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    2012 – LE BILAN

    Une année se termine, une autre va commencer… C’est l’heure de faire le bilan de cette année littéraire bien remplie.

    Près de 100 livres lus en 2012, ce n’est pas rien. Et je dois dire que je suis assez fière de moi, même s’il faudra faire mieux l’an prochain si je veux réduire ma PAL tentaculaire.

    Quelques partenaires se sont ajoutés à la liste déjà existante et je voudrais profiter de ce billet pour les remercier chaleureusement pour leur confiance mais aussi pour m’avoir fait découvrir des livres formidables qui n’auraient peut-être jamais croisés ma route autrement.

    Cette année a d’ailleurs été marquée par quelques véritables coups de cœur. Je n’en citerais que quelques-uns : Mais qu’est-ce que tu fais là, tout seul ?, Neige, Cent mille bouches d’ombres… Que du très bon !

    Et, enfin, merci à vous tous qui donnez votre avis, qui commentez mes chroniques et faites vivre ce blog ! Certain(e)s deviennent des habitué(e)s et de belles rencontres virtuelles ont eu lieu. Je vous en remercie !

    A suivre en 2013 :

    • la 2nd édition du Swap Books & Beauty, qui a rassemblé 24 lectrices et bloggeuses en 2012, en mêlant littérature et produits de beauté
    • quelques livres voyageurs prennent le large ! N’hésitez pas à les accueillir dans vos chaumières…
    • un concours pour les 4 ans du blog ? J’y réfléchis… Soyez attentifs à la page Facebook !
    • des interviews d’auteurs, pour connaitre leur avis sur l’évolution du livre et toutes leurs manies d’écrivains
    • et, évidemment, toujours plus de livres et de chroniques pour vous faire découvrir mes auteurs préférés, connus et moins connus
    • quelques surprises…

    Je vous souhaite une merveilleuse année livresque 2013, qu’elle soit synonyme de belles découvertes et de nouvelles amitiés littéraires !

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    Neige – Maxence Fermine ♥♥♥♥

    Cover Neige.jpg1884, au nord du Japon. Yuko vit avec son père, prêtre shintoïste, sur l’ile d’Hokkaido. Le jeune homme vient d’avoir 17 ans et il est temps pour lui de choisir son futur métier. Lorsqu’il annonce son souhait de devenir poète, d’apprendre à regarder passer le temps, son père ne cache pas sa déception. Pour lui, la poésie n’est pas un métier et Yuko, dans le respect de la tradition familiale,  doit choisir entre devenir prêtre ou guerrier. Mais, fasciné par la neige, Yuko décide d’aller contre la volonté de son père et de n’écrire que pour célébrer la beauté du flocon de neige. Sur le conseil d’un poète de la Cour impériale, il se rendra auprès de Soseki pour y recevoir un enseignement aux couleurs. Pour Yuko, ce voyage sera aussi la découverte de l’amour absolu et du funambulisme.

    Premier roman de Maxence Fermine, c’est aussi le second ouvrage que je lis de cet auteur. Et quel éblouissement ! Je pense pouvoir dire que c’est la première fois que je lis un roman qui dégage autant de grâce, de douceur et de beauté. La poésie du récit associée à la finesse de l’écriture nous transporte littéralement dans le Japon du 19e siècle.

    Neige m’a aussi fait découvrir l’art du haïku, ce petit poème japonais composé de trois vers et de 17 syllabes, et qui fait référence à la nature. Qu’il s’agisse des créations de Yuko ou des poèmes d’introduction, ces petites pépites de beauté, passerelle vers la lumière blanche des anges, m’ont émerveillée.

    Deux petits extraits, juste pour le plaisir :

    "En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Ecrire, c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une œuvre, d’une histoire couchée sur un papier de soie. Ecrire, c’est avancer pas à pas, page après page, sur le chemin du livre. Le plus difficile, ce n’est pas de s’élever du sol et de tenir en équilibre, aidé du balancier de sa plume, sur le fil du langage. […] Non, le plus difficile, pour le poète, c’est de rester continuellement sur le fil qu’est l’écriture, de vivre chaque heure de sa vie à hauteur du rêve, de ne jamais redescendre, ne serait-ce qu’un instant, de la corde de son imaginaire. En vérité, le plus difficile, c’est de devenir un funambule du verbe."

    "Car l'amour est bien le plus difficile des arts. Et écrire, danser, peindre, c'est la même chose qu'aimer. C'est du funambulisme. Le plus difficile, c'est d'avancer sans tomber."

    Véritable coup de cœur pour ce petit roman qui a tout d’un grand. A lire et relire… pour le plaisir des belles phrases, pour la douceur qu’il dégage et la sérénité qu’il procure. Une vraie parenthèse dans nos vies mouvementées.

     

    Neige – Maxence Fermine – Editions Arléa – 1999 

    Du même auteur:

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    JOYEUX NOEL!


    A tous les visiteurs du blog,

    je souhaite une très belle fête de Noël,

    beaucoup d'amusement

    et une montagne de cadeaux!


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    Le briseur d'âmes – Sebastian Fitzek

     

    Cover Le briseur d'ames.jpgLa psychose s’empare de l’Allemagne. Plusieurs femmes ont été retrouvées complètement tétanisées, dans un état quasi comateux alors que leur corps ne porte aucun stigmate de torture, viol ou coups… Incompréhensible… Le responsable de cet enfer est introuvable mais les médias l’ont baptisés Le briseur d’âmes en raison de l’état dans lequel il laisse ses victimes. En marge de ces évènements, Caspar, un amnésique hospitalisé dans une clinique psychiatrique, va se trouver confronté à des phénomènes bien étranges pour une soirée de Noël…

    Dès les premières lignes, c’est l’horreur ! Le lecteur est plongé dans l’esprit d’une femme « torturée » par le briseur d’âmes, qui l’amène aux portes de la folie. Et si cela se calme quelque peu le  temps d’un bond dans le futur, Sebastian Fitzek nous ramène très vite à la réalité. Car, lorsque l’on se rend compte que le briseur d’âmes est dans l’enceinte de la clinique, c’est trop tard. Le dispositif de sécurité est enclenché et toutes les personnes présentes sont enfermées avec le tueur. Car, s’il n’a pas achevé ses précédentes victimes, il a bien l’intention de changer de stratégie ! Voila à quoi Caspar, un amnésique à la recherche de son identité, est confronté. Assisté d’une bande aussi hétéroclite que dérangée, seul le face à face avec le tueur lui permettra de se souvenir de son passé.

    Il faut bien admettre que le décor est connu. Un lieu isolé du monde extérieur par la neige et coupé de tout moyen de communication, un soir de Noël. On pense inévitablement à Shining de Stephen King. Mais là s’arrête toute ressemblance et surtout là n’est pas l’intérêt de ce roman. Malgré les atrocités lues, ma motivation à lire ce roman résidait dans le fait de comprendre comment le briseur d’âmes s’y prenait pour mettre ses victimes dans cet état et pourquoi il s’attaquait tout à coup à une clinique psychiatrique. Et j’ai été servie ! Le briseur d’âmes est un roman haletant, bourré de rebondissements, tous les protagonistes sont suspectés pour en arriver à un final totalement bluffant, auquel je ne m’attendais pas.

    Un grand thriller, qui joue sur nos peurs et le pouvoir des mots. Et si Ne les crois pas ne m’avait pas convaincu, Le briseur d’âmes m’a fait changer d’avis sur cet auteur allemand ! Je vous parie que je vous en reparle très bientôt… ;-)

    Logo Challenge Thrillers et polars Liliba.jpg

     

    Lecture réalisée dans le cadre du challenge Thrillers et polars de Liliba. Merci d’avoir fait voyager ce livre jusqu’à moi Sourire

     

    Le briseur d’âmes – Sebastian Fitzek – L’Archipel – 2012 

     

    Du même auteur:

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    Bref, ils ont besoin d'un orthophoniste ! – Gaëlle Pingault

    Cover Bref ils ont besoin d'un orthophoniste.jpegSous ce titre étonnant, Gaëlle Pingault partage son expérience d’orthophoniste (pour les belges : traduisez "logopède"). A travers plusieurs petites histoires, elle nous raconte le quotidien de ses patients, ces personnes qui, à un moment de leur vie, ont besoin d’un orthophoniste.

    Un recueil de nouvelles distrayant mais qui permet également de (re)découvrir ce métier pluriel. Si les publics sont variés (enfants, personnes âgées, adultes…), les problèmes à gérer ne le sont pas moins, allant de la dyslexie à l’autisme, en passant par la dysorthographie, le bégaiement ou la surdité.

    Bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! fait passer énormément de choses. En plus des informations qu’il apporte sur le champ d’action de l’orthophoniste, il m’a aussi fortement touché par sa justesse et sa sensibilité. Toute l’empathie de l’auteure pour ses patients transparait dans ses écrits, notamment vis-à-vis des enfants à qui elle donne des petits noms affectueux.

    Avec pudeur, elle donne la parole aux enfants : "Il aimerait bien aimer l’école, mais il y a les dictées. Les sujets, les compléments d’objets directs, et les verbes. Il y a les a-avec-accent et les a-sans-accent. Les f qui s’écrivent f et les f qui s’écrivent ph. Il y a les s qui font s et les s qui font z. « Et » à la fin de paquet alors que c’est « ai » à la fin de balai. Un genre de jungle. D’abord, il n’y comprend rien. Et, quand par hasard il comprend, il ne retient pas. Et quand par miracle il retient, il ne pense jamais à l’utiliser à la dictée. Il a toujours zéro."

    Mais une belle place est aussi consacrée aux inquiétudes des proches et parents : "Ils parlent de leur petite puce. De son avenir. Ils voudraient le meilleur pour elle. Qu’elle se débrouille. Qu’on la respecte. Qu’elle soit heureuse. Bref. Comme tous les parents."

    Avec une petite surprise que l’auteure fait durer tout au long du recueil : l’histoire de Laure qui se déroule en filigrane des autres et dont on ne comprend pas le lien avec le thème. Jusqu’à ce que tout s’éclaire Sourire

    Pour chacune des nouvelles, il a suffit de quelques mots pour que je sois touchée et pour que je m’attache aux personnages. Au point qu’à la fin de chaque nouvelle, j’étais en attente d’une suite. Ce sera ma seule petite frustration.

    Un recueil que je recommande donc, pour le plaisir de lire une auteure de qualité mais aussi pour les informations qu’il nous apporte.

    Retrouvez ces nouvelles et bien d’autres  sur le blog de Gaëlle Pingault

    Merci aux Editions Quadrature pour cette belle découverte.

    Bref, ils ont besoin d’un orthophoniste ! – Gaëlle Pingault – Editions Quadrature – 2012

    Du même auteur :