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    L’éternité pour jouer – Aurélia Jane Lee

    l’éternité pour jouer,aurélia jane lee,editions luce wilquin,critique,carnet de lecture,livre,littérature,blog littéraire,littérature belge,paradis,mort,filmDes petites filles jouent dans un magnifique jardin qui semble sans limite. Qui sont-elles ? D’où viennent-elles ? Où vont-elles ? Sont-elles mortes et au paradis, comme elles le prétendent ?

    Le ton est donné dès le départ, L’éternité pour jouer ne sera pas une lecture comme une autre. Les premiers chapitres sont déroutants car ils nous présentent, en parallèle, des tranches de vie de plusieurs personnes sans pour autant nous donner les clés nous permettant de comprendre les liens qui les unissent.

    Puis, petit à petit, on commence à comprendre pourquoi ces petites filles sont réunies au même endroit. Mais, lorsque la dernière page a été tournée et le livre fermé, on se rend alors compte que l’auteure nous a habilement mené en bateau et, qu’en fait, on n’a rien compris du tout !

    L’histoire intrigue et les informations sont distillées au goutte-à-goutte, tellement lentement que cela aiguise la curiosité. On n’a qu’une envie : aller directement à la dernière page pour avoir le fin mot de l’histoire et être rasséréné. Mais je vous en conjure, ne faites surtout pas ça ! Vous perdriez tout le plaisir de la découverte…

    Après cette lecture un peu particulière, une question me taraude : les sensations ressenties seront-elles identiques à la seconde lecture de ce roman ? Pour en avoir déjà fait l’expérience, je sais qu’il est des livres qui déclenchent des émotions fortes à la première lecture (rire, pleurs, peur intense…) mais qui perdent tout leur charme à la relecture. Tout simplement parce que la chute est connue et qu’il n’y a plus de surprises. Malheureusement, j’ai l’impression que L’éternité pour jouer est de ceux-là. À confirmer… ou pas.

    On sent que l’auteure prend plaisir à nous induire en erreur et à nous mettre sur de fausses pistes… pour notre plus grand bonheur car la chute n’en est que meilleure et l’étonnement plus grand ! Un roman dans un style complètement différent des autres livres d’Aurélia Jane Lee. À découvrir absolument !

    L’éternité pour jouer – Aurélia Jane Lee – Editions Luce Wilquin – 2008 

    Du même auteur:

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    Si c'était à refaire – Marc Levy

    Cover Si c'était à refaire.jpgAndrew Stilman est journaliste au New York Times, son dernier article lui a valu la reconnaissance de ses pairs et il vient de se marier avec Valérie Ramsay, son amour d’adolescence. À priori, on pourrait donc penser qu’Andrew a tout pour être heureux. Jusqu’au jour où il se fait poignarder alors qu’il fait son jogging matinal le long de l’Hudson River. Mais, alors qu’il pensait être mort, il se retrouve propulsé deux mois plus tôt et se voit contraint de revivre les évènements déjà vécus. Avec une mission bien précise : découvrir qui a voulu le tuer avant que le meurtrier n’arrive à ses fins (une seconde fois).

    Si les premiers romans de Marc Levy étaient plutôt sentimentaux, l’auteur propose ici un récit qui se rapproche davantage du policier, avec une enquête contre la montre et beaucoup d’humour.

    Très rapidement, on est pris dans l’histoire et on se  prend au jeu des devinettes, échafaudant des  hypothèses au gré des éléments apportés. Et on a qu’une seule envie : connaitre le fin mot de l’histoire et savoir qui est le meurtrier. Chose que l’on ne découvre que dans les toutes dernières pages, laissant le suspense durer jusqu’au bout.

    Au-delà de l’enquête policière, Si c’était à refaire nous plonge dans le quotidien d’un journaliste d’investigation puisque Andrew Stilman travaille sur des dossiers sensibles : des enfants chinois enlevés à leur famille en vue d’une adoption par des américains, la torture des résistants face à la dictature de Videla en Argentine. Sur ces points-là, il faut souligner le travail de recherche effectué par Marc Levy, qui se base sur des faits historiques, tout en mélangeant réalité et fiction. Pour le lecteur, c’est aussi l’occasion de se confronter à des problématiques pas toujours connues, ce qui est intéressant.

    Malheureusement, cela ne suffit pas à en faire un bon roman. On a un peu l’impression que l’auteur n’arrive pas à choisir entre le récit policier et le roman sentimental… Alors, oui, on est pris dans l’histoire mais le fond a peu d’intérêt et à l’heure du bilan, on n’a rien à dire ou si peu. Rien ne ressort, ni les personnages (alors que certains sont plutôt originaux), ni le style (j’ai parfois eu l’impression que  l’auteur s’était laissé emporter par son récit et qu’il se perdait dans des détails inutiles).

    En bref, un moment de lecture agréable mais qui ne me laissera pas un souvenir éternel. Je n’avais plu lu cet auteur depuis longtemps et j’ai voulu lui donner une autre chance mais je pense que ce sera la dernière…

    Découvrez le premier chapitre de Si c'était à refaire.

    Si c’était à refaire – Marc Levy – Robert Laffont – 2012

    Du même auteur:

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    ROMANS DE L'ETE 2012

    A l'occasion du concours "Romans de l'été", vous avez été plus de 150 personnes à lister vos trois romans préférés!

    Découvrez vos lectures de vacances favorites (que ce soit à la plage, à la montagne ou... dans votre jardin)!

    1cover appel-de-l-ange-guillaume-musso.jpg

    Grand premier : L'appel de l'ange de Guillaume Musso






    Suivent, très proches les uns des autres: 

    2Cover Si c'était à refaire.jpg

     Si c'était à refaire de Marc Levy





    3 7 ans après.jpg

     7 ans après de Guillaume Musso





    4Cover le passager.jpgLe passager de Jean-Christophe Grangé





    Et puis, quasiment à ex aequo:

    5cover le fil rouge.jpg

    Le fil rouge de Géraldine Collet et Cécile Hudrisier





    6Cover Chambre 121.jpg

    Chambre 121 d'Igor et Boccere





    7La fille de papier.jpg

    La fille de papier de Guillaume Musso





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    Ne le dis à personne d'Harlan Coben   





    9Cover parce que je t'aime.jpg

    Parce que je t'aime de Guillaume Musso





    10Cover Hunger Games.jpgLa trilogie Hunger Games de Suzanne Collins





    11Cover le chat zen ok.JPGLe chat zen de Kwong Kuen Shan

     





    12Cove La couleur des sentiments.jpgLa couleur des sentiments de Kathryn Stockett 

     




    13Cover remède mortel.jpg

    Remède mortel d'Harlan Coben





    14Cover Orgueil-et-prejuges.jpgOrgueil et préjugés de Jane Austen





    Et vous, que lirez-vous cet été?

    Pour ma part, j'ai décidé de vider un peu ma PAL en me consacrant à tous ces livres qui alourdissent ma bibliothèque mais que je n'ai pas encore pris le temps de lire... Des heures de détente en perspective...

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    Cent mille bouches d'ombre – Patrick Dugois ♥♥♥♥

    Cover Cent mille bouches d'ombre.jpgQuel espoir reste-t-il lorsque l’on se retrouve à Auschwitz ? Est-il possible de survivre moralement face à la machinerie allemande dont le but est de nous briser ?

    Cent mille bouches d’ombre nous plonge dans le quotidien du camp de la mort avec deux histoires qui se rejoignent. Tout d’abord, le lecteur se trouve immergé dans une chambre à gaz et assiste aux derniers instants des prisonniers, témoin de leurs ultimes pensées qui se bousculent. D’un autre côté, nous assistons à la rencontre improbable de deux hommes : un jeune polonais de 15 ans et un professeur de littérature parisien. Entre eux, les discussions portent sur la poésie. Et si cela semble incongru dans ce décor de mort, c’est que cet intérêt commun leur permet de s’évader et d’oublier les cris et la faim.

    Cent mille bouches d’ombre est un roman qui ne peut laisser indifférent. Si le fond est évidemment très difficile, il est soutenu par une écriture qui le rend plus fort encore. Les phrases courtes provoquent une sensation d’étouffement, l’impression d’être dans ce camp de concentration. Le texte, d’un seul jet, ne comprend pas de chapitres et donc, n’offre aucun répit au lecteur, aucune trêve, aucune pause lui permettant de reprendre son souffle. Au cours de la lecture, les images vues à la télévision me sont revenues en mémoire et, à plusieurs reprises, j’ai dû fermer le livre pour reprendre mes esprits et mettre de la distance entre moi et ce récit lourd mais terriblement prenant.

    Les nombreux poèmes de Baudelaire qui sont cités accentuent encore un peu plus le contraste entre la douceur de la poésie et la dureté de la vie dans les camps. En fait, ce roman mêle l’espoir, incarné par ces rencontres clandestines autour de la littérature, et le désespoir, que l’on retrouve dans l’évocation de la vie quotidienne des camps.

    Cent mille bouches d’ombre, un roman qui pousse aussi à la réflexion. Si notre génération a échappé à l’horreur, il est important de se souvenir qu’elle persiste dans certaines parties du monde marquées par les génocides. Le nazisme a pris d’autres formes mais est toujours bien présent…

    Bref, un livre court (moins de 100 pages) mais d’une intensité incroyable, qui laissera sans aucun doute des traces dans ma mémoire. Une vraie « expérience lectorielle », pour reprendre les mots de l’auteur. Gros coup de cœur !

    Découvrez les premières pages de ce roman!

    Remerciement particulier à Mon petit éditeur pour cette formidable découverte.

    Cent mille bouches d’ombre – Patrick Dugois – Mon petit éditeur – 2012

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    En mode Esc – Elisabeth Mercatoris

    Cover En mode esc.jpgAvec ce recueil, Elisabeth Mercatoris nous replonge en enfance. Une poupée oubliée dans une réserve de brocanteur rêve de sortir et d’être aimée. S’engage alors une discussion avec ses voisins de cartons (motards, cavaliers…) pour imaginer ce que pourrait être le monde extérieur. Jusqu’au jour où une enfant la choisi et c’est le rêve qui se réalise...

    De façon originale, l’histoire se raconte selon deux modes de communication : la photo et le texte. Parallèlement aux courtes phrases, l’auteur met en scène les jouets dans des photographies très colorées, avec beaucoup de poésie.

    Petite déception en ce qui concerne la couverture qui évoque davantage le domaine informatique que celui de la poésie et de l’enfance.

    Lecture réalisée en partenariat avec les Editions Chloé des Lys.

    En mode Esc – Elisabeth Mercatoris – Editions Chloé des Lys – 2011