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    L’été des noyés – Jphn Burnside

    Cover L'été des noyes.jpgTant au niveau du contenu que de la forme, ce roman n’a cessé de m’étonner.

    Telle qu’elle est présentée dans les premières pages, l’histoire, faite de disparitions et de noyades inexpliquées, nous mène sur le chemin du roman policier. Sauf que l’auteur abandonne très vite ce registre pour nous faire partager les pensées et le quotidien d’une jeune fille étrange et solitaire, éloignés du sujet annoncé au départ.

    Le démarrage est très lent, les descriptions occupent tout l’espace et les dialogues sont peu présents. Et comme c’est souvent le cas, ce rythme d’escargot a eu raison de moi et j’ai éprouvé toutes les peines du monde à entrer dans ce roman et à le lire jusqu’au bout. 

    L’été des noyés est le premier roman que je lis de John Burnside, je ne sais donc si le style d’écriture que j’ai découvert ici est son mode de narration habituel mais je n’ai pas accroché. L’atmosphère est mystérieuse et lourde, les habitants de cette petite ile du cercle polaire arctique vivant en permanence entre réalité et légendes de trolls, sirènes et autres créatures surnaturelles. L’auteur place le décor à l’avant plan, en faisant un personnage à part entière, ce qui ajoute au coté descriptif.

    Un roman inclassable qui m’a malheureusement laissé sur le bas coté de route.

    Logo on vous lit tout.jpegLivre lu dans le cadre d' "On vous lit tout, en partenariat avec Libfly et le Furet du Nord"

    L’été des noyés – John Burnside – Editions Métaillé – 2014 

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    Le plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos

    Cover Le plus bel endroit du monde est ici.jpgIris est une jeune trentenaire célibataire qui souffre du récent décès de ses parents dans un accident de la route. Alors qu’elle pense mettre fin à ses jours, elle découvre un petit café à l’enseigne engageante Le plus bel endroit du monde est ici. Elle va y faire d’étranges rencontres et voir sa vie changer radicalement grâce à ce lieu magique.

    Dans un style simple et accessible, les auteurs usent de multiples métaphores pour faire réfléchir sur les actes que l’on a posés, les regrets que l’on peut avoir mais aussi sur l’espoir et la nécessité de se projeter dans le futur. Comme une fable ou un conte, ce roman rappelle qu’il est important de pardonner et d’oublier les erreurs passées pour se tourner avec l’avenir.

    Un roman léger que j’ai trouvé trop lisse. Ça dégouline de bons sentiments, les évènements s’enchainent sans surprise et j’ai vraiment été déçue par cette histoire que je n’imaginais pas comme telle.

    Le plus bel endroit du monde est ici ou quand je me suis laissée avoir par une jolie couverture et un titre accrocheur.

     

    Le plus bel endroit du monde est ici, Francesc Miralles, Care Santos, Editions Fleuve Noir, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, café, magie, mort, bonheur, chien, amour, amitié, appartement, parents, famille, amiLe plus bel endroit du monde est ici – Francesc Miralles & Care Santos – Editions Fleuve Noir – 2010

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    Workaholic – Morgan Magnin & Rosalys

    Cover Workaholic.jpgAmina est une jeune cadre dans une société informatique. En évoluant dans l’entreprise, les responsabilités et la pression sont de plus en plus importantes et la jeune femme ne compte plus ses heures supplémentaires. Jusqu’au jour où d'étranges évènements surviennent.

    Avec Workaholic, le scénariste aborde la productivité à outrance, provoquant surmenage, stress et burn out.

    Ma première réflexion, en lisant cette bande dessinée, a été de m’étonner du tout petit nombre de pages qui la constitue. Je me suis sentie un peu frustrée de ne pouvoir en lire davantage. D’autant que le thème abordé aurait mérité un approfondissement en raison de son actualité et de son importance. Le burn out étant aussi un sujet à connotation émotionnelle, j’aurai aimé que cet aspect soit davantage exploité, montrant l’évolution de la situation d’Amina.

    Mais, évidemment, quand on connait la genèse de Workaholic, on comprend mieux pourquoi l’auteur s’est contenté de 22 pages. Elle a en effet été réalisée lors d’un marathon dessiné qui imposait un thème et un nombre de pages limité, le tout créé en 23 heures consécutives.

    J’ai aimé les très jolis dessins de Rosalys, l’inspiration japonaise est bien visible et vraiment agréable.

     

    Logo Challenge été 2014.jpgWorkaholic – Morgan Magnin & Rosalys – Univers Partagés Editions – 2012

    workaholic-page1.jpgworkaholic-page2.jpgworkaholic-page3.jpg

     

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    Le carnet de lecture de… Lou Vernet

    Les carnets de lecture de... propose à un auteur de nous parler de sa bibliothèque, des livres qui l'ont marqué et de son rapport à la lecture et à l’écriture.

    Lou_Vernet.jpgAujourd'hui, découvrez le carnet de lecture de Lou Vernet, auteure d'Un arc-en-ciel et des ombres flottantes.

     

    Combien de livres compte votre bibliothèque ?

    Jamais compté, peut-être mille... mais de tout façon, pas assez ! Rigolant

     

    Quels sont vos livres préférés ? Pourquoi ?

    C’est une question impossible à trancher. Plutôt des auteurs cultes dont je ne me lasse pas et des livres, qui, à des moments opportuns, ont bouleversé ma vie. Notamment Gilbert Cesbron à 20 ans qui a déterminé mon envie d’écrire.

     

    Quel est votre livre de chevet actuel ?

    Jamais un seul mais plusieurs, selon mon envie (humeur ?) du jour. En ce moment : « Le chardonneret » de Donna Tartt en même temps que « Le sourire Etrusque » de José Luis Sampedro et « Un sur deux » de Steve Mosby.  Avec déjà en prévision d’intercaler « Des enfants trop parfaits » de Peter James.

     

    Comment choisissez-vous les livres que vous lisez ? Consultez-vous parfois les blogs littéraires ?

    Un article lu, une recommandation faite, un titre accrocheur, un cadeau d’ami, tout est bon pourvu que le geste premier soit la spontanéité. Un livre m’appelle, je ne le cherche jamais.

     

    Avez-vous un lieu de lecture préféré (lit, bain, jardin…) ?

    Le lit. Tous les soirs.

     

    À l’heure où les liseuses et les bibliothèques se côtoient, que représente le livre numérique pour vous ?

    Une belle opportunité, pour les jeunes auteurs comme moi, de se faire connaitre. Mais j’avoue, plus que tout, aimer tenir un livre entre les mains

     

    Qu’est-ce qui vous a amené à écrire et à laisser vous-même une trace dans la bibliothèque des autres ?

    La  prétention de croire que ce que j’ai à raconter puisse changer un petit bout du monde de chacun.

     

    Quelle place occupe l’écriture dans votre vie ?

    Toute la place. C’est une passion autant qu’une nécessité. Même comme je n’arrive pas à écrire, à me mettre à table, ma tête écrit en permanence, transforme tout en mots et en images. Je n’ai jamais su quoi faire d’autre.

     

    Parlez-nous de votre premier roman policier Un arc-en-ciel et des ombres flottantes… Comment est-il né ? Où puisez-vous votre inspiration ?

    Il est né comme tous mes autres romans. D’un mot sur lequel j’ai rebondi, d’une image qui s’est imposé à moi, d’un événement vécu qu’il me fallait absolument transcender. J’ai posé un mot, puis une phrase et le reste s’est enchaîné. Tous mes écrits me surprennent. Ils naissent d’une impulsion qui ne s’épuise qu’au mot Fin.

     

    Ce roman a été publié aux Editions Bookstory et donc d’abord au format numérique, pourquoi avoir fait ce choix ?

    Parce que tous les éditeurs qui m’ont reçus dans leur bureau ont eu à peu près les même mots « Vous avez du style, ne lâchez pas l’affaire, vous réussirez, continuez et revenez-nous voir avec la bonne histoire... là il manque encore un peu de ci ou un peu de ça... vous n’entrez pas dans un public déjà acquis... pas dans la bonne case !...».

    Grâce à Bookstory, je montre que ce public existe et qu’il aime. Au début ce n’était que 30 ou 40 personnes, mon entourage, aujourd’hui j’ai dépassé les 200 exemplaires en touchant un réseau d’inconnus. A mon niveau de communication, Bookstory et Facebook, j’ai réussi à faire vivre mon roman. Imaginez si un éditeur y mettait son grain de sel... dans 3 ou 4 romans, il existerait ce public de lecteurs acquis. J’ai dix autres romans en attente Rigolant

     

    Lorsque vous entamez l’écriture d’un roman, savez-vous toujours comment il se terminera ?

    Jamais. Je suis surprise à chaque chapitre de la même façon que le lecteur découvre l’histoire. J’ai une idée du propos du livre, du message que je veux faire passer mais absolument pas le plan construit. C’est arrivé pour un seul de mes livres et j’avoue que c’est confortable pour l’écriture. On a plus qu’à remplir les mots sous chaque chapitre. Mais c’était un coup d’essai que je n’ai jamais renouvelé. Je fais bien plus confiance à mon inconscient qui sait toujours mieux que moi où je vais !

     

    Vous dites « Je veux partir. Loin. Ailleurs. Partir comme on voyage. » et votre parcours personnel est fait de nombreuses expériences et de voyages à travers le monde. L’écriture est-elle aussi un moyen de voyager ?

    Oui. La plus grande. Il y a tant d’inconnus, de possibles. C’est un monde en soi qui dépasse les limites de la compréhension et qui permet autant de rêver que d’apprendre, de s’affirmer que de se remettre en question.  C’est une bulle, un cocon et en même temps une porte ouverte sur le monde. On y entre et on en sort autant de fois qu’on le souhaite. C’est l’endroit où je grandis le mieux. Il me protège de la réalité brute et m’aide à y réfléchir plus sereinement. C’est un voyage intérieur qui permet de mieux appréhender celui qu’on fait tous à l’extérieur, en allant vers l’autre.

     

    Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

    Oh oui plein... ce ne sont pas les idées qui manquent. Si je n’avais pu faire que ça, écrire, ce n’est pas dix mais vingt ou trente bouquins que j’aurai écrit... mais il faut gagner sa vie et ça c’est déjà une toute autre histoire Rigolant...

     

    Où peut-on vous retrouver (site, page Facebook, blog…) ?

     

    Un petit mot pour les lecteurs du blog Carnet de lecture?

    Je citerai une de mes devises préférées : "Il est temps de vivre la vie que tu t'es imaginée". Henry James 

     

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    Petit essai assassin sur la vie conjugale – Kyra Dupont Troubetzkoy

    Cover Petit essai assassin sur la vie conjugale.jpgMarie, 35 ans, mariée à Paul pour le meilleur et pour le pire, s’apprête à accoucher de son premier enfant. Et c’est avec un sens aigu de la dérision qu’elle nous livre ses pensées sur le couple, la maternité et la famille.

    Sans complaisance, la narratrice décortique la vie de couple de la rencontre au mariage en passant par les enfants, sans oublier les réflexions de la belle-famille et les diktats d’une société qui impose une uniformisation qui fait bondir notre trentenaire.

    Avec humour et un ton direct appréciable, elle met en évidence les (nombreux) travers de la gent masculine tout en dénonçant les manies féminines et autres contradictions qui sont notre quotidien.

    Un livre écrit par une femme pour les femmes mais qui, a l’instar de la série Mars et Vénus, permettrait peut-être aux hommes de mieux comprendre le mode de pensée de leurs compagnes. Une lecture rapide et légère, idéale pour l’été, qui ne manque pas de piquant et dans laquelle pas mal de femmes se reconnaîtront.

     

    Logo Challenge été 2014.jpgPetit essai assassin sur la vie conjugale – Kyra Dupont Troubetzkoy – Editions Luce Wilquin – 2011