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    Les cerfs-volants de Kaboul – Khaled Hosseini ♥♥♥♥

    Cover Les cerfs-volants de Kaboul.jpgKaboul dans les années 1970. Enfants, Amir et Hassan passent leur temps ensemble à jouer, faire des farces aux voisins et s’entrainer pour le combat de cerfs-volants qui a lieu chaque année. Élevés comme des frères, ils sont cependant différents de par leur classe sociale : Amir est le fils d’un homme d’affaires et vit dans un palace tandis qu’Ali, le père d’Hassan, est domestique. Malgré cette inégalité, l’amitié qui lie les deux enfants est très forte. Jusqu’au jour où Hassan se fait agresser sous les yeux d’Amir qui ne fait rien, lui qu’Hassan a défendu tant de fois… Pour Amir, commence alors un chemin de croix qu’il portera seul une grande partie de sa vie. Rongé par la culpabilité et tiraillé entre l’amitié pour Hassan et la reconnaissance de son père, Amir usera de tous les artifices pour soulager sa conscience. Quand l’Afghanistan entre en guerre et que la famille fuit vers les Etats-Unis, l’occasion de laisser le passé en arrière se présente enfin. Mais, quelques années plus tard, celui-ci refait surface sous la forme d’un coup de téléphone. L’associé de son père appelle d’Afghanistan et  exhorte Amir de revenir au pays : quelqu’un a besoin de lui. « Il existe un moyen de te racheter » avait dit Rahim. Ces mots ne quitteront plus Amir…

    Enorme coup de cœur pour ce roman ! L’auteur arrive avec brio à nous mettre dans la peau d’Amir et à nous faire ressentir ses émotions. Au point de me retrouver plus d’une fois la gorge serrée et au bord des larmes. Voilà un roman qui répond vraiment à mes attentes : me faire vivre l’histoire comme si j’y étais et partager le ressenti des protagonistes. Khaled Hosseini réussi admirablement ce pari, pourtant difficile.

    Dans Les cerfs-volants de Kaboul, il nous parle de son pays, auquel il est très attaché. Il nous raconte l’Afghanistan d’avant la guerre, nous dévoile la culture afghane avec ses richesses mais aussi ses faiblesses. Pour nous, occidentaux, qui ne connaissons l’Afghanistan que grâce aux reporters de guerre, ce roman est l’occasion d’en apprendre plus sur l’histoire et les coutumes de ce pays. Même si sa situation actuelle reste inchangée, avec un pays qui reste au sommaire de tous les journaux du monde pour les atrocités commises par les talibans sur la population.

    J’ai découvert ce roman il y a quelques années grâce à une amie et j’ai été d’emblée séduite ! Je le relis actuellement et mes sensations sont identiques : c’est définitivement un coup de cœur !

    Les cerfs-volants de Kaboul a fait l’objet d’une lecture commune avec Chaplum. Découvrez son avis ici.

    Les cerfs-volants de Kaboul – Khaled Hosseini – Belfond – 2005 

    Du même auteur:

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    Les liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos

    Cover Les liaisons dangereusesok.jpgSous titre : Lettres recueillies dans une société et publiées pour l’instruction de quelques autres

    Immersion dans les salons feutrés de la bourgeoisie française avec ce roman épistolaire considéré comme une œuvre majeure du 18e siècle. Lors de sa publication, en 1782, ce roman a pourtant provoqué un véritable scandale en mettant à nu les mœurs de l’aristocratie.

    Reflet d’une époque et d’une classe sociale vivant dans l’oisiveté, ce récit présente des personnages hauts en couleurs, qui n’ont pour seule occupation que de colporter des rumeurs et mettre sur pieds des projets indélicats pour se venger d’une offense, réelle ou imaginée. Là où les manipulateurs n’hésitent pas à utiliser les plus faibles et à jouer avec les sentiments d’autrui dans le but de servir leurs objectifs personnels, les victimes, trop naïves et confiantes, accèdent à toutes leurs demandes sans se rendre compte que l’on se moque d’eux.

    La correspondance croisée entre les différents protagonistes nous apprend énormément de choses sur les règles de bienséance en vigueur à l’époque : l’importance de la vertu, la désapprobation de la société vis-à-vis du libertinage féminin, les règles régissant les relations hommes-femmes avant le mariage, le mariage de convention ou d’intérêts… Toutes ces questions qui n’ont plus lieu d’être actuellement et qui formaient pourtant le tissu relationnel de ce siècle.

    Je me suis particulièrement attachée aux deux plus jeunes personnages du roman : Cécile Volanges et le Chevalier Danceny. Adolescents, ils tombent amoureux pour la première fois et c’est avec toute la naïveté de la jeunesse et de l’inexpérience qu’ils tentent de comprendre les bouleversements qu’ils observent en eux. Dans une société où parler de ses sentiments est déplacé (surtout s’ils concernent une autre personne que celle choisie par ses parents !), ils vont accorder leur confiance à des personnes malveillantes qui vont influer de façon irrémédiable sur leur destin.

    A l’heure où les téléphones et autres technologies de la communication n’existaient pas, c’est par courrier que les nouvelles se transmettaient et chaque épistolier est reconnaissable à son style d’écriture et à ses expressions.

    Au-delà du langage romanesque auquel il faut s’habituer, Les liaisons dangereuses est un roman facile d’accès et très plaisant à lire.

    Les liaisons dangereuses, Pierre Choderlos de Laclos, Gallimard, critique, carnet de lecture, livre, littérature, blog littéraire, roman épistolaire, classique, 18e siècle, lettres, amour, mensonge, manipulationLecture réalisée dans le cadre du challenge Livra’deux pour pal’Addict. Ma partenaire, Marion, a quant à elle lu Le gout des pépins de pomme.

    Les liaisons dangereuses – Pierre Choderlos de Laclos – Gallimard – 2006

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    Le rouge et le noir – Stendhal

    Cover Le rouge et le noir Thélème.jpgFermez les yeux, installez-vous confortablement et laissez-vous bercer par la voix envoutante de Michel Vuillermoz. Cet acteur prête sa voix à la lecture de ce chef d’œuvre de la littérature classique, publié pour la première fois en 1830 et écrit par Stendhal. Calme et douce, sa voix change cependant d’intonation selon la personne qui s’exprime, ce qui rend l’écoute vraiment agréable et garde l’ennui à distance.

    Julien Sorel est un jeune homme malingre qui ne fait rien de bon dans la fabrique de bois de son père. Ayant fait le séminaire, Julien connait le latin et se fait engager par le Maire de Verrieres comme précepteur des enfants. Pour ce fils de paysan qui méprise la bourgeoisie, il s’agit uniquement de gagner un peu d’argent. Mais, rapidement, il va s’intéresser à l’épouse du Maire, Madame Rénal, encore fort jolie. L’intérêt étant réciproque, Mme Rénal et Julien deviendront rapidement amants. Mais Julien est tiraillé entre son aversion pour la bourgeoisie et les idées capitalistes qu’elle véhicule et ses sentiments naissants pour sa maitresse. Oscillant sans cesse entre héroïsme et sentimentalisme, il sera contraint de quitter la maison des Rénal et s’exilera à Paris, où il deviendra le secrétaire du Marquis de La Mole. Mais, là aussi, sa passion pour une belle demoiselle de la bourgeoisie va avoir raison de lui.

    Le rouge et le noir est un roman historique. Il nous présente la révolution française de 1830, les relations politiques qui unissent les différents protagonistes ainsi que la structure sociale de l’époque et, notamment, la différence entre le quotidien de la bourgeoisie et celui du peuple.

    Stendhal, dans un vocabulaire châtié qui garde tout son charme, nous livre une histoire très descriptive. Qu’il s’agisse de nous dépeindre la ville et ses habitants ou les sentiments amoureux de Julien et de ses amantes, l’auteur nous immerge dans les réflexions des uns et des autres. Et leurs actes, qui pourraient paraitre complètement absurdes vus de l’extérieur, prennent alors tout leur sens.

    Si j’ai bien aimé ce roman, j’avoue que j’ai trouvé les descriptions assez longues. Je pense que si j’avais lu cette histoire sur un support papier, j’aurais probablement sauté certains passages trop descriptifs, ce qui n’est pas possible avec un livre audio.

    Je remercie encore les Editions Thélème pour m’avoir fait découvrir ce classique de la littérature française.

    Le rouge et le noir – Stendhal – Editions Thélème – 2008

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    La petite fêlée aux allumettes – Nadine Monfils

    Cover La petite fêlée aux allumettes.jpgDans la ville imaginaire de Pandore, les habitants ont de curieuses habitudes. Les vieilles dames jurent comme des charretiers et tirent sur tout ce qui bouge, les policiers se muent en travestis sitôt la nuit tombée et les jeunes filles ont des visions d’horreur dès qu’elles craquent une allumette.

    Alors que des meurtres se succèdent à une cadence infernale, tout ce beau monde va se retrouver mêlé à l’enquête. Mémé Cornemuse, la vieille dame acariâtre et fan de Jean-Claude Van Damme ; Jean-Michel Derval, jeune inspecteur le jour et dealer la nuit sous le nom de Betty ; son acolyte Cooper, inspecteur sur le retour plus attaché à son chien qu’aux êtres humains, et Nake dont les visions conduisent sur la piste des contes de fées.

    Les références à la Belgique sont multiples, tant au niveau de la culture (Magritte, la fameuse babelutte, une troupe de travestis liégeois…) qu’au niveau du langage et des belgicismes (« Ousqu’on va ? »). Les personnages, complètement décalés et délirants, ainsi que les dialogues et réparties de Jean-Claude Van Damme, sont autant d’occasion de sourire…

    Si ce roman traite d’un tueur en série qu’il faut retrouver et dont il faut comprendre les motivations, j’ai eu l’impression que les meurtres n’étaient qu’un prétexte pour dresser une galerie de personnages complètement barjos et déjantés. Malgré cela, le récit est très bien mené et on se rend compte que le moindre petit détail, que l’on croyait insignifiant et dont on ne voyait pas l’utilité à la lecture, apparait en fait être un élément important de l’enquête. Et même si la fin est un peu tirée par les cheveux et invraisemblable, j’ai vraiment passé un bon moment en compagnie de La petite fêlée aux allumettes, que je recommande. Délicieux !

    C’est le premier livre que je lis de cette auteure belge et je n’ai qu’une envie : découvrir ses autres romans !

    Découvrez aussi l’interview de Nadine Monfils !

    La petite fêlée aux allumettes – Nadine Monfils – Editions Belfond – 2012

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