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    Pension de famille – Margaret Durrell

    Cover Pension de famille.jpgAprès un divorce et des voyages en Afrique, Margaret Durrell revient auprès de sa famille, à  Bournemouth. On est en 1947 et Margo est âgée d’une vingtaine d’années. Sur l’insistance de sa Tante Patience, elle ouvre une pension de famille. Les critères de la tante sont clairs : les pensionnaires seront des personnes de bonne famille, bien éduquées, calmes et qui paieront rubis sur l’ongle. Mais tout ne va pas se passer comme prévu puisque Margo n’aura jamais un seul locataire BCBG et sa pension de famille va vite devenir l’attraction de la rue, provoquant commérages et disputes de toutes sortes.

    Dans ce roman, Margaret Durrell revient sur son expérience de gérante d’une pension de famille. Et il y a de quoi en faire tout un livre ! Entre un artiste peintre qui se consacre à la nudité, des contrebandiers, un bébé braillard, des musiciens de jazz qui répètent à longueur de journée, de belles infirmières qui attirent tous les hommes et un enfant obèse qui fait les quatre cents coups, la vie est loin d’être paisible !

    Et si j’admire cette femme qui prend les évènements avec philosophie et sans se départir de son sourire, j’avoue ne pas avoir été séduite par son histoire.

    C’est au milieu du livre que j’ai commencé à perdre le fil et à décrocher. Les personnages trop nombreux et le fait de passer d’une péripétie à l’autre sans transition épuise sans pour autant faire rire. Alors que la 4e de couverture annonçait des aventures hilarantes, je n’ai même pas souri une seule fois… Je dois être vraiment hermétique à l’humour anglais…

    Logo Challenge ABC2013.jpgJe remercie néanmoins Robert Laffont pour cette découverte.

    Pension de famille – Margaret Durrell – Editions Robert Laffont – 2012 

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    Relâche – Bruno Malivert

    Cover Relâche.jpgAlors qu’une riche anglaise est retrouvée assassinée sur un parking et que son meurtrier a avoué, il se suicide en se jetant dans le vide lors de la reconstitution. Un an après, Erwan Chaptelat est de passage dans cette région de France et s’intéresse à l’affaire. Bien mal lui en prend car il va se retrouver plongé dans une histoire invraisemblable qui va le mener aux portes de la folie.

    Relâche est le premier roman que je lis de cet auteur mais, dès les premières pages, j’ai été séduite par son écriture claire, fluide et sans descriptions inutiles. Bruno Malivert nous immerge complètement dans l’atmosphère humide, froide et brumeuse de cette ville où les habitants croient en l’existence de créatures maléfiques. Et on serait presque tenté de les croire ! Entre hallucinations, pertes de mémoire, visions célestes, veillées nocturnes et comportements étranges, nous cherchons une explication rationnelle. Mais y en a-t-il une ?

    Tout au long du roman, le lecteur baigne dans cette atmosphère oppressante et on ne peut s’empêcher de faire des suppositions. Cela nous pousse à aller toujours plus loin pour connaitre le fin mot de l’histoire, qui est une vraie surprise.

    Une réflexion sur les excès dont est capable la nature humaine, n’hésitant pas à manier la manipulation et l’avilissement pour arriver à ses fins…

    Belle surprise que la découverte de cet auteur, un roman qui nous laisse avec un frisson et un sentiment de malaise et dont on repense plusieurs jours après l’avoir terminé. Merci à la Société des écrivains pour cette belle lecture.

    Relâche – Bruno Malivert – Société des écrivains – 2012 

    Du même auteur:

    • La croisée
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    La librairie des ombres – Mikkel Birkegaard

    Cover La librairie des ombres.jpgUne couverture qui évoque autant un livre ouvert qu’un cercueil, une petite phrase qui accroche le regard et intrigue. Vous comprendrez que je n’ai pas pu résister…

    Jon Campelli est un avocat réputé. À la mort de son père Luca, il hérite de la librairie que tenait ce dernier près de Copenhague, Libri di Luca. Mais, n’ayant plus adressé la parole à son père depuis 15 ans, Jon n’est plus au courant de ce qui se fait dans la librairie. Imaginez donc sa surprise quand il découvre qu’elle abrite une société secrète regroupant des personnes aux pouvoirs étonnants, les lettore. Soupçonnant un meurtre, Jon se lance dans une enquête sur la mort de son père, ce qui va le confronter à des évènements qu’il n’imaginait pas possibles.

    Et si la lecture pouvait tuer ?

    L’idée de base de ce roman est intéressante et originale. Se retrouver au cœur d’une librairie ancienne, entouré de livres de grande valeur et découvrir qu’ils sont chargés d’une énergie puissante capable de modifier la perception qu’un lecteur a du texte. Cela fait envie…

    Et si j’ai été charmée par la première partie du roman, j’ai été déçue par la seconde partie qui consiste en une course poursuite pour arrêter les personnes qui veulent utiliser leurs pouvoirs à mauvais escient. Les morts violentes succèdent aux scènes surréalistes avec, comme par hasard, une histoire d’amour entre deux personnes que tout oppose…

    Quelques passages un peu longuets et pas mal de descriptions plut tard, mon bilan est sans appel : je me suis ennuyée.

    Mais, il faut bien l’avouer, à la lecture de La librairie des ombres, on se prend à regarder d’un autre œil les conteurs que l’on connait et dont on boit les paroles à chacune de leurs lectures.

    Un roman qui part d’une bonne idée mais qui ne tient pas ses promesses. J’ai l’impression que l’auteur s’est laissé dépasser par l’histoire et s’est perdu en cours de route.

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    Lecture conseillée par Bouchon des bois pour le Challenge LDPA mais qui entre aussi dans le Challenge thrillers et polars de Liliba

     

    La librairie des ombres – Mikkel Birkegaard – Editions Fleuve Noir - 2010 

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    Un lendemain matin – Marc Uyttendaele

    Cover Un lendemain matin.jpgPhilippe Julliard est professeur de sciences politiques et conférencier. Alors que son épouse le quitte en emmenant leurs deux filles, il se trouve pour la première fois confronté à la solitude. Et on découvre un homme dont la vie est comme « une rivière plate qui coule sans aucun remous ni passion ». Une vie qu’il qualifie lui-même de « vie autoroute », droite et rapide. Il a suivi la voie tracée qui se présentait à lui sans vraiment se demander quel était le sens qu’il donnait à tout ça.

    Même si je compatis aux difficultés que rencontre Philippe, je n’ai pas réussi à trouver cet homme sympathique. S’il est cultivé et a de nombreuses qualités professionnelles, c’est aussi un homme sans ampleur, qui subit sa vie sans se battre, qui se laisse entrainer par le chant des sirènes de la quarantaine et qui recherche la reconnaissance d’un maitre à penser.

    C’est la rencontre avec Julie, femme mystérieuse et inaccessible, qui va lui faire prendre conscience de la vie morne dans laquelle il s’enfonce. Comme un ouragan dans la vie bien rangée de Philippe, elle va bouleverser ses repères et, sans le vouloir, aider Philippe à redéfinir le mot « vie ».

    Un lendemain matin est une réflexion sur le sens que l’on donne à sa vie, sur l’écart qui sépare les rêves que l’on formulait lorsque nous étions enfants et la réalité de notre vie d’adultes. La quarantaine atteinte, un bilan s’impose. Et si, pour Philippe, il n’est pas réjouissant, il a l’avantage de lui permettre de rediriger sa vie et de s’investir dans de nouveaux projets, notamment la défense d’un homme politique accusé de corruption.

    Seul petit bémol selon moi : Une grande partie du roman donne la parole à Philippe. Et on est tellement plongé dans ses pensées que l’on s’imprègne de son désespoir et de son abattement, sur fond d’abus d’alcool et de tabac. Ça en devient déprimant…

    En publiant Un lendemain matin, Marc Uyttendaele réalise un vieux rêve et c’est plutôt réussi. Le style fluide nous emmène sans peine dans cette histoire toute en émotion et sentiments. L’auteur arrive remarquablement bien à transcrire les émois qui chamboulent Philippe et analyse leur signification dans le détail sans que cela ne paraisse lourd.

    Marc Uyttendaele  est un avocat bien connu en Belgique, notamment pour avoir plaidé lors d’affaires politiques qui ont fait grand bruit. Il connait donc bien le milieu dans lequel évolue Philippe ainsi que les risques d’une implication dans la défense d’un homme politique.

    Un lendemain matin a été adapté pour la télévision par Marian Handwerker avec Vincent Perez dans le rôle principal, sous le titre Avec le temps.

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    Ma première lecture pour le challenge Luce Wilquin de Minou !

     

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    Un lendemain matin – Marc Uyttendaele – Editions Luce Wilquin – 1998

     

    Du même auteur:

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    Les morsures du passé – Lisa Gardner

    Cover Les morsures du passe.jpegDans ce roman, nous retrouvons D.D.  Warren, devenue commandant de la brigade criminelle de Boston. Chargée de l’enquête sur les meurtres de deux familles, elle va immédiatement mettre toute son équipe sur l’affaire. Mais quel lien peut-il exister entre ces deux familles à priori si différentes ? Notre enquêtrice préférée ne va pas tarder à le découvrir, pour notre plus grande frayeur…

    Cette fois, Lisa Gardner nous emmène dans le monde très fermé de la psychiatrie infantile. Entre des enfants qui délirent, qui s’automutilent ou tentent de tuer leur entourage, nos nerfs sont mis à rude épreuve. D’autant que l’auteure excelle dans l’art de nous faire entendre les pensées des personnages.

    A travers tout le roman, nous suivons trois femmes. D.D. Warren, toujours amatrice de bonne nourriture et en manque de sexe, que nous accompagnons tout au long de son enquête. Danielle, infirmière pédopsychiatrique qui ressasse sans cesse un traumatisme vécu lorsqu’elle était enfant et Victoria, mère du petit Evan, qui serait un garçon tout à fait adorable s’il ne menaçait pas de la tuer. Trois femmes que l’on suit au fil des chapitres, comme un fil rouge. Trois femmes avec leurs faiblesses mais surtout une force de caractère qui leur permet de faire face à des situations improbables.

    Un roman tout en nuance, qui nous met dans une situation impossible. Tiraillés entre l’identification aux adultes qui doivent gérer ces enfants psychotiques et l’attachement à ces petits bouts successivement anges et démons, on ne sait plus sur quel pied danser. Un roman effrayant, sur fond de sorcellerie et de passé douloureux, mais qui m’a appris beaucoup de choses sur certaines maladies mentales infantiles.

    Second roman de Lisa Gardner que j’écoute et, de nouveau, la voix d’Elodie Huber, tantôt rassurante et tantôt inquiétante, m’a permis une plongé totale dans l’univers de cette auteure.

    Logo Challenge Thrillers et polars Liliba.jpgJe remercie vivement les Editions Thélème pour cette belle découverte.

    Et une lecture de plus pour le challenge Thrillers et polars de Liliba!

    Les morsures du passé – Lisa Gardner – Editions Thélème

     

     

    Du même auteur :