arrivé au bon moment. En plein « passage à vide littéraire », j'avais besoin d'une lecture légère et probablement plus simple à appréhender. C'est donc un roman que je relirai plus tard, dans un état d'esprit plus approprié à ce type de récit.

    Je remercie néanmoins Philippe Pratx pour cette lecture.

     

    Le soir, Lilith – Philippe Pratx – Editions L'Harmattan – 2014

  • 3 commentaires

    L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert

    Karine Lambert, L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommesCinq femmes d’âges et d’univers différents unies par un point commun fort : elles ne veulent plus entendre parler des hommes et ont inventé une autre manière de vivre…  Jusqu’au jour où une nouvelle locataire vient bouleverser leur quotidien.

    C'est en compagnie de Juliette que nous explorons ce nouveau monde exclusivement féminin, régit par un code de conduite très strict. Entre franches rigolades, souvenirs partagés et coups de gueule, ces cinq femmes nous parlent d'amour et d'hommes. Thèmes universels par excellence, on a l'impression de se retrouver entre bonnes copines, à refaire le monde et échanger expériences et avis sur les hommes et leur comportement. Car, si La Reine interdit à tout homme d'entrer dans l'immeuble, les filles, elles, ne parlent que de ça! Entre Juliette qui est à la recherche de l'Amour et les autres femmes de l'immeuble qui ne veulent plus souffrir, ce sont deux points de vue qui s'affrontent.

    On n'est pas du tout dans un roman de type chick-lit. Avec humour et clairvoyance, Karine Lambert nous invite à une réflexion sur le bonheur et le chemin que chacun prend pour y parvenir. Ses petites phrases font souvent mouche et nous touchent par leur justesse.

    Un roman agréable à lire, léger et qui fait sourire. Les femmes sont au cœur de cette histoire, elles sont attachantes, généreuses, intelligentes et pleines d'une joie de vivre communicative. L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes est le premier roman de Karine Lambert mais l'écriture est déjà bien maîtrisée, elle a d'ailleurs obtenu le Prix Saga Café qui récompense un premier roman belge francophone. Une plume à suivre... Je vous invite à déguster un petit extrait ici.

    L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes – Karine Lambert – Editions Michel Lafon – 2014

    Du même auteur :