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    Appel sur balle morte – Véronique Copetti

    appel sur balle morte, véronique copettiUn homme est assassiné dans un parc grenoblois une nuit d'été. La victime, père de famille et comptable dans une entreprise locale, a tout d'un type sans histoires partageant sa vie entre son travail et une association humanitaire. Une enquête du commissaire Claire Savignon qui la conduira en des eaux troubles qu'elle aurait certainement préféré éviter...

    Les premiers chapitres de ce roman nous plongent dans le quotidien de différents personnages, sans que l'on connaisse précisément la nature des liens qui les unit. Et je dois dire que cette structuration du récit m'a un peu perturbée. J'ai donc pris un peu de temps pour trouver mes marques dans ce roman mais, une fois l'enquête lancée, les choses ont été plus claires et j'ai vraiment pu profiter de ma lecture.

    Le fait que l'histoire monte en puissance au fil de l'avancement de l'enquête est d'ailleurs appréciable, rendant la lecture addictive.

    Le duo d'enquêteurs fonctionne bien malgré le caractère antipathique de la Commissaire Claire Savignon, à laquelle je n'ai pas pu m'attacher, contrairement à son adjoint qui apparaît comme beaucoup plus humain.

    Un roman qui se lit facilement et qui nous immerge efficacement dans son univers mais qui m'a légèrement laissé sur ma faim car je n'y ai rien trouvé d'original ou de distinctif, que ce soit dans l'histoire ou dans l'écriture. Faites-vous votre propre opinion en lisant le premier chapitre  !

    Appel sur balle morte, Véronique Copetti, Mon Petit Editeur, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, extrait, premier chapitre, mort, disparition, enquête, commissaire, argent, détournementRemerciement à Mon Petit Éditeur pour cette lecture.

     

    Appel sur balle morte – Véronique Copetti – Mon Petit Éditeur – 2014

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    Millenium 1&2 – Les hommes qui n'aimaient pas les femmes – Runberg & Homs

    Cover Millenium 1.jpgDans les années 2000, Stieg Larsson faisait un tabac avec sa trilogie Millenium, mettant en scène le journaliste suédois Mikael Blomkvist et la jeune hackeuse Lisbeth Salander dans des enquêtes à haut risque. En 2013, Sylvain Runberg décide de faire revivre ces personnages dans une série d'albums.

    Concrètement, les romans étant très fournis, les Editions Dupuis ont choisi de scinder chaque roman en deux albums diptyques. C'est ainsi que j'ai regroupé dans ce billet les deux premiers tomes, correspondant au roman Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

    Le projet est ambitieux car il est nécessaire de retravailler l'histoire pour l'adapter au format de la bande dessinée tout en gardant l'essence du roman, qui a fait son succès auprès des lecteurs. Et on peut dire que le pari est tenu. Si on compare la bande dessinée au roman, on constate un démarrage plus rapide de l'intrigue ainsi qu’une histoire certes condensée mais qui reste tout à fait compréhensible et fidèle au roman dont elle est issue. 

    Cover Millenium 2.jpgL'autre challenge se situait au niveau des illustrations. Les lecteurs ayant imaginés et visualisés les personnages et décors, il était nécessaire de « coller » au roman pour ne pas que les lecteurs se trouvent face à des inconnus. Et là aussi, le travail de José Homs est à souligner car il a réussi à donner vie aux personnages imaginés par Stieg Larsson à travers des dessins d'un grand réalisme, aux cadrages et à la mise en couleurs maîtrisés. Il s'agit clairement d'une bande dessinée adaptée à un public adulte, comme en témoignent les quelques scènes d'une grande violence qui émaillent l'album. Les dessins sont parfois très noirs et crus mais on retrouve parfaitement l’ambiance créée par l’auteur suédois.

    Une adaptation très réussie du premier roman de Stieg Larsson, dont je vais m'empresser de continuer la lecture.

    Retrouvez plus d'informations (interviews, présentation des personnages, extraits...) sur l'adaptation de la série Millenium sur le site dédié.


    Millenium 1&2 – Les hommes qui n'aimaient pas les femmes – Runberg & Homs – Editions Dupuis – 2013

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    Les mensonges ne meurent jamais – Séverine de La Croix

    Cover Les mensonges ne meurent jamais.jpgCela fait deux jours que Manon n'est pas rentrée à la maison. Sans nouvelle de sa part, son mari Nicolas décide de signaler sa disparition au commissariat. Mais très vite, ce qu’il croyait n’être qu’une formalité pour lancer des recherches devient une enquête complexe qui va faire voler en éclats l’apparente respectabilité d’une famille d’aristocrates prêts à tout pour cacher leurs secrets.

    Un résumé et une couverture attrayants, il en faut parfois peu pour qu’un livre fasse mouche auprès de la lectrice que je suis. Dans le cas de ce premier roman, le moins que l’on puisse dire est que la rencontre a eu lieu. L’histoire est très bien menée et se lit d'une traite. Séverine de La Croix nous emmène dans le monde très fermé des familles aristocratiques qui placent l'honneur et l’argent au-dessus de tout, y compris du bien-être de ses membres.

    On y découvre des personnalités très différentes, pour la plupart soumises à l’autorité de Louise, la matriarche qui dirige son petit monde d’une main de fer. Les personnages sont d’ailleurs très bien construits et réalistes, au point de nous donner envie de réagir face à leurs comportements ou décisions. Manon, à la fois forte et fragile, est particulièrement attachante mais je déplore que son mari Nicolas soit relégué au second plan, n’intervenant qu’épisodiquement dans le roman.

    L’histoire avance sur deux fronts parallèles, entre Manon qui découvre peu à peu les secrets qui lui ont été cachés et l’enquête policière qui met au jour des pratiques d’un autre âge. L’aller-retour incessant entre le passé et le présent, associé à un style direct, accroche irrémédiablement le lecteur qui ne peut qu’aller au bout de cette histoire, très aboutie. Une belle découverte ! Je vous invite d’ailleurs à lire le premier chapitre de ce roman pour vous mettre l’eau à la bouche.

    Remerciement aux Editions Michel Lafon pour cette lecture.

    Les mensonges ne meurent jamais – Séverine de La Croix – Editions Michel Lafon – 2014

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    Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? – Zidrou & Roger

    Cover Pendant que le roi de prusse.jpgCatherine Hubeau est une vieille dame de 72 ans qui vit avec son fils Michel âgé de 43 ans, handicapé mental et physique. Cette bande dessinée est le témoignage du quotidien d'une héroïne de l'ombre, presque un hommage à toutes ces personnes qui se consacrent aux autres.

    Sous ce titre énigmatique, se cache un petit bijou de la bande dessinée. Dans ce album, Zidrou met de coté l'humour potache de L'élève Ducobu pour nous proposer une histoire d'une grande tendresse. Michel fait partie de ces êtres différents dont la vie a été bouleversée par un malheureux concours de circonstances. De ces personnes aussi attachantes que des enfants mais dont le quotidien est parfois difficile à gérer tant elles ont besoin de repères. Dans ces conditions, tout stress ou événement imprévu peut provoquer une réaction excessive.

    En lisant cet album, le lecteur se met à la place de cette maman qui se trouve seule à prendre en charge un adulte handicapé, avec toutes les difficultés que cela représente mais aussi avec le deuil d'une autre vie rêvée qu'il faut nécessairement faire. Les questions relatives à un placement permanent en institution et à l'avenir de Michel se pose inévitablement: qu'adviendra-t-il quand Catherine ne sera plus là pour veiller sur lui? Malgré les difficultés, l'histoire est positive car elle met en avant le lien très fort qui unit ces deux êtres, qui permet à la maman de tenir et de faire face aux moments de désespoir ou d'énervement.

    Un dialogue résume bien l'abnégation dont doit faire preuve une mère confrontée à cette situation.La scène illustre une discussion entre Mme Hubeau et une connaissance:

    - Comment va Michel?

    - Bien. Enfin! Mieux qu'on ne l'aurait jamais espéré. Il vit sa vie, quoi! Avec ses petites misères et ses grandes joies.

    - Et vous, Madame Hubeau?

    - Moi aussi...je vis sa vie.

    Les dessins de Roger sont très beaux, réalistes et empreints de beaucoup de douceur. Une très belle découverte, dont vous pouvez découvrir les premières pages ici 

    Pendant que le Roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? - Zidrou & Roger - Editions Dargaud - 2013

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    Hiver – Mons Kallentoft

    Hiver, Mons Kallentoft, Editions Audiolib, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, froid, neige, Suède, Stockholm, policier, thriller, pendu, le serpent à plumes, Alexandra Dima, voix, livre audio, polar, lecture communeUn matin de février, le corps de Bengt Andersson est retrouvé pendu à un chêne, nu et gelé. Ce mois de février est l'un des plus froids qu'ait connu la Suède et ce temps va compliquer la tâche des enquêteurs de la Criminelle, entrainés sur plusieurs pistes qui les laissent perplexes.

    Comme son titre l'indique, Hiver nous plonge dans le froid polaire de Suède, qui est un élément essentiel à ce roman, presque un personnage à part entière tellement il est présent. Comme c'est souvent le cas dans les romans policiers, le récit porte à la fois sur l'enquête en cours et la vie privée de Malin Fors, le personnage principal.

    Avec son coéquipier Zeke, elle se trouve confrontée à une histoire complexe où il est question de secrets de famille, de mensonges et de manipulation. Le passé s'invite également dans le roman, des faits commis plusieurs années auparavant revenant à la surface pour influencer le comportement des personnages.

    La particularité de ce roman tient aussi au fait que l'on entend les pensées de Bengt Andersson, mort, tout au long de l'histoire, nous livrant ses pensées sur l'avancement de l'enquête ou sur son ressenti.

    J'avais hâte de lire ce livre qui attendait dans ma PAL depuis un certain temps mais j'en sors un peu déçue. Je m'attendais à un roman rythmé et qui me prenne aux tripes, Hiver m'a plutôt paru long tant les pistes suivies par les enquêteurs sont multiples et stériles mais aussi en raison des nombreuses descriptions qui coupent l'élan du récit (chaque maison, rue, paysage est minutieusement décrit). La tension augmente cependant dans la dernière ligne droite du roman, nous laissant pantelant, dans l'attente du dénouement.

    Une histoire de folie et de misère sociale qui fait froid dans le dos et attriste tant elle est réaliste.

    Logo Challenge Thrillers et polars.jpgHiver - Mons Kallentoft - Editions Audiolib - 2011

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