• 4 commentaires

    CONCOURS ANNIVERSAIRE

    390782_eda_den-rozhdeniya_keks_svecha_3780x2530_(www.GdeFon.ru).jpg

    Pour le blog Carnet de lecture, le mois de janvier rime avec… anniversaire !

    Et pour ses 5 ans d’existence, deux chanceux recevront un livre au choix parmi la sélection suivante :

    Cover Le livre de Johannes.jpgCover Journal d'une génération anonyme.jpgCover L'invitation.gif

    Cover On achève bien les héros.jpgCover Onde de chocs.jpgCover La tourmente du serpent.jpeg

    Pour participer, il suffit d’envoyer un mail à carnetdelecture@hotmail.fr en indiquant :

    • « Concours anniversaire » en objet
    • Le livre que vous aimeriez recevoir et pourquoi
    • Votre adresse postale complète

    Le concours est ouvert à la Belgique et à la France jusqu’au 28 février 2014 à minuit.

     

    Bonne chance à tous !

  • 2 commentaires

    Ta gueule ! On tourne – Jade-Rose Parker

    Cover Ta gueule on tourne.jpg« Michel, chômeur longue durée, rêve de devenir réalisateur mais son scénario est refusé par toutes les maisons de production. Karen, dont il est secrètement amoureux, enchaine castings et projets minables alors qu’elle aspire à une carrière d’actrice hollywoodienne. Quant à leur ami François, ses montages financiers frauduleux l’ont mené à la faillite. […] Ces trois-là n’ont plus grand-chose à perdre. Ils vont se lancer dans une entreprise insensée : kidnapper les six plus grandes stars du cinéma pour pouvoir enfin tourner leur film. Un plan en béton. Mais ils ne savent pas encore que leur casting de rêve va leur causer bien des soucis… »

    Pour son premier roman, Jade-Rose Parker s’inspire de son expérience du cinéma et nous dévoile les coulisses peu reluisantes du 7e art. Entre les difficultés à se faire connaitre, les agents peu scrupuleux et le manque de soutien financier, ses héros sont confrontés aux problèmes de tout jeune cinéaste ou acteur débutant.

    Dans ce monde où les relations sont marquées par l’hypocrisie et les faux semblants, les acteurs choisis pour le film se montrent arrogants, orgueilleux, hautains et vaniteux. On les déteste d’emblée. Mais le tournage et l’éloignement de leur quotidien va finalement dévoiler la part d’humanité qui se cache sous ces masques et, par là même, nous les rendre plus sympathiques.

    Le ton général est humoristique mais ce roman ne manque pas pour autant de scènes plus sérieuses où les émotions prennent le dessus. Les dialogues sont naturels et criants de vérité, ce qui en fait une lecture sans prise de tête, qui nous fait voyager hors de notre quotidien.

    A noter, quelques particularités propres à ce roman comme le fait que l’on mentionne rarement le nom de famille des personnages ou que l’on ne saura rien du scénario puisqu’aucune information ne filtre quant au contenu du film. Certains lecteurs pointeront forcément ces éléments comme « manquants » mais leur absence n’empêche en rien la compréhension de l’histoire. Par contre, la question de la vraisemblance se pose face à ce film réalisé avec des bouts de ficelle, sans aucune équipe technique, mais qui cartonne lors d’un grand festival de cinéma... On aurait aimé en savoir un peu plus quand même…

    Comment kidnapper les plus grands acteurs du moment pour tourner un film sans budget ? Jade-Rose Parker nous donne une partie de la réponse dans cette comédie légère au rythme vif, qui vous fait passer un agréable moment de détente.

    Je remercie les Editions Kero, qui ont permis cette lecture.

    Ta gueule ! On tourne – Jade-Rose Parker – Editions Kero – 2013 

  • 1 commentaire

    Miss Lily-Ann – Lucienne Cluytens

    Cover Miss Lily-ann.jpgLa marque de vêtements Miss Lily-Ann, malgré sa notoriété grandissante, est au bord de la faillite. Alors que des investisseurs japonais sont prêts à injecter de l’argent frais dans l’affaire, un meurtre fait capoter les négociations et attire l’attention des policiers sur cette petite entreprise familiale aux comptes pas si clairs…

    Un polar dans le milieu de la mode, voilà qui sort de l’ordinaire ! Ca nous change des sombres affaires politiques, de tueurs en série tordus et autres enlèvements d’enfants. Un peu d’originalité, enfin !

    Et franchement, j’ai vraiment pris plaisir à lire cette histoire. Tout y est (parce que c’est quand même dans les vieilles marmites que l’on fait les meilleures soupes) : le flic trop impliqué dans l’affaire, celui qui fait cavalier seul, la nana canon et mystérieuse, le nouvel engagé plutôt beau gosse et solitaire… Tandis que les meurtres se multiplient, on découvre des secrets de famille qui n’auraient peut-être pas dus être exhumés.

    Un rythme qui nous tient en haleine, des personnages auxquels on s’attache et une enquête que l’on a la sensation de mener auprès du Commandant Flahaut, et on se prend au jeu des hypothèses sans jamais soupçonner le véritable meurtrier. Au moment de refermer ce livre, c’est donc l’étonnement qui m’habite, mêlé à la sensation de sortir d’un tourbillon et d’être étourdie par tant de rebondissements.

    Une auteure que je découvre en même temps que les Editions Krakoen. Résultat : une double belle découverte, que je compte bien poursuivre !

     

    Logo Challenge Thrillers et polars.jpgMiss Lily-Ann – Lucienne Cluytens – Editions Krakoen – 2013 

  • 1 commentaire

    Le Prince de la brume – Carlos Ruiz Zafon

    Cover Le prince de la brume.jpgAngleterre, 1943. Fuyant la guerre, la famille Carver déménage au bord de la plage, loin du tumulte de la ville. Très rapidement, Max, 13 ans, part à la découverte de son nouveau territoire et fait la connaissance de Roland, un jeune garçon fasciné par les légendes locales. Mais des évènements étranges vont se produire dans la maison, laissant penser qu’elle est hantée. En compagnie de sa sœur Alicia et de Roland, Max va tenter de percer le mystère de la maison de la plage et de ses précédents occupants. Sans savoir que l’histoire est sur le point de se répéter et qu’elle les met tous trois en danger.

    L’auteur reprend ici un thème bien connu : de jeunes gens, seuls témoins de phénomènes extraordinaires, vont vivre des aventures fantastiques qui mettent leur vie en péril. En fait, ce roman m’a fait penser à ces films, de type Zathura, où toute l’intrigue se déroule en l’absence des parents. Ceux-ci étant relégués au second plan, comme de vulgaires figurants. A leur retour, tout est rentré dans l’ordre, comme s’il ne s’était rien passé, ou presque.

    C’est un livre jeunesse, certes. Mais j’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de Carlos Ruiz Zafon. Comme a chaque fois (L’ombre du vent, Marina, Le jeu de l’ange…), l’auteur espagnol arrive à nous tenir en haleine du début à la fin. Le lecteur accompagne ces jeunes curieux à la recherche du Prince de la Brume, un personnage de légende aux pouvoirs maléfiques.

    Un mystérieux bateau englouti, un chat au regard perçant, un mage effrayant, un jardin de statues pas tout à fait immobiles… tous les éléments participent à notre immersion dans l’atmosphère étrange de ce roman. Le Prince de la Brume nous emmène dans son sillage et m’a poursuivi jusque dans mes rêves (peuplés, le temps de ma lecture, de clowns au sourire diabolique).

    Le Prince de la Brume est le 1er roman de la Trilogie de la Brume. Il est suivi par deux autres récits : Le Palais de minuit et Les Lumières de septembreUn roman à découvrir. Lisez le premier chapitre de ce roman pour vous faire une idée !

    Le Prince de la Brume – Carlos Ruiz Zafon – Editions Robert Laffont – 2011 

    Du même auteur:

  • 0 commentaire

    Jeune fille en Dior – Annie Goetzinger

    Cover Jeune fille en dior.jpgLe 12 février 1947, à une époque où le charbon manque et où la nourriture est rationnée, la bourgeoisie parisienne se presse au premier défilé d’un couturier alors inconnu : Christian Dior. Les restrictions laissent place à des envies de couleurs, de légèreté et de beauté. Le jeune styliste l’a bien compris et offre à ces dames des robes qui leur redonnent gout à la vie mondaine.

    Grand amoureux de la nature, Christian Dior s’inspire des jardins pour dessiner ses robes à la fois cintrées et au jupon ample, qui vaudront aux femmes le qualificatif de « femmes-fleurs ». On retrouve évidemment ses couleurs fétiches, le rose et le rouge, présentent dans de nombreuses collections, dont cette première ligne « Corolle », qui l’a lancé. J’ai été étonnée de découvrir un homme très seul, qui se retire à la campagne pour imaginer ses futures collections, mais aussi un homme affable, généreux et profondément humain.

    Par l’entremise d’une chroniqueuse de mode, nous découvrons les coulisses d’une maisonexpo-hiver-003.jpg de Haute Couture. Du processus de création, nécessitant une multitude de petites mains expertes, à l’effervescence qui règne autour des « jeunes filles » (nom donné aux mannequins au sein de la Maison Dior) à l’approche des défilés. Ce roman graphique nous initie au vocabulaire de la mode tout en douceur mais nous montre également un monde définitivement perdu. Car l’évolution, si on peut l’appeler ainsi, a fait tomber bien des barrières. Fini l’époque où les vêtements étaient directement ajustés sur les mannequins. Actuellement, ce sont aux modèles à sculpter leur corps conformément aux demandes des créateurs, qui produisent des vêtements aux tailles standardisées, nous imposant des défilés de jeunes filles aux corps anormalement filiformes et étrangement identiques.

    Je trouve néanmoins que le scénario de cette bande dessinée est un peu léger et convenu. Alors que le lancement d’une nouvelle Maison de Haute Couture ne s’est sans doute pas fait sans encombre, au lendemain d’une guerre dont les effets se font encore sentir au quotidien, cet aspect ne transparait absolument pas. J’ai eu l’impression d’un scénario idéalisé, un peu trop lisse pour être vrai. Le graphisme de ce très bel ouvrage, en revanche, nous plonge admirablement bien dans l’époque et dégage un agréable parfum de nostalgie. Le souci du détail, les pleines pages consacrées aux créations de Dior en font un très bel objet entre le roman graphique et le livre d’art.

    jeune fille en dior,annie goetzinger,editions dargaud,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,bande dessinée,bd,roman graphique,illustration,couture,maison,haute couture,christian dior,mannequin,robes,mode,défilé

    Remerciement aux Editions Dargaud et à Babelio pour cette immersion dans le monde de la mode.

    Jeune fille en Dior – Annie Goetzinger – Editions Dargaud – 2013