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Vibrato – Marie Dubosq

Cover Vibrato.jpgÀ l’image d’un guide touristique, Vibrato nous fait découvrir les différentes lignes du métro parisien en les mettant en scène dans des histoires courtes. Le lecteur accompagne une femme dans ses déplacements souterrains qui sont autant de rencontres. On y croise des touristes, un guerrier, une raie mantra, un corbeau ; on y fait des découvertes étonnantes et on y vit des histoires d’amour éphémères…

Et il s’en passe des choses dans le métro! Entre les coupures d’électricité, les scènes de ménage, les terroristes, les fous qui s’emparent du poste de conducteur… les navetteurs deviennent des héros des temps modernes, témoins privilégiés de l’évolution des mœurs et de la société. On est loin du métro-boulot-dodo !

C’est le premier livre que je lis de cette auteure et j’ai été étonnée par la vitesse à laquelle elle arrive à nous plonger dans un autre monde. Quelques mots suffisent à nous immerger dans le quotidien d’une personne, au plus profond de ses pensées. Avec un petit retour historique puisque Vibrato nous fait voyager dans le temps, entre 1943 et 2020, en passant par l’époque actuelle.

J’ai trouvé que les références à la violence étaient assez nombreuses même si elle prend différentes formes (querelle entre époux, terrorisme, guerre, meurtre…). Ça n’est pas spécialement dérangeant dans la mesure où l’auteure ne tombe pas dans l’excès ni dans le pathos mais cela m’a étonné. Je me suis demandé si cette violence était uniquement issue de l’imagination fertile de l’auteure ou si elle reflétait une certaine réalité.

Vibrato, c’est aussi une succession d’histoires qui se renvoient la balle - une réflexion entamée dans une nouvelle se termine ou trouve sa réponse dans une autre. La dernière nouvelle faisant référence à des histoires précédentes, nous permettant ainsi de comprendre certains éléments restés flous. On retrouve également un autre fil conducteur : la narratrice, ce personnage qui emprunte ces différentes lignes de métro et qui nous raconte ce qu’il s’y passe. C’est la première fois que je lis un recueil qui présente ce type de structure et j’ai trouvé ces liens vraiment intéressants. Par contre, contrairement à d’autres recueils d’histoires courtes, cela signifie que Vibrato doit être lu dans l’ordre déterminé par l’auteure et non au gré des envies du lecteur, qui risquerait alors de passer à côté de certaines choses.

Bref, un recueil sympathique, qui ne bouleverse pas le genre, mais qui se laisse lire…le temps d’un trajet en métro !

Remerciement particulier à Babelio et aux Editions Bruit Blanc pour cette découverte.

Vibrato – Marie Dubosq – Bruit Blanc – 2011

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